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Trailer Analysis – The Evil Within : Tango, vous me recevez ?

Ça y est, nous le savons déjà plus d’un an, Shinji Mikami a signé son grand retour sur la scène du survival-horror aux côtés du studio « Tango Gameworks ». Le papa de la série Resident Evil, un des piliers du genre, sort de l’ombre déterminé à revenir aux sources d’un genre qui perd à peu de son intérêt et qui se fait de plus en plus oublier de la grande industrie. Son nouveau projet se nomme froidement « The Evil Within ». Un titre qui en dit long sur un jeu qui se veut fédérateur du survival-horror sur les générations de consoles actuelles.

Rappelons-le, au cours de l’année précédente, deux trailers du jeu avaient été dévoilés par son éditeur « Bethesda Softworks » (The Elder Scroll, Fallout, Rage, Dishonored, …) qui eurent suscité une énorme attention autour de ce projet. Ces deux dernières bande-annonces ont pu nous apporter quelques informations, notamment en termes de gameplay et de graphismes, mais pas de quoi nourrir notre appétit –simplement notre curiosité-.

Mais voilà que l’éditeur du jeu décide d’en montrer, aujourd’hui, un peu plus sur l’intrigue du jeu et l’ambiance qui y gravite et surtout d’annoncer une date de sortie pour le jeu. Ce trailer rentre, à présent, totalement dans une démarche commerciale puisque la date de sortie et la façon dont la vidéo a été créée montre bel et bien que le jeu n’en est plus à ses balbutiements mais dans sa phase terminale. Qu’en est-il donc ?

 

Le premier gros point remarquable de ce trailer, c’est que The Evil Within ne jurera pas par les prouesses graphiques. Prévu sur toutes consoles de salon confondues, à l’exception de celles de Nintendo, le jeu de Tango Gameworks semble ne pas vouloir exploiter la puissance de chaque génération de consoles. La modélisation des personnages semble en effet excellente mais ne fait toutefois pas honneur aux consoles en fin de cycle de vie, ni aux nouvelles arrivées sur le marché depuis bientôt cinq mois. La finition des textures et certains autres détails pâtiront forcément des faiblesses graphiques du jeu, et c’est bien dommage pour un jeu aussi ambitieux.
Néanmoins, ce dernier trailer nous prouve bien que, malgré les défauts d’ordre graphique présentés ci-dessus, le jeu semble déjà jouir d’une mise en scène tout bonnement excellente accompagnée par des personnages uniques ou tirant clairement leur inspiration de la série Resident Evil (le boucher du précédent trailer qui ressemble au tronçonneur de Resident Evil 4). On peut y apercevoir , une nouvelle fois, le principal protagoniste : « Sebastian » ; et exclusivement un individu scarifié et totalement pipé qui pourrait s’apparenter à l’antagoniste principal de l’histoire, en plus de ses faux airs d’Albert Wesker. Une histoire qui a l’air plutôt bien rythmée, pleine de rebondissements et prête à plonger dans l’horreur absolue.

On peut d’ailleurs remarquer de nombreux clins d’œil sont empruntés à la série Resident Evil et d’autres licences dès les première minutes de la bande-annonce comme le zombie qui retourne sa tête (scène culte du premier Resident Evil), le camion en flamme (scène culte d’intro de Resident Evil 2), le médecin qui opère un « zombie » (scène inspirée de Siren New Translation avec le docteur Saigo Saiga dans l’hopital) et la scène du bûcher humain culte de Resident Evil 4, son dernier enfant. Shinji Mikami semble encore bien attaché à son bébé historique et le fait bien remarquer grâce à de nombreux détails dont la direction artistique et l’ambiance.

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Dans la vidéo, on voit Sebastian s’aventurer dans plusieurs endroits différents. A un moment donné, celui-ci pénètre un manoir très mystérieux en pleine nuit orageuse qui n’est pas sans rappeler une nouvelle fois Resident Evil, premier du nom. Le jeu semble alterner entre lieux très sombres, froids et oppressants agrémentés parfois de quelques filets de brouillard, et d’autres un peu plus lumineux mais qui restent encore mystérieux. En visualisant certains passages de la vidéo, on peut clairement penser que le studio « Tango Gameworks » s’est inspiré des grands classiques du genre tels que Forbidden Siren, Resident Evil, Silent Hill et Alone in the Dark pour construire une atmosphère bien particulière ainsi que de la diversité tant pour le « bestiaire » (humains retournés qui marchent à quatre pattes tirés de Siren par exemple) que pour certains endroits, scènes de jeu, ou encore l’intrigue. Les titres précédemment nommés sont des piliers du genre et restent aujourd’hui encore des œuvres cultes, et cela montre encore que les développeurs de The Evil Within tiennent à faire de ce jeu un futur classique qui pourra redorer le blason du genre. Et ce, sous la tutelle de Shinji Mikami qui, par expérience, connaît très bien l’horloge de l’horreur et ses engrenages.

Nous approchons peu à peu de la date de sortie de The Evil Within et la hâte ne fait que grandir devant ce trailer montrant les ambitions du jeu et certains aspects que nous pourrons goûter, voire déguster bien tranquillement (pas si tranquillement en fait) avec le jeu complet. Au final, The Evil Within fait partie de ces jeux qui préfère délaisser le graphisme au profit de la qualité de jeu.
Effectivement, ce ne sera indéniablement pas à la hauteur des spectacles graphiques que sont les derniers jeux sortis sur la nouvelle génération de consoles, au même titre que Dark Souls (mais là, c’est un peu plus beau) mais le plaisir de jouer à un vrai survival-horror sera bel et bien présent. Ce titre édité par Bethesda s’annonce définitivement horrifique de par son ambiance, son atmosphère et son bestiaire, rythmée et bouleversant grâce à sa mise en scène, ses mécaniques de jeu et son scénario, mais aussi nostalgique en faisant référence aux grands classiques et en revenant aux sources de ce genre qui s’est un peu perdu dans la masse depuis quelques années.

En espérant que notre optimisme sera honoré par ce jeu, nous nous donnons rendez-vous le 29 août prochain, à mon retour du japon, pour sa sortie officielle avec une critique. Et n’hésitez pas à pré-commander le jeu ici car n’oubliez pas qu’acheter un jeu en particulier est un message destiné à remercier les développeurs et à montrer que nous voulons des jeux comme ceux-ci face à des productions annuelles pompées l’une sur l’autre (cela ne s’applique pas qu’à ce jeu en particulier mais à tous les autres).



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