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KINGDOM HEARTS HD 1.5 REMIX – Le maître de la clé sauvera les mondes  

Kingdom Hearts est une série qui me tient particulièrement à cœur, je suis donc heureux de faire mon premier article sur ce jeu. Sortie en septembre 2013 exclusivement sur PlayStation 3, Kingdom  Hearts 1.5 HD ReMix est une série d’A-RPG qui mélange les univers de Final Fantasy et Disney. Kingdom Hearts HD 1.5 Remix est une compilation remastérisée des trois premiers jeux de la série, enfin deux jeux et demi puisque l’épisode NDS n’est pas jouable. Ce qu’il faut savoir sur ce jeu, pour nous français, c’est que ce n’est pas seulement une remasterisation. En effet, c’est également la possibilité de jouer à la version Final Mix du premier opus et une version entièrement refaite graphiquement de Kingdom Hearts Chain of Memories (sortie seulement sur GBA). Les deux opus étaient encore à ce jour exclusif au Japon.

Une remastérisation des plus magnifiques…

« C’est bien beau de faire une compilation HD mais qu’est-ce que ça m’apporte de plus que mes anciens jeux ? »

Premièrement, parlons des nouveautés présentes dans Kingdom Hearts : Final Mix. Parmi celles-ci, on relève un nouveau mode de difficulté expert, la compétence Zéro XP qui permettra, comme son nom l’indique, de ne gagner aucune expérience (pour les joueurs un peu sportifs c’est vraiment génial) ainsi que la possibilité de passer les cinématiques depuis le menu pause. Par la même occasion, on peut signaler aussi l’ajout de trophées qui rendront heureux les chasseurs de platines (il y a pas mal de trophées en bronze pour vaincre des ennemis tels que Séphiroth et même l’Inconnu ce qui fait un peu mal). Mais aussi, de toutes nouvelles cutscenes qui nous en apprennent un peu plus sur ce qui est arrivé à Riku après son départ de l’île, la fin secrète « Deep Dive » qui est rallongée ou encore le combat entre Cloud et Séphiroth, et bien d’autres.

Du côté de l’équipement, de nouvelles armes ont été intégrées. Nous avons donc la possibilité d’obtenir de nouvelles Keyblades que sont la » One Winged Angel (Monoptéryx en français) » et la « Diamond Dust (Gemme de Glace en français) » obtenues en battant les Boss Séphiroth et le titan de glace, de nouveaux Sceptres comme « Frappe Météore «  et «  Fantasista « ainsi que de nouveaux boucliers nommés « l’Ecu Vaillant » et «  Sept Eléments « .

 

Mais ce n’est pas tout car parmi toutes ces nouveautés, de nouvelles compétences ont aussi  été ajoutées (Dôme d’impact, Rapprocheur, Zantetsuken et Pétale garde, ect..), de nouveaux Sans-Cœurs sont de la partie (les Crypto-Ombres découverts dans la Fin secrète, Agaric Rose, ect..) et  pour finir, un nouveau Boss nommé «  Inconnu « (je vous laisse la surprise de ce boss plutôt badass «  voir image ci-dessous «). Même si cela reste plutôt minime en soit, ces quelques ajouts permettent de rebooster le jeu et d’apporter de l’intérêt à cette remastérisation. Seul bémol pour les fans, et bien malgré les menus et sous-titres en français, les voix, elles, sont en anglais.

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Mon cœur restera auprès de mes amis. Il ne mourra jamais !

Le character design de Kingdom Hearts a été produit par Tetsuya Nomura (directeur de la série Kingdom Hearts chez Square Enix et surtout connu pour être le chara-designer des personnages de Final Fantasy) et son équipe, ceci annonce donc la couleur pour nos héros. La modélisation des mondes Disney reste énormément fidèle à leurs films respectifs, tout comme leurs personnages, très bien modélisés en 3D. On peut dire de Kingdom Hearts : Final Mix qu’il a le mérite d’une réelle refonte HD contrairement à beaucoup d’autres compilations HD. Une qualité haute définition est effectivement à l’ordre du jour et nous passons donc enfin à une résolution en 16:9. S’ajoute à cela une remise à niveau des textures devenues bien plus nettes et un lifting des personnages au poil (avis aux fans, vous pourrez voir une grande différence au niveau des yeux des protagonistes qui n’ont plus l’effet «  vitreux « d’autrefois). Les décors et les éléments du jeu ont également été retravaillés. Les couleurs sont plus vives et plus propres, un vrai régal pour les yeux. Le titre a été littéralement refaçonné de fond en comble et ça se voit. Pour un jeu sorti en 2002, on ne peut nier qu’il a très bien vieilli.

Parlons maintenant de l’OST, produit à l’époque par les compositrices Yoko Shimomura et Kaoru Wada qui s’occupait d’arranger les chansons d’Utada Hikaru dans une version orchestrale, les musiques de Kingdom Hearts ont un réel pouvoir à mes yeux. Je dirai qu’elles sont envoûtantes, prenantes et voire même émouvantes. Par ailleurs, chacun des mondes de Disney a ses propres thèmes musicaux respectifs en zone neutre et en combat, tous tirés de leurs films (on retrouve donc des titres comme « This is Halloween «  pour le monde de Jack Skellington ou «  Sous l’océan «  pour La Petite Sirène). Mais ce n’est pas tout car chaque musique convient parfaitement à la situation, que ce soit de la joie, de la tristesse, de la panique ou de l’engouement tout a été calculé pour être parfait (honnêtement je ne suis pas le genre de personnes qui va être chamboulé par une musique mais ce jeu m’a vraiment donné des frissons). En bonus pour cette compilation, notre chère compositrice a réussi à réarranger tout l’OST, déjà superbe, qui procure à nouveau l’envie de l’écouter.

Côté gameplay, on notera qu’un ajout a été fait sur la caméra. Avant, nous pouvions tourner la caméra grâce aux boutons L2 et R2, désormais elle est contrôlée par le joystick droit, ce qui est bien plus pratique mais tout de même assez capricieux par moments. Autre surprise, la touche Triangle de Kingdom Hearts II fait son apparition. Non, ne vous attendez pas à des QTEs mais à la place, fini de voyager dans le menu pour ouvrir un coffre (il faut avouer que c’était vraiment chiant d’ouvrir un coffre) ou choisir une compétence, tout ça est réglé grâce à cet ajout.

« Si nos compétence n’apparaisse plus dans le menu, qu’est-ce qu’il peut y avoir à la place ? »

Eh bien à la place, les invocations disparaissent de l’onglet Magie rendant la maniabilité bien plus évidente. Par la même occasion, les vaisseaux Gummi sont encore bel et bien présents (malheureusement) mais maintenant accompagnés de missions à remplir par nombre de 3 par monde (vous allez passer de longs, de TRES longs moments). Personnellement, je n’aime pas les voyages en vaisseau. Ce n’est pas maniable, c’est dur (si quelqu’un passe la mission 3 de Hollow Bastion je veux voir une vidéo je vous en supplie !), c’est un vrai calvaire…

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Kingdom hearts re : chain of memories : une mémoire un peu joueuse…

Kingdom Hearts Re : Chain of Memories se situe entre les épisodes 1 et 2 de la série. Il était à l’origine en 2D (GBA oblige), c’est donc avec un très grand plaisir que le passage en 3D se fait pour l’adaptation sur PS2. Cet opus est très important pour comprendre les événements qui se déroulent dans Kingdom Hearts II, on y comprend entre autres comment Sora et ses amis, Donald et Dingo, se retrouvent endormis plus d’un an dans des capsules.

Kingdom Hearts Re : Chain of Memories était originalement sorti avec Kingdom Hearts : Final Mix + sur PS2 au Japon mais arrive pour la toute première fois chez nous dans cette compilation, c’est pourquoi il est important de vous faire part des améliorations graphiques apportées au titre. Parmi elles, la plus grosse nouveauté réside dans la 3D, même si le système reste sensiblement le même, la 3D change vraiment la donne. En plus de cela, de nouvelles cartes sont disponibles, la plupart sont des cartes Attaques (Éclat dissident, Éclipse totale, Hurlement de minuit et Deux pour un), le reste étant les cartes Malus de l’Organisation XIII au complet. Toutes celles-ci seront déblocables après avoir regardé l’ensemble des vidéos de Kingdom Hearts 358/2 Days.

L’histoire nous entraine donc peu de temps après les évènements du premier opus, on y retrouve nos héros à la recherche de Riku et du Roi Mickey. Sur son chemin, Sora se retrouve nez à nez avec un individu encapuchonné qui l’invite à le suivre. Plus loin, Donald, Dingo et lui arrivent devant un manoir, le Manoir Oblivion. Ils décident d’explorer ce manoir en quête de retrouver Riku et Mickey mais dans celui-ci, gagner c’est perdre et perdre c’est gagner. Effectivement, plus ils avanceront dans le manoir et plus nos héros auront leur mémoire chamboulée. C’est donc dans ce manoir que nous découvrirons les membres de l’Organisation XIII disparus du second volet.

L’image ci dessous vous permettra de vous faire une idée du travail apporté à l’œuvre originale.

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Kingdom Hearts Re : Chain of Memories est un opus très particulier de la série qui se joue avec des cartes. En effet, plutôt que d’avoir notre bon vieux menu Attaque, Magies, Objets, Invocations, nous avons maintenant un menu déroulant rempli de cartes du même type que le menu précédemment cité auquel s’ajoutent des cartes dîtes « Malus » qui sont (contrairement à leurs noms) des bonus obtenues en abattant des Sans-Cœurs et les Boss. Pour pouvoir combattre, nous devrons donc construire des decks de cartes suffisamment travaillés pour espérer réussir à s’en sortir contre les ennemis les plus coriaces. On peut facilement entendre par là que Re : Chain of Memories est un vrai jeu de stratégie. Le gameplay est assez dynamique mais demeure néanmoins vraiment redondant. Tous les combats contre les Sans-Cœurs se ressemblent et cela devient rapidement lourd mais contrairement aux Sans-Cœurs, chacun des Boss a sa façon de combattre et c’est un régal manette en mains. Concernant les mondes, chacun d’entre eux sont sectionnés par blocs accessibles par l’utilisation de cartes lieux, elles même disposées en plusieurs catégories :

– Les Rouges correspondent aux zones de combats, plus ou moins remplis de Sans-Cœurs selon la carte choisie.

– Les Vertes correspondent aux zones de combats, les Sans-Cœurs seront relativement faibles ou fort de la même façon selon la carte choisie.

– Les Bleues, elles, sont des zones de sécurités, on peut par exemple y sauvegarder notre avancement ou encore aller au marché des Mogs.

– Les Dorées servent par contre à accéder aux évènements liés à l’histoire.

Je vous souhaite particulièrement du courage pour toujours avoir les cartes utiles à l’ouverture des portes.

« Merci, tes encouragements nous touchent vraiment ! «

Le petit plus génialissime de ce jeu, c’estsa rejouabilité. Vous pourrez toujours continuer en jouant Riku qui a sa propre histoire dans le Manoir Oblivion. Ici pas de modification du deck, les cartes changent selon les mondes visités et peuvent être augmentées en montant de niveau. Toutefois, Riku a la possibilité de se transformer en utilisant le pouvoir des ténèbres changeant de nouveau la façon d’aborder les combats (c’est vraiment jouissif de jouer avec Riku).

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Dans Kingdom Hearts 358/2 Days, nous suivons l’histoire de Roxas, Xion et Axel. Seul épisode non jouable de la compilation, c’est dans une version « film « de 2 heures 53 que le jeu originalement sortie sur NDS en 2009 nous est montré. Toutes les cinématiques ont été réalisées et doublées spécialement pour cet épisode, elles ont d’ailleurs été réalisées pour là plupart à partir des dialogues du jeu original.

L’histoire se situe cette fois entre la fin des épisodes 1 et 2, et parallèlement à Chain of Memories. On retrouve Roxas à sa « naissance », découvert et enrôlé par Xemnas dans L’Organisation XIII en tant que 13ème membre. Alors qu’il n’est qu’une coquille vide pendant ses premiers jours, il apprend à vivre une vie en étant envoyé en missions pour récolter des cœurs dans les mondes en duo avec Axel. Peu à peu, Roxas et lui deviennent amis malgré le fait qu’étant des Similis, ils n’ont pas de cœur. Un jour, une nouvelle membre du nom de « Xion » se joint à eux et elle a la particularité de pouvoir manier une Keyblable tout comme Roxas, envoyés en missions ensemble, tous les trois  deviennent très vite les meilleurs amis. Mais tout n’est pas rose et nos amis vont avoir des problèmes avec un homme usurpant leur identité.

Kingdom Hearts 358/2 Days est un opus fort en émotions, loin d’être de la même catégorie que ses prédécesseurs, c’est un épisode plutôt sombre et triste qui m’a profondément ému et que je conseille de regarder avec attention.

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CONCRÈTEMENT, QU’EST-CE QUE CA VAUT ?

96

Magnifique

Vous l’aurez probablement compris, Kingdom Hearts HD Remix 1.5 est une excellente compilation que je conseille personnellement à tout le monde. Grands comme petits et jeunes comme vieux, vous risquez de lâcher des petites larmichettes (même vous, les plus coriaces). Cependant, les puristes de la série avoueront que les voix anglaises sont beaucoup trop dur à accepter et passeront leur chemin. Malgré tout, le titre reste clairement magnifique. La durée de vie s’étend sur un bon total de 50 heures de jeu en jouant normalement, tandis que les chasseurs de trophées pourront atteindre facilement les 200 heures. Au final, quelques défauts sont notables par-ci, par-là mais ne changent en rien le fait que ce soit la meilleure compilation HD sortie à ce jour.

Final Fantasy X HD Remaster – La réaventure vers Zanarkand

Ce jeu a été testé à partir d’une version japonaise sortie le 26 décembre 2013.

A en écouter les vieux fans, Final Fantasy X est le dernier bon épisode de la série. C’est, d’ailleurs, celui qui a marqué la fin de l’ère Square Soft, ayant fusionné avec son principal concurrent : Enix, studio qui développait la série Dragon Quest à l’époque. Le dernier épisode portant l’étendard « Square Soft » est donc premièrement sorti dans son pays d’origine, le Japon, en 2001, puis en Europe au deuxième trimestre de 2002.
Un peu plus de dix années plus tard, Square Enix décide de redonner une nouvelle jeunesse à ce dixième épisode. C’est, en effet, lors du Tokyo Game Show 2011 que la firme japonaise annonce que l’épisode sous le chiffre romain « X » aura droit à un passage vers la haute-définition sur les consoles Sony, à savoir PlayStation 3 et Vita.
Et c’est en décembre 2013 que le projet de SQEX rejoint les établissements de ventes en jeux vidéo au pays du soleil levant. De ce fait, moi, Kefka, ai pu obtenir cette fameuse, et tant attendue, remasterisation du jeu, dignement nommée :  « Final Fantasy X HD Remaster ».

T’as d’beaux yeux, tu sais ?

La particularité de cette version HD Remaster tient avant-tout de la partie graphique. C’est la raison pour laquelle, je décide d’aborder ce sujet en toute premièreté (oui, ça ne veut rien dire). Square Enix avait beaucoup insisté sur le fait que le travail opéré sur ce portage HD fut particulièrement long. Il leur en a pris deux ans pour pouvoir obtenir le rendu désiré pour cette compilation « X & X-2 HD Remaster ». Soit, mais est-ce la seule raison ? Peut-être pas, en effet. Square Enix l’a avoué récemment : le projet n’a pas été développé par la compagnie japonaise, mais il fut attribué au studio chinois, Virtuos. Cela expliquerait ceci et cela. Mais fermons cette petite parenthèse relevant de l’anecdote, ou de l’information -à vous de voir-.

Une remastérisation de qualité magré ses défauts…

Concrètement, Final Fantasy X HD Remaster est beau. Le jeu jouit d’un lissage haute-définition bien foutu, voire très bien foutu, qui se remarque tout au long du jeu. Le rendu est, effectivement, soigné, plus lisse et clairement plus net. Un travail honorable de ce côté-là qui n’équivaut sûrement pas celui dédié à la remodélisation graphique et physionomique des protagonistes, mais aussi des antagonistes, du soft. Certains détails, qui passaient inaperçus autrefois, ont été mis en évidence, certains visages ont perdu en matière graisseuse et parfois, certaines coiffures ont été revues –celle de Tidus à priori-. Les yeux du blondinet et Yuna ont gagné en vivacité grâce à des couleurs plus claires, contrastés et des détails plus nets qui se distinguent bien mieux. D’ailleurs, le rendu général se rapproche bien plus de Kingdom Hearts qu’auparavant tout en gardant cette maturité, dans la patte graphique, propre à la série Final Fantasy. Toutefois, le jeu n’est pas exempt de défauts qui viennent ternir le rendu global et nous laisse un peu sur notre faim.

Des visages de PNJ toujours aussi plats…

Bien souvent, le jeu souffre d’inégalités d’ordre graphique qui cassent un peu l’ambiance haute-définition présente, et bien malgré le lissage effectué. La transition post-cinématique se fait toujours aussi fortement ressentir, les visages façon bouillie de pixels plats de certains personnages secondaires restent encore présents (assez drôle d’ailleurs) et se confondent avec les visages nouvellement modélisés, et pour finir les décors n’ont pas changé pour un poil, si ce n’est en gain de couleurs et contraste. Dernier point, et cela tient de mon avis personnel, les visage remodélisés de Tidus et Yuna ont clairement perdu en humanité dans leurs expressions faciales (assez robotiques pour le coup), ce qui est véritablement dommage tant le travail de modélisation et de netteté est réussi.

Outre ces défauts, Final Fantasy X HD Remaster jouit de cinématiques qui n’ont rien perdu de leur beauté, et qui conservent leur magie, au même titre que les décors malgré le manque de travail accordé à ce niveau-là. Ce qui nous laisse face à un portage HD graphiquement en demi-teinte mais si l’on fait abstraction de ces légers détails qui brisent l’immersion, la refonte graphique proposée pour cet épisode réédité demeure tout à fait honorable, voire d’une certaine excellence comparé à des titres HD qui n’apportent pas vraiment grand-chose (ZOE, DmC, Dragon Ball Z Budokai, …).

Brasier X, à ton tour. Overdrive !

Si le jeu a fait l’objet de nombreuses améliorations graphiques, pas grand-chose n’a été fait en ce qui concerne le gameplay. C’est donc avec une once de nostalgie fortement ancrée dans mon esprit que je vais revenir sur ce aspect si important du jeu qui peut parfois être délégué au premier plan, au détriment du spectacle graphique. Mais ce genre de tendance se fait de plus en plus rare.

Le sphérier expert est clairement le plus complet…

La particularité de Final Fantasy X, c’est bel et bien son système d’évolution des personnages appelé sphérier. Se déclinant en deux types bien distincts : d’un côté se positionne le sphérier standard, et de l’autre, le sphérier expert. Chacun des deux propose une vision, une stratégie et un degré de difficulté différents. Bien évidemment, le choix entre l’un de ces sphérier n’influe en rien sur la puissance des ennemis si ce n’est que l’évolution des personnages ne sera clairement pas la même. De ce fait, il est fortement recommander de veiller à bien entraîner ses personnages dans chaque zone visitée car Final Fantasy X propose un gameplay linéaire qui n’offrira de liberté qu’à la fin du jeu. Une linéarité qui peut en énerver certains mais qui pioche sa cohérence et ses arguments dans son scénario.

Globalement, rien n’a réellement changé par rapport à la version originale. Le combat au tour par tour , la possibilité de switcher en les personnages, les overdrives se déroulent toujours de la même manière qu’autrefois. Seule une option a vu le jour mais ne casse pas trop pattes à un canard. Celle permet, effectivement, de pouvoir récupérer en points de vie et magie depuis le jeu sans passer par le menu. Pourtant, le gameplay de Final Fantasy, malgré ses onze ans, conserve toujours son efficacité, ainsi il reste encore excellent, jeune et complet.

Une véritable épopée musicale au cœur de Spira
Des cinématiques d’une rare beauté et fortes…

To Zanarkand, Someday the dream will end, Suteki da ne et bien d’autres. Autant de musiques qui accompagnent ce jeu pour une véritable épopée musicale au cœur de Spira. La bande-son de Final Fantasy X vous fera frissonner, pleurer et aimer. Nobuo Uematsu, compositeur des musiques et sons du jeu, a travaillé d’arrache-pied pour embraser l’expérience Final Fantasy X. A défaut d’être une épopée musicale, c’est aussi un voyage au cœur des sens et des émotions dans lequel son travail nous transporte. Il est donc compréhensible que certains aient pu rester dubitatifs quand ils entendirent la nouvelle dévoilant une remastérisation de la bande originale. Le travail d’arrangement musical est, en effet, d’excellente facture et peut laisser certaines craintes s’envoler. Les sons paraissent plus clairs, bien plus audibles et donne, parfois, une nouvelle dimension à certains sons sans les dénaturer pour autant. Tout reste fidèlement dans la même lignée que la version originale. Après tout, ce n’est qu’un réarrangement. Et quel plaisir d’entendre une nouvelle fois tinter ces merveilleux sons et les laisser résonner jusqu’au fond de notre boite crânienne.

Un long et éprouvant pèlerinage mais aussi…
HA-HA-HA HA-HA !

Une critique de la religion. L’histoire de Final Fantasy X repose essentiellement sur les notions de vie et de mort sur fond religieux. Spira est, en effet, contrôlée par les hautes-instances religieuses et souffre implicitement de ses préceptes. La population qui y réside est complètement aveuglée face à ses devoirs religieux et cette sphère malsaine qui ne tient qu’à conserver son pouvoir, éviter les révoltes et manigancer dans l’ombre. Le mal est-il donc réellement représenté par Sin ? Peut-être pas finalement. Sin n’est qu’un prétexte, en plus d’être une malédiction. Il permet simplement aux Yevonistes de plonger les habitants de Spira dans une terrible torpeur en manipulant leurs peurs et leur espoir de paix. L’archétype de cette naïveté infantile et de cet espoir sincère n’est autre que l’Invokeur. Yuna est un personnage terriblement attachant car elle représente cet archétype manipulé par la secte Yevoniste, mais aussi l’espoir de tout un monde. Le fait qu’elle ne soit vue que comme un objet sacrificatoire rend le personnage d’une fragilité attachante, mais à la fois fort grâce à sa grande maturité, sa dévotion et l’acceptation de son destin. Quant à Tidus, il diffère drastiquement de ce qu’est Yuna. Téméraire, immature et sans cesse enfermer dans une bulle de confusion, il est clairement l’opposé de cette dernière. Mais les deux personnages vont finalement grandir psychologiquement et fatalement s’accorder pour former ce puissant amour qui les lie depuis leur première rencontre.

Petit rappel : Final Fantasy X nous plonge au cœur du périple de Tidus, star de Blitzball des Zanarkand Abes, emporté sur Spira suite à la dévastation de sa ville natale, Zanarkand, par Sin. Débarquant mille ans plus tard sur Spira, il y rencontre Wakka et les habitants du village de Besaid dont Kimahri, Lulu et Yuna. Avec eux, il s’engagera dans un long et rigoureux pèlerinage, en quête de l’ultime chimère, durant lequel il apprendra à connaître et construire son histoire, mais aussi accepter la fatalité de son destin.

Seymour, le vrai méchant de l’histoire…

Introduisant des protagonistes et antagonistes charismatiques, une histoire profonde, critique et émotionnellement forte, Final Fantasy X dispose d’un des meilleurs scénarios de la série. Le jeu nous fait vivre un long pèlerinage jalonné de rires et jonché d’obstacles qui baigne dans une ambiance asiatique prononcée: celui de Yuna, qui s’étendra sur des centaines d’heures pour les joueurs téméraires et désireux de finir le jeu complètement . De plus, des bonus audio et vidéo inédits apportent de nouvelles informations sur l’histoire comprenant les épisodes X et X-2, et laissent présager que l’épisode X-3 est bien sur le feu. Gageons toutefois qu’il soit à la hauteur !

92

Magique

CONCRÈTEMENT, QU’EST-CE QUE CA VAUT ?

« Listen to my story. This… may be our last chance ». En somme, Final Fantasy X HD Remaster est un portage haute-définition excellent qui ne s’arrête pas au simple lissage. La refonte graphique est honorable, le réarrangement musical est quasiment parfait, et quelques bonus audio/vidéo ont été ajoutés. Toutefois, il n’est pas exempt de défauts. Quelques petits détails auraient mérité d’être travaillés avec plus de soin afin de combler les inégalités constamment présentes dans le jeu. Malgré ça, le jeu n’a pas perdu de son intérêt et encore moins de sa magie. Un intérêt qui ne trouve pas totalement sa force dans la refonte graphique, mais plutôt dans la richesse de l’épisode, du contenu, du gameplay et de l’histoire proposés. Les anciens joueurs prendront énormément de plaisir à revivre l’aventure, tandis que les néophytes y trouveront pleinement leur bonheur dans cet univers pittoresque.

Les screenshots présents dans cet article ont été réalisés par le chroniqueur, soit Kefka – A Blog to the Past © 2014