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Trailer Analysis – The Evil Within, le retour en force du Survival-horror

On entend beaucoup dire, depuis quelques années, que le genre du survival horror, c’est fini. Les joueurs sont las de voir l’action prendre le dessus dans des séries qui se voulaient à la base totalement horrifiques. Mais Shinji Mikami, créateur de la célèbre série Resident Evil, entre autres, semble bien déterminé pour changer la donne avec son prochain jeu : The Evil Within, ou Psychobreak au Japon. Un titre qui semble, d’après ce que nous avons pu voir dans les quelques bande annonces présentées lors du TGS et de l’E3 2013, revenir aux bases d’un style pour le moins vacillant.

Quelques mots tout d’abord sur Shinji Mikami. Il est considéré comme le père du Survival-horror grâce à la série des Resident Evil, mais il a bien entendu créé d’autres titres phares comme Devil May Cry chez Capcom ou encore Vanquish chez Platinum Games. Malgré le fait qu’il souhaite, avec The Evil Within, rendre sa gloire d’antan au Survival-horror, il ne faut pas oublié qu’il a donné une impulsion à la présence d’action pure et dure dans les jeux d’horreur avec son titre Resident Evil 4 qui fut un véritable tournant dans la série, engendrant le cinquième et le sixième opus, beaucoup plus axés sur l’action. Shinji Mikami n’a d’ailleurs travaillé sur aucun de ces deux épisodes. En voulant redonner de la valeur au style qu’il a lui même en partie créé, on sent qu’il veut écouter les joueurs et accéder à leurs souhaits de retrouver des jeux qui font réellement peur.

Car oui, d’après ce que nous avons pu voir dans la longue bande annonce de gameplay, The Evil Within apportera de grands moments d’horreur. Première chose que nous pouvons noter, le jeu est extrêmement sombre et l’ambiance glauque au possible, ce qui ne sera pas sans rappeler l’atmosphère régnante dans la série des Silent Hill.

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Tout est soigné de telle façon que l’immersion est totale dès les premières minutes qui furent présentées. La bande son ajoute beaucoup à l’ambiance générale. Alors que le personnage principal, Sebastian, est pendu par les pieds dans une salle crasseuse, entouré de cadavres dans la même position et en proie à une sorte de bourreau masqué, nous pouvons entendre les mouches virevolter dans cette pièce macabre, suivi de l’affreux son d’un homme se faisant découper et de ses derniers cris de douleurs. Tout ceci accompagné du cliquetis que provoquent les gouttes sang s’écrasant contre le sol et d’un air de Jean Sébastien Bach émanant de l’endroit où se trouve le monstre. Charmant n’est-ce pas ?

Autre élément d’une importance capitale pour un titre voulant redorer le blason d’un genre tout entier : le personnage que le joueur contrôle est réellement en danger. En effet, Sebastian, après être tombé en se détachant du piège sordide qui le tenait à quelques centimètres du sol, se met à boiter, ce qui le rend lent et beaucoup plus fragile. Aussi doit-il s’enfuir de la salle sans alerter la créature. Shinji Mikami et les développeurs de chez Tango Gameworks Studio ne se moquent pas des joueurs réclamant du pur Survival-Horror, car dans ce style, l’important est de sentir que le protagoniste du jeu est en danger, ce qui implique un sentiment de survie, sentiment renforcé par le fait que Sebastian soit désarmé dans la première partie de la bande annonce. Nous nous retrouvons donc avec un humain, impuissant, qui est obligé de fuir face à un danger qui le dépasse. Nous avons la chance, pour une fois, de ne pas nous retrouver à contrôler un soldat surarmé aux muscles sur-développés qui pourrait tout détruire sur son passage. Non, ici, comme nous pouvons le voir dans la partie « prologue » du trailer, le héros s’en prend plein la face, et c’est tant mieux, voilà encore une fois un point qui amplifie l’immersion.

zyekjsbdnfkuabsndtgibal (4)Dans la deuxième partie de la bande annonce, nous avons pu en voir un peu plus au niveau du gameplay. La caméra est placée derrière le personnage et est plutôt proche, à la manière d’un Resident evil 4, et la vie est affichée sous la forme d’une ligne rouge et blanche, le blanc représentant la vie de Sebastian et le rouge les dégâts qu’il a subi. Bien qu’elle se place en bas de l’écran et qu’elle soit très fine, cette barre entache quelque peu l’immersion, en plus d’être assez contestable esthétiquement parlant. Elle semble malgré tout être pratique mais il est dommage que ce système pour voir la vie qu’il nous reste ne soit pas plus original comme il l’est dans nombreux autres jeux comme Dead Space où cette barre est intégrée de manière subtil sur la combinaison du personnage. Nous pouvons aussi noter que la maniabilité paraît un tant soit peu rigide, Sebastian est lent et a parfois un peu de mal à tourner, mais est-ce réellement un défaut ? Cette question aurait concerné un autre style de jeu, j’aurais répondu oui sans hésitation, mais dans un survival-horror, pas forcément. Le fait que ce ne soit pas fluide renforce l’impression de danger et rappelle les anciens jeux phares du genre, ce qui n’est pas pour déplaire.
Cette deuxième partie nous montre aussi le système de combat, qui est en tous points comparable à celui de Resident Evil 4. Les dégâts sont localisés, si vous tirez dans la jambe d’un ennemi, il tombe , si vous tirez dans la tête, vous ferez plus de dégâts. De plus, nous pouvons voir que Sebastian n’a pas énormément de munitions, ce qui est un bon point pour renforcer l’impuissance de ce dernier et le danger qui le menace.

Vous l’aurez compris, The Evil Within est très prometteur et nous sommes face à un véritable Survival-horror. Mais, d’après ce que nous avons pu voir, il y a tout de même quelques défauts non négligeables. Tout d’abord, les expressions faciales ne sont pas assez bien faites. On a l’impression que Sebastian est juste un peu embêté par la situation, mais sinon, rien. Nous pouvons quand même espérer que ce défaut sera remanié avant la sortie du jeu en 2014. Un autre défaut est qu’il y a une réelle impressionde déjà vu.

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En effet, dans la première partie de la bande annonce le personnage principal se fait attaquer par une créature tenant une tronçonneuse, ce qui rappelle les montres masqués de Resident Evil 4. Dans la deuxième partie, le personnage est bloqué dans une sorte de cabane assaillie par de nombreux ennemis. Il y a la même scène dans Resident Evil 4. Ce constat est inquiétant quant au reste du jeu, nous ne pouvons qu’espérer à nouveau que les ressemblances avec l’autre titre phare de Shinji Mikami n’iront pas trop loin, car en douze minutes de gameplay, ça fait déjà beaucoup. Nous pouvons aussi évoquer les graphismes qui, pour un jeu next gen, ne sont pas grandioses, mais ce défaut semble être rattrapé par la direction artistique du jeu et par l’atmosphère qui s’en dégage.

Pour conclure, malgré quelques défauts et dans la limite de ce que nous avons vu, le jeu semble avoir les cartes en main pour redorer le blason du genre du Survival-horror et avec un homme comme Shinji Mikami aux commandes, on ne peut qu’être enthousiaste à l’attente de la sortie du titre qui sortira en 2014, développé par Tango Gameworks et édité par Bethesda, sur Xbox 360, PS3, Xbox One et PS4 .