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KINGDOM HEARTS HD 1.5 REMIX – Le maître de la clé sauvera les mondes  

Kingdom Hearts est une série qui me tient particulièrement à cœur, je suis donc heureux de faire mon premier article sur ce jeu. Sortie en septembre 2013 exclusivement sur PlayStation 3, Kingdom  Hearts 1.5 HD ReMix est une série d’A-RPG qui mélange les univers de Final Fantasy et Disney. Kingdom Hearts HD 1.5 Remix est une compilation remastérisée des trois premiers jeux de la série, enfin deux jeux et demi puisque l’épisode NDS n’est pas jouable. Ce qu’il faut savoir sur ce jeu, pour nous français, c’est que ce n’est pas seulement une remasterisation. En effet, c’est également la possibilité de jouer à la version Final Mix du premier opus et une version entièrement refaite graphiquement de Kingdom Hearts Chain of Memories (sortie seulement sur GBA). Les deux opus étaient encore à ce jour exclusif au Japon.

Une remastérisation des plus magnifiques…

« C’est bien beau de faire une compilation HD mais qu’est-ce que ça m’apporte de plus que mes anciens jeux ? »

Premièrement, parlons des nouveautés présentes dans Kingdom Hearts : Final Mix. Parmi celles-ci, on relève un nouveau mode de difficulté expert, la compétence Zéro XP qui permettra, comme son nom l’indique, de ne gagner aucune expérience (pour les joueurs un peu sportifs c’est vraiment génial) ainsi que la possibilité de passer les cinématiques depuis le menu pause. Par la même occasion, on peut signaler aussi l’ajout de trophées qui rendront heureux les chasseurs de platines (il y a pas mal de trophées en bronze pour vaincre des ennemis tels que Séphiroth et même l’Inconnu ce qui fait un peu mal). Mais aussi, de toutes nouvelles cutscenes qui nous en apprennent un peu plus sur ce qui est arrivé à Riku après son départ de l’île, la fin secrète « Deep Dive » qui est rallongée ou encore le combat entre Cloud et Séphiroth, et bien d’autres.

Du côté de l’équipement, de nouvelles armes ont été intégrées. Nous avons donc la possibilité d’obtenir de nouvelles Keyblades que sont la » One Winged Angel (Monoptéryx en français) » et la « Diamond Dust (Gemme de Glace en français) » obtenues en battant les Boss Séphiroth et le titan de glace, de nouveaux Sceptres comme « Frappe Météore «  et «  Fantasista « ainsi que de nouveaux boucliers nommés « l’Ecu Vaillant » et «  Sept Eléments « .

 

Mais ce n’est pas tout car parmi toutes ces nouveautés, de nouvelles compétences ont aussi  été ajoutées (Dôme d’impact, Rapprocheur, Zantetsuken et Pétale garde, ect..), de nouveaux Sans-Cœurs sont de la partie (les Crypto-Ombres découverts dans la Fin secrète, Agaric Rose, ect..) et  pour finir, un nouveau Boss nommé «  Inconnu « (je vous laisse la surprise de ce boss plutôt badass «  voir image ci-dessous «). Même si cela reste plutôt minime en soit, ces quelques ajouts permettent de rebooster le jeu et d’apporter de l’intérêt à cette remastérisation. Seul bémol pour les fans, et bien malgré les menus et sous-titres en français, les voix, elles, sont en anglais.

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Mon cœur restera auprès de mes amis. Il ne mourra jamais !

Le character design de Kingdom Hearts a été produit par Tetsuya Nomura (directeur de la série Kingdom Hearts chez Square Enix et surtout connu pour être le chara-designer des personnages de Final Fantasy) et son équipe, ceci annonce donc la couleur pour nos héros. La modélisation des mondes Disney reste énormément fidèle à leurs films respectifs, tout comme leurs personnages, très bien modélisés en 3D. On peut dire de Kingdom Hearts : Final Mix qu’il a le mérite d’une réelle refonte HD contrairement à beaucoup d’autres compilations HD. Une qualité haute définition est effectivement à l’ordre du jour et nous passons donc enfin à une résolution en 16:9. S’ajoute à cela une remise à niveau des textures devenues bien plus nettes et un lifting des personnages au poil (avis aux fans, vous pourrez voir une grande différence au niveau des yeux des protagonistes qui n’ont plus l’effet «  vitreux « d’autrefois). Les décors et les éléments du jeu ont également été retravaillés. Les couleurs sont plus vives et plus propres, un vrai régal pour les yeux. Le titre a été littéralement refaçonné de fond en comble et ça se voit. Pour un jeu sorti en 2002, on ne peut nier qu’il a très bien vieilli.

Parlons maintenant de l’OST, produit à l’époque par les compositrices Yoko Shimomura et Kaoru Wada qui s’occupait d’arranger les chansons d’Utada Hikaru dans une version orchestrale, les musiques de Kingdom Hearts ont un réel pouvoir à mes yeux. Je dirai qu’elles sont envoûtantes, prenantes et voire même émouvantes. Par ailleurs, chacun des mondes de Disney a ses propres thèmes musicaux respectifs en zone neutre et en combat, tous tirés de leurs films (on retrouve donc des titres comme « This is Halloween «  pour le monde de Jack Skellington ou «  Sous l’océan «  pour La Petite Sirène). Mais ce n’est pas tout car chaque musique convient parfaitement à la situation, que ce soit de la joie, de la tristesse, de la panique ou de l’engouement tout a été calculé pour être parfait (honnêtement je ne suis pas le genre de personnes qui va être chamboulé par une musique mais ce jeu m’a vraiment donné des frissons). En bonus pour cette compilation, notre chère compositrice a réussi à réarranger tout l’OST, déjà superbe, qui procure à nouveau l’envie de l’écouter.

Côté gameplay, on notera qu’un ajout a été fait sur la caméra. Avant, nous pouvions tourner la caméra grâce aux boutons L2 et R2, désormais elle est contrôlée par le joystick droit, ce qui est bien plus pratique mais tout de même assez capricieux par moments. Autre surprise, la touche Triangle de Kingdom Hearts II fait son apparition. Non, ne vous attendez pas à des QTEs mais à la place, fini de voyager dans le menu pour ouvrir un coffre (il faut avouer que c’était vraiment chiant d’ouvrir un coffre) ou choisir une compétence, tout ça est réglé grâce à cet ajout.

« Si nos compétence n’apparaisse plus dans le menu, qu’est-ce qu’il peut y avoir à la place ? »

Eh bien à la place, les invocations disparaissent de l’onglet Magie rendant la maniabilité bien plus évidente. Par la même occasion, les vaisseaux Gummi sont encore bel et bien présents (malheureusement) mais maintenant accompagnés de missions à remplir par nombre de 3 par monde (vous allez passer de longs, de TRES longs moments). Personnellement, je n’aime pas les voyages en vaisseau. Ce n’est pas maniable, c’est dur (si quelqu’un passe la mission 3 de Hollow Bastion je veux voir une vidéo je vous en supplie !), c’est un vrai calvaire…

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Kingdom hearts re : chain of memories : une mémoire un peu joueuse…

Kingdom Hearts Re : Chain of Memories se situe entre les épisodes 1 et 2 de la série. Il était à l’origine en 2D (GBA oblige), c’est donc avec un très grand plaisir que le passage en 3D se fait pour l’adaptation sur PS2. Cet opus est très important pour comprendre les événements qui se déroulent dans Kingdom Hearts II, on y comprend entre autres comment Sora et ses amis, Donald et Dingo, se retrouvent endormis plus d’un an dans des capsules.

Kingdom Hearts Re : Chain of Memories était originalement sorti avec Kingdom Hearts : Final Mix + sur PS2 au Japon mais arrive pour la toute première fois chez nous dans cette compilation, c’est pourquoi il est important de vous faire part des améliorations graphiques apportées au titre. Parmi elles, la plus grosse nouveauté réside dans la 3D, même si le système reste sensiblement le même, la 3D change vraiment la donne. En plus de cela, de nouvelles cartes sont disponibles, la plupart sont des cartes Attaques (Éclat dissident, Éclipse totale, Hurlement de minuit et Deux pour un), le reste étant les cartes Malus de l’Organisation XIII au complet. Toutes celles-ci seront déblocables après avoir regardé l’ensemble des vidéos de Kingdom Hearts 358/2 Days.

L’histoire nous entraine donc peu de temps après les évènements du premier opus, on y retrouve nos héros à la recherche de Riku et du Roi Mickey. Sur son chemin, Sora se retrouve nez à nez avec un individu encapuchonné qui l’invite à le suivre. Plus loin, Donald, Dingo et lui arrivent devant un manoir, le Manoir Oblivion. Ils décident d’explorer ce manoir en quête de retrouver Riku et Mickey mais dans celui-ci, gagner c’est perdre et perdre c’est gagner. Effectivement, plus ils avanceront dans le manoir et plus nos héros auront leur mémoire chamboulée. C’est donc dans ce manoir que nous découvrirons les membres de l’Organisation XIII disparus du second volet.

L’image ci dessous vous permettra de vous faire une idée du travail apporté à l’œuvre originale.

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Kingdom Hearts Re : Chain of Memories est un opus très particulier de la série qui se joue avec des cartes. En effet, plutôt que d’avoir notre bon vieux menu Attaque, Magies, Objets, Invocations, nous avons maintenant un menu déroulant rempli de cartes du même type que le menu précédemment cité auquel s’ajoutent des cartes dîtes « Malus » qui sont (contrairement à leurs noms) des bonus obtenues en abattant des Sans-Cœurs et les Boss. Pour pouvoir combattre, nous devrons donc construire des decks de cartes suffisamment travaillés pour espérer réussir à s’en sortir contre les ennemis les plus coriaces. On peut facilement entendre par là que Re : Chain of Memories est un vrai jeu de stratégie. Le gameplay est assez dynamique mais demeure néanmoins vraiment redondant. Tous les combats contre les Sans-Cœurs se ressemblent et cela devient rapidement lourd mais contrairement aux Sans-Cœurs, chacun des Boss a sa façon de combattre et c’est un régal manette en mains. Concernant les mondes, chacun d’entre eux sont sectionnés par blocs accessibles par l’utilisation de cartes lieux, elles même disposées en plusieurs catégories :

– Les Rouges correspondent aux zones de combats, plus ou moins remplis de Sans-Cœurs selon la carte choisie.

– Les Vertes correspondent aux zones de combats, les Sans-Cœurs seront relativement faibles ou fort de la même façon selon la carte choisie.

– Les Bleues, elles, sont des zones de sécurités, on peut par exemple y sauvegarder notre avancement ou encore aller au marché des Mogs.

– Les Dorées servent par contre à accéder aux évènements liés à l’histoire.

Je vous souhaite particulièrement du courage pour toujours avoir les cartes utiles à l’ouverture des portes.

« Merci, tes encouragements nous touchent vraiment ! «

Le petit plus génialissime de ce jeu, c’estsa rejouabilité. Vous pourrez toujours continuer en jouant Riku qui a sa propre histoire dans le Manoir Oblivion. Ici pas de modification du deck, les cartes changent selon les mondes visités et peuvent être augmentées en montant de niveau. Toutefois, Riku a la possibilité de se transformer en utilisant le pouvoir des ténèbres changeant de nouveau la façon d’aborder les combats (c’est vraiment jouissif de jouer avec Riku).

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Dans Kingdom Hearts 358/2 Days, nous suivons l’histoire de Roxas, Xion et Axel. Seul épisode non jouable de la compilation, c’est dans une version « film « de 2 heures 53 que le jeu originalement sortie sur NDS en 2009 nous est montré. Toutes les cinématiques ont été réalisées et doublées spécialement pour cet épisode, elles ont d’ailleurs été réalisées pour là plupart à partir des dialogues du jeu original.

L’histoire se situe cette fois entre la fin des épisodes 1 et 2, et parallèlement à Chain of Memories. On retrouve Roxas à sa « naissance », découvert et enrôlé par Xemnas dans L’Organisation XIII en tant que 13ème membre. Alors qu’il n’est qu’une coquille vide pendant ses premiers jours, il apprend à vivre une vie en étant envoyé en missions pour récolter des cœurs dans les mondes en duo avec Axel. Peu à peu, Roxas et lui deviennent amis malgré le fait qu’étant des Similis, ils n’ont pas de cœur. Un jour, une nouvelle membre du nom de « Xion » se joint à eux et elle a la particularité de pouvoir manier une Keyblable tout comme Roxas, envoyés en missions ensemble, tous les trois  deviennent très vite les meilleurs amis. Mais tout n’est pas rose et nos amis vont avoir des problèmes avec un homme usurpant leur identité.

Kingdom Hearts 358/2 Days est un opus fort en émotions, loin d’être de la même catégorie que ses prédécesseurs, c’est un épisode plutôt sombre et triste qui m’a profondément ému et que je conseille de regarder avec attention.

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CONCRÈTEMENT, QU’EST-CE QUE CA VAUT ?

96
Magnifique

Vous l’aurez probablement compris, Kingdom Hearts HD Remix 1.5 est une excellente compilation que je conseille personnellement à tout le monde. Grands comme petits et jeunes comme vieux, vous risquez de lâcher des petites larmichettes (même vous, les plus coriaces). Cependant, les puristes de la série avoueront que les voix anglaises sont beaucoup trop dur à accepter et passeront leur chemin. Malgré tout, le titre reste clairement magnifique. La durée de vie s’étend sur un bon total de 50 heures de jeu en jouant normalement, tandis que les chasseurs de trophées pourront atteindre facilement les 200 heures. Au final, quelques défauts sont notables par-ci, par-là mais ne changent en rien le fait que ce soit la meilleure compilation HD sortie à ce jour.

Murdered Soul Suspect (PS4) – Les presque experts à Salem

Comme vous l’aurez remarqué, malgré l’arrivée des nouvelles consoles de salon, pléthores de jeux dits « cross generation » arrivent sur le marché. Un phénomène qui ne date pas d’aujourd’hui mais qui se comprend. Murdered Soul Suspect fait partie de cette catégorie de jeux,
et nous avons pu jouer à sa version PS4. Une petite piqûre de rappel s’impose au passage : ce jeu d’aventure, sorti le 06 juin 2014, a été développé par le studio Airtight Games et édité par ceux qu’on ne présente plus, Square Enix. C’est parti pour notre critique.

Ô Salem, dévoiles moi tous tes secrets

Élucider un mystère n’a jamais été très facile, n’est-ce pas ? Les enquêtes sont parfois très longues, les évènements peuvent prendre des dimensions assez particulières et trouver les preuves s’avère bien souvent peu évident. Cependant, qu’en serait-il si vous étiez devenu le principal enquêteur de votre propre meurtre ? D’une certaine manière, suivre le récit de Ronan O’Connor vous permettra de vous faire une petite idée de ce que cela pourrait donner. Détective avant d’être abattu, notre héros se retrouve au cœur de ce qui sera sa dernière enquête.
Celle-ci prend d’ailleurs principalement place au cœur de la ville de Salem et débute sur le lieu du crime. Ronan vient d’être tué mais bizarrement, son âme demeure encore sur terre et il devient par conséquent un errant. C’est donc sous cette forme fantomatique qu’il est amené à enquêter sur le crime dont il a été victime mais peut-être pas de la manière dont vous l’imaginez.

 

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Enquêter est en effet un bien grand mot car il n’est pas question de prendre part à la résolution d’énigmes à difficulté croissante. L’avancée dans Murdered Soul Suspect se base plutôt sur l’analyse de l’environnement et la pioche aux indices. Nous sommes bien souvent menés à passer au peigne fin des espaces limités tels que la rue ou l’immeuble où tout a eu lieu. Bien évidemment, la forme spectrale de Ronan lui procure quelques pouvoirs qui lui facilitent la tâche (ouais, c’est pas drôle sinon). Sachez toutefois que cette apparence ne vous permet pas de vous balader en toute liberté, par exemple certains murs ne peuvent être traverser. Ainsi, il est en mesure de pouvoir pénétrer le corps de certains individus et contrôler leur esprit. Ceci lui permettra donc de poser des questions qui nous mèneront sur de futures pistes et indices qui nous permettront d’achever les missions si toutefois nous choisissons les plus pertinents. Sinon ? C’est la fin de la partie.

De plus, les développeurs ont tenu à apporter un peu de diversité au gameplay de leur jeu en y apportant une touche d’infiltration. Passer du monde réel au monde spirituel n’est pas une chose très facile à encaisser mais ça l’est encore moins lorsque l’on apprend que des démons sont aussi de la partie et ont de la gueule. Ces esprits, aux allures de détraqueurs touts droits sortis d’Azkaban, sont là pour vous faire littéralement chier et ils vous le font clairement comprendre. Il va donc falloir user de la plus grande discrétion pour pouvoir les éliminer, auquel cas ils vous repéreront et vous traqueront pendant un long moment. Un très long moment, caché dans les corps des différentes âmes errantes de ce monde, qui deviendra très rapidement agaçant avant qu’ils ne vous lâchent la grappe. Cela apporte bien entendu toujours un peu plus de challenge au soft car Murdered Soul Suspect n’est pas un jeu très difficile sur le fond. Les game over ne sont que très peu punitifs au final. Si vous perdez au jeu des indices, ceux qui étaient les moins pertinents seront grisés et vous pourrez facilement venir à bout des mission. Non, la réelle difficulté du jeu réside dans la forme car, bien que les enquêtes peuvent parfois être intéressantes, elles sont bien souvent pénibles. Faute à une caméra capricieuse, la collecte d’indices devient difficile et frustrante lorsqu’il est question d’analyser certains d’une pièce. Et ce n’est pas sans compter la présence de quelques bugs qui viennent ternir l’ensemble technique du jeu.

mss02On tenait quelque chose…

Comme je l’ai mentionné au début de cette critique, Murdered Soul Suspect est un jeu cross-gen qui fut développé pour un maximum de plate-formes (PS3, X360, PC, XONE et PS4) et je ne vais pas vous cacher que la version PlayStation 4 souffre d’une certaine faiblesse graphique. Le rendu général est plutôt correct mais l’industrie, et notamment Square Enix, nous a habitué à bien mieux car même si cette version ne rend pas honneur à la PS4, elle ne fait pas non plus le poids face à des jeux de l’ancienne génération comme THE LAST OF US, Metal Gear Solid 4 ou encore le TOMB RAIDER de Crystal Dynamics. Toutefois, Salem dégage un certain charme. Un vrai travail sur l’ambiance et la direction artistique est notable et rend notre environnement réellement intéressant et favorise sa découverte. Cela tient peut-être du détail mais s’avère être efficace, et on en oublie parfois la faiblesse technique du soft car outre ses quelques défauts, Murdered Soul Suspect cache aussi quelques qualités qui permettent d’apprécier son authenticité à sa juste valeur.

Malgré un début peu entraînant, le scénario du jeu gagne petit à petit de l’intérêt jusqu’à en devenir vraiment plaisant. La rencontre avec Joy, une demoiselle aux dons de médium, permettra d’apporter de la fraîcheur à l’histoire. Ainsi plus on avance dans le jeu, plus l’envie d’arriver au moment fatidique se fait ressentir. Le jeu propose d’ailleurs quelques quêtes secondaires que nous pouvons récupérer auprès des âmes défuntes errants à Salem. Rien de bien transcendant mais tout de même intéressant et louable lorsqu’on évalue la durée de vie du jeu à une moyenne de 8 à 9 heures pour l’histoire principale. Notez cependant qu’une fois la dernière mission entamée, il n’est plus possible de poursuivre les quêtes annexes. Un choix regrettable qui laisse un goût amer en bouche dès lors que nous ne sommes pas prévenu de ce vice.

 

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CONCRÈTEMENT, QU’EST-CE QUE CA VAUT ?

62
Correct

Finalement, Murdered Soul Suspect n’est pas un mauvais jeu. Bien au contraire, il jouit d’idées particulièrement intéressantes mais trop mal exploitées, d’une ambiance enivrante, d’un scénario original et sympathique ainsi que d’une direction artistique réussie. Malheureusement, les faiblesses techniques et le manque de travail sur le fond ternissent ce qui aurait pu donner un excellent jeu au concept indéniablement intéressant.

NieR, serez-vous prêt à tout ?

Il y a des jeux, parfois, qui sortent un peu de nul part, des jeux desquels vous n’attendez pas grand chose, mais qui au final réussissent à vous surprendre et à vous toucher à vif. Pour moi, NieR a fait parti de ce genre de jeux. Dernier titre développé par l’équipe du studio Cavia, célèbre pour avoir donnée naissance à la série des Drakengard, et édité par Square Enix en Avril 2010, laissez moi vous embarquer dans la découverte de ce jeu unique en son genre, disponible sur XB360 et PS3.

Attention, jeu non identifié et unique en approche

Le soft de Cavia nous plonge dans un futur lointain, où l’humanité est revenue à une technologie presque moyenâgeuse. Nous sommes envoyé dans ce monde, plongé dans la peau d’un père obsédé par la santé en décroît de sa fille, touchée par une maladie signant la fin des êtres humains : la nécrose runique. Ce scénario est très basique, un père voulant sauver sa fille alors que la fin du monde est proche, capable de tout pour cette quête patriarcale ô combien courageuse et louable, qui va croiser des personnages uniques en leur genre et qui va massacrer des tas d’ennemis, des ombres en l’occurrence qui forment un bestiaire relativement peu varié, pour arriver à ses fins. Bref, rien qui nous ferait crier au génie et à l’originalité, mais cette impression va très vite évoluer en quelque chose de beaucoup plus positif.NieR 4
En effet, Nier, personnage éponyme, va, comme nous le disions un peu plus haut, rencontrer des personnages très différents et pour le moins atypiques. Un bouquin, qui parle, complètement égocentrique et sarcastique, une femme mystérieuse à la vulgarité sans limite, un enfant portant un bandeau sur les yeux pour dissimuler un pouvoir occulte et dangereux. Avec ces personnages, le jeu grimpe déjà quelques barreaux sur l’échelle de l’originalité, encore plus si nous plaçons le titre dans son contexte. Indeed (rien n’est trop beau pour éviter une répétition de l’expression «en effet »… ) n’oublions pas que NieR est un A-RPG nippon et il faut bien voir en celui-ci un ovni dans le monde du jeu de rôle japonais. Dans ce style, nous sommes plus habitués à voir des personnages qui se basent plus ou moins sur les mêmes critères. Nous pouvons prendre l’exemple du soldat surpuissant, sombre et énigmatique ou encore de la jeune demoiselle, assez naïve, à la voix suraiguë et aux sous vêtements fortement mis en évidence, deux genres de personnage se retrouvant dans la plus grande majorité des J-RPG. Ce qui est intéressant, avec les protagonistes de NieR, c’est qu’ils sont complètement différents de ce que vous avez déjà pu voir dans un jeu et que chacun d’entre eux possède une histoire passionnante et recherchée, que vous découvrirez avec plaisir et souvent mélancolie en faisant le jeu. Aussi, il est intéressant d’ajouter que le jeu est sorti dans deux versions différentes, l’une préparée à une sauce rentrant beaucoup plus dans les cases de ce qu’on pourrait attendre d’un RPG japonais plus commun. NieR RepliCant voit donc le jour au Japon le même mois de la même année, exclusivement sur Playstation 3. Cette version met en scène un personnage principal beaucoup plus jeune, qui souhaitera sauver sa sœur et non sa fille.NieR 3
Pour continuer sur le scénario, malgré le manque d’originalité qu’on aurait pu craindre en voyant le résumé du titre dans ses grandes lignes, il arrive à devenir exceptionnel au fur et à mesure que vous avancerez dans l’aventure, en particulier grâce à des rebondissements formidables qu’on ne peut voir arriver et à une histoire qui s’étoffe de plus en plus jusqu’à arriver à un final incroyablement touchant, quelque soit la fin sur laquelle vous aboutirez.
NieR a beau être un jeu d’une tristesse, d’une mélancolie, d’une noirceur et d’une maturité formidable, il n’oublie pas de faire appel à l’humour et parfois même à la joie, en particulier grâce aux dialogues dont l’écriture est clairement admirable. Ainsi le jeu se rapproche de manière réaliste et poétique à l’existence humaine qui est parsemée de bons et de mauvais moments, de tristesses et de joies, de rires et de larmes. NieR s’avère être un jeu profondément humain, faisant appel à toutes les émotions et les passions du joueur pour l’immerger dans une histoire et dans un univers magique.

NieR, un hybride aux faces nuancées et diverses

Ovni de par ses personnages et son histoire, NieR l’est tout autant de par son gameplay, très divers et qui rend hommage à d’autres titres phares du jeu vidéo. Alors que de nombreux jeux se cantonnent à un seul type de gameplay, ce qui n’est pas fatalement une mauvaise chose, les développeurs du studio Cavia ont pioché ici et là afin de mettre en place un système de jeu très varié. Ainsi nous retrouvons nous devant un Beat them all pur et dur où le héros devra défourailler tout ce qui se trouve sur son passage, grâce à un système de combat qui aurait par ailleurs mérité d’être plus recherché au niveau des combos disponibles, jusqu’à traverser des phases de Shoot’em up, où mille et une boulettes de couleurs viendront vous assaillir, pour ensuite passer par un peu de plate-forme, rendant hommage aux piliers du jeu vidéo 2D pour revirer vers une vue de dessus, clin d’œil au style du Hack’n’slash.
Vous l’aurez compris, NieR est un véritable hybride qui mélange une ribambelle de genres à sa sauce, nous faisant oublier la répétitivité des combats standards grâce à des phases très différentes dans leurs mécaniques. L’originalité prend donc aussi place dans ce système de jeu qui s’avère être fichtrement efficace. Mais NieR est aussi et surtout un A-RPG. Vous aurez donc la possibilité de choisir vos pouvoirs et vos armes, de les améliorer à loisir grâce à des composants que vous trouverez sur votre chemin ou au détour d’une des nombreuses quêtes annexes que propose le jeu. Soit dit en passant, ces quêtes annexes sont sans grand intérêt. Tuer tant d’ennemis, retrouver tels objets perdus pour les ramener à leurs propriétaires respectifs, rien de bien palpitant. Si quelques quêtes secondaires s’avèrent être intéressantes et apportent vraiment quelque chose au scénario, force est de constater que ces dernières ne sont pas légion face à la grande majorité de quêtes superficielles et répétitives au possible. Malheureusement, il est essentiel de les faire si vous souhaitez acquérir les armes les plus puissantes et ainsi obtenir l’une des fins du jeu. Tout ceci fait grimper la durée de vie du soft de manière considérable, qui passera d’une quinzaine d’heures si vous le faites rapidement à quelques quatre-vingt heures de jeu si vous faites toutes les quêtes secondaires et si vous voulez toutes les armes augmentées au maximum.Nier 2
Puisque nous avons vu quelques défauts du jeu à savoir la répétitivité des combats et les inintéressantes mais nombreuses quêtes annexes, enchaînons donc avec les graphismes qui sont, pour un jeu de 2010, assez laids sur le plan technique. Cavia semble être abonné au fait d’être complètement dépassé sur la technique graphique, comme nous pouvons le remarquer avec les Drakengard, et NieR n’échappe malheureusement pas à la règle. Beaucoup de décors sont vides, très vides, trop vides. Le côté artistique vient tout de même sauver, en partie, ce défaut en proposant des décors plutôt variés et recherchés. Malgré tout, même si les environnements sont plutôt jolis niveau artistique, ils ne le sont pas au point que le joueur ait forcément envie de les parcourir plusieurs fois. Mais envie ou pas, il y sera contraint. En effet, les donjons devront être faits deux fois durant l’aventure, des allers-retours dont nous aurions clairement pu nous passer.

Quand la musique est bonne

Maintenant que nous avons évoqué les défauts du titre, il est temps de passer à sa plus grande qualité : son OST.
Dès lors que nous lançons NieR, nous sommes plongés dans un univers musical d’une magnificence rarement égalée dans un jeu vidéo. Signée Keiichi Okabe, notamment connu pour ses travaux sur la série Tekken et accompagnée de la délicieuse chanteuse anglaise Emi Evans, la musique de NieR atteint des sommets, la perfection même, l’apogée de la jouissance auditive.
Au niveau des paroles, elles ont été écrites par la chanteuse, qui créé ici une langue qui se veut être l’interprétation imaginative de ce que pourraient donner nos langues actuelles dans un futur de quelques centaines d’années. Elle s’inspire donc de différents dialectes, à savoir l’italien, l’espagnol, le japonais, le français, l’anglais et le gaélique. Ceci donne un mélange enchanteur aux milles et une couleurs qui ravira votre ouïe et qui vous emportera dans l’ambiance très particulière du jeu.
Comme nous avons pu le voir au niveau du gameplay et du scénario, les développeurs de chez Cavia ont mis un point d’honneur sur la diversité que propose leur création et la musique n’échappe pas à la règle. En effet, presque aucune piste ne ressemble à une autre. Keiichi Okabe et Emi Evans ont fait preuve d’une créativité de maître, faisant passer la musique du jeu à de douces mélodies au piano accompagnées d’un chant cristallin à des musiques beaucoup plus rythmées jusqu’à d’épiques chants de chœurs agrémentés de percussions. Cette musique est un voyage. Un voyage de par les différents styles sonores qu’elle aborde, mais aussi un voyage émotionnel. Elle donne effectivement au joueur tantôt une impression de gaieté, de joie pleine de candeur, tantôt de la mélancolie, de la tristesse.NieR 5
Le jeu est excellent en lui même, dans ses idées de gameplay et de scénario, mais la musique apporte quelque chose en plus. Elle n’est pas au service du jeu vidéo et le jeu n’est pas non plus à son service. Elle n’est pas non plus superficielle et n’est pas là pour combler un manque de son. Non, dans NieR, c’est un tout homogène qui est formé et la musique s’avère être une composante majeure du jeu de Cavia. Prenons par exemple la première musique du jeu Snow in Summer. Cette chanson se divise en plusieurs parties. Elle commence tranquillement avec un choeur féminin, emportant le joueur dans l’atmosphère unique du soft dès ses premières secondes. Le joueur est contemplatif, non face au paysage qui n’a rien d’exceptionnel, en particulier sur le plan technique, mais face à cette musique si envoûtante et intrigante. Le jeu implique donc très clairement, dès sa première scène, que l’aspect musical est l’un des plus importants du jeu, puisque c’est cette musique qui introduit tout le reste. Après cette introduction musicale, une scène d’action est subtilement amenée. Au début, il n’y a pas de musique, rien, le néant. Puis le choeur féminin reprend, petit à petit. Arrivent ensuite timidement les quelques notes d’un orchestre symphonique alors que le joueur continue à se battre contre des hordes d’ennemis. Les percussions viennent ensuite épicer le tout en rendant l’action encore plus épique, et là… nous y sommes. L’immersion est totale grâce à la subtilité poétique de cette divine bande son et cet aspect va être filé tout le long du jeu afin de le sublimer.
Je tire donc mon chapeau à Keiichi Okabe et à Emi Evans qui nous servent avec NieR l’une des OST les plus marquantes du jeu vidéo jamais réalisées.

89

Culte

CONCRÈTEMENT, QU’EST-CE QUE CA VAUT ?

NieR n’est pas un jeu exempt de défauts : les graphismes, la répétitivité, les allers-retours, les quêtes annexes inutiles… Mais malgré tout cela, nous ne pouvons nier ses qualités qui font de ce titre une expérience magnifique à ne surtout pas manquer. Mettant la part belle aux émotions du joueur et à la diversité, NieR est un jeu qui ose à une époque où le jeu vidéo reste assez timide sur ces capacités artistiques. A titre personnel, NieR est une œuvre qui m’a profondément touchée et que je n’oublierai pas de sitôt, je ne peux que fortement vous le conseiller car, même s’il ne réjouira pas vos pupilles, il saura vous marquer grâce à ses autres vertus.

Lightning Returns: Final Fantasy XIII, un bel au revoir ?

Ce jeu a été testé à partir d’une version japonaise sortie le 21 novembre 2013.

Vous le savez autant que moi, la trilogie Final Fantasy XIII va bientôt se terminer (enfin pour vous car elle est finie depuis décembre pour ma part). Sorti le 21 novembre 2013 au Japon, j’ai pu obtenir cet épisode en version japonaise dès sa sortie. Je dois avouer avoir eu du mal à faire une critique sur le jeu tant j’en avais déjà trop dit sur l’épisode dans mes précédentes impressions. Toutefois, certains points sont à éclairer. Cette critique change donc du format habituel pour quelque chose de plus concis et moins lourd à lire. Jetez un œil à mes impressions (ici), elles vont apporteront pas mal de détails sur les mécanismes de gameplay sur lesquels je reviendrai rapidement.

L’épopée de la belle Lightning s’achève-t-elle dignement ?

Lightning Returns : Final Fantasy XIII met en scène Lightning, héroïne quasi-absente du second épisode, qui endosse le rôle de la Libératrice. La jeune demoiselle porte alors sur ses épaules un lourd fardeau : celui de sauver le monde. Un monde qui menace de disparaître dans les treize prochains jours, comme dans un certain Majora’s Mask. Cet ultimatum devient alors la base-même du jeu, car la plupart des actions que vous entreprendrez influeront directement sur ce temps et il vous sera impossible de remonter son cours (prendre le train, utiliser certains pouvoirs, etc).

Le choix de Square Enix, en ce qui concerne le scénario et ce mécanisme temporel, apporte quelque chose de nouveau et de particulièrement sympa à la trilogie, voire à la série toute entière. Le joueur se trouve réellement impliqué dans cette lutte et tient à tout prix à s’affranchir enfin du fardeau qui repose sur Lightning, et à la fois sur lui. Toutefois, toute cette petite histoire n’est exempt de défauts.

Le retour du grand et charismatique Caius…

Le joueur, constamment sous pression, est, en effet, contraint de devoir véritablement finir le jeu très rapidement. Le temps passe vite, certaines énigmes et quêtes ne sont parfois pas évidentes et nécessitent un certain temps de réflexion. De plus, il peut parfois arriver que l’accomplissement d’une quête lui soit extirpé des mains et entraîne une certaine frustration, après moult recherches et de nombreux combats engagés, pour la simple raison que la fin du jour actuel ne tenait qu’à quelques secondes. Certains lieux ne sont d’ailleurs accessibles qu’entre une certaine tranche d’horaires clairement définies pouvant parfois bloquer l’avancée dans la quête principale et causer une perte de temps non négligeable. Les quêtes annexes, attribuées par les habitants des différentes zones, sont finalement rangées au second plan, et perdent totalement de leur intérêt face à une quête principale demandant un investissement, une assiduité et une rigueur trop importants. D’autant plus qu’une fois les treize jours écoulés, l’aventure s’achève complètement (sinon c’est pas drôle, ma foi). Lightning n’est, malheureusement, pas en mesure de faire des prouesses ubiquitaires et ne peut donc satisfaire tous ces habitants en détresse. Le jeu se rattrape, tout de même, sur bien d’autres points du scénario et la chrono-dilatation permet au joueur de manipuler le temps à sa guise.

Naviguer via le monorail est fort utile mais coûteux en temps…

Effectivement, Lightning Returns : Final Fantasy XIII propose une aventure plutôt bien construite qui, à défaut d’être basée sur un scénario plutôt convenu, conserve une once de suspens continuel qui lui permet d’être graduellement plus intéressante. Nova Chrysalia, le monde de lequel Lightning évolue, propose, d’ailleurs, une bonne petite part de diversité et l’ambiance qui y règne convient parfaitement à cet épisode qui se veut clairement plus sombre que ses aînés (mention spéciale à Luxerion que j’ai clairement adoré). De nombreux personnages, vu et joués lors de ces précédents épisodes, refont surface pour des raisons obscures et ont parfois complètement changé de personnalité. Mais ce n’est pas tout car d’autres personnages, cette fois-ci inédits, ont intégré le casting, apportent un peu plus de nouveauté et font parfois planer le mystère autour d’eux. Recyclage ou pas ? Peu importe, à vrai dire. Square Enix a réalisé de vrais efforts d’ébauches et de recherches pour proposer un scénario plutôt convaincant dont les évènements tendent à influencer positivement l’intéressement chez le joueur et à le tenir en haleine durant une bonne trentaine d’heure. Et ce n’est sans parler du dénouement final qui conclut la trilogie de manière digne, intelligente et magnifique malgré les quelques défauts, qu’ils soient gros ou petits, reprochés aux épisodes portant l’étendant du chiffre « XIII ».

Des nouveautés intéressantes pour un jeu de qualité

Comme à l’accoutumée, Square Enix tient à montrer ce dont ses équipes sont capables en termes de graphismes et de direction artistique. La firme japonaise maîtrise les technologies haute-définition et ne s’en cache pas en proposant une réalisation de grande qualité. Lightning Returns : Final Fantasy XIII jouit, en effet, de graphismes et d’une direction artistique qui permettent au joueur de profiter d’un spectacle visuel de qualité, mais aussi de s’imprégner d’un univers unique et fantaisiste propre à la série. Chaque coin de Nova Chrysalia pouvant être exploré possède sa propre ambiance, laisse une impression particulière et se laisse apprécier. Toutefois, les réelles nouveautés ne sont clairement pas de l’ordre visuel car si Lightning Returns diffère véritablement des précédents épisodes, c’est grâce à son gameplay.

Lightning pourra se déchainer à votre guise en mode Overclock…

Fini les combats automatisés où le spam de bouton prenait le dessus sur le réel choix tactique malgré un large choix de stratégies. Non, les nouveaux mécanismes de jeu apportent de la fraîcheur à la série, tout en s’inspirant de particularités provenant des anciens épisodes. A l’image d’un Valkyrie Profile, les phases de combat gagnent en dynamisme et en intérêt. Dès à présent, le joueur a la possibilité de se mouvoir librement, de viser l’adversaire et d’attribuer certaines compétences aux touches de sa manette. Ces compétences sont toutefois limitées et leur utilisation dépend, bien évidemment, des tenues que le joueur attribue à Lightning. Un système qui semble bien familier tant il se rapproche des vétisphères dévoilées dans Final Fantasy X-2. Outre cette inspiration évidente, le système de tenues dans Lightning Returns est, malgré tout, bien plus complet que celui de son aîné. Le joueur a droit à un large choix d’accessoires, d’armes, de boucliers et de vêtements qu’il peut personnaliser et assembler à sa guise. Que cela plaise ou non, Lightning devient un vrai top model et enfile tous costumes désirés (même les plus sexy). D’ailleurs, ce sont à ces costumes que les stratégies vont finalement céder leur place. Certains possèdent leurs propres caractéristiques et compétences, d’autres restent plus banals et n’apportent finalement qu’un gain offensif ou défensif. Autre point à noter, chaque jour passé dans le jeu ramène Lightning à l’Arche, sorte de quartier général, et lui permet de récupérer certaines tenue spéciales, voire compétences ou accessoires, mais aussi de faire le point avec Hope (redevenu enfant pour certaines raisons) sur votre avancement dans l’histoire et de lui demander quelques détails sur des évènements du jeu qu’il vous expliquera par cinématique.

Un petit clin d’oeil à Final Fantasy X ?

Bien choisir ses styles est fondamental, car, en plus d’être un axe incontournable du gameplay, il faut en jouer constamment pour ne pas devoir faire face à la mort. Une barre d’ATB propre à chaque tenue permet au joueur d’attaquer son adversaire en utilisant les compétences choisies pour celle-ci, toutefois cette barre se vide à chaque action et nécessite donc de se recharger. Cela se fait de manière automatique mais nécessite tout de même de la patience. Jouer de ces tenues n’est évidemment plus un choix mais une nécessité inévitable. L’utilisation de l’Overclock permet néanmoins de faire abstraction de cette limite imposée par votre barre ainsi que d’accroire la vitesse et les attaques de Lightning pendant une courte durée, mais son obtention étant particulièrement longue, il est plutôt conseillé de l’utiliser avec grande sagesse car cette faculté peut rapidement devenir intéressante lorsque l’ennemi passe le seuil du choc : « Knock Out ». C’est pour cela que Lightning Returns nécessite pas mal de réflexion de la part du joueur afin qu’il puisse faire les bons choix lors des affrontements, pas toujours simples. Un fait qui contraste très bien avec le dynamisme du jeu et qui lui évite d’être simplement bourrin.

Enfin, je terminerai sur la bande-sonore. Masashi Hamauzu réussit de nouveau à donner une ambiance particulière et très rythmée à l’univers de Final Fantasy XIII. Moins poussée sur la pop japonaise qu’autrefois, la nouvelle bande-son joue avec divers style musicaux et lui permet d’être beaucoup plus variée. Les combats sont rythmés au son d’un rock pêchu, l’exploration se veut beaucoup plus calme, tandis que certaines cinématiques vidéos sont transportées par des musiques bien plus orchestrales. Au final, le compositeur de Square Enix réussit à faire voyager le joueur dans un univers qui prend réellement vie au gré du son. Et bien évidemment, petite mention pour les doublages japonais qui sont tout simplement d’excellente qualité, pour ne pas changer.

86

Excellent

CONCRÈTEMENT, QU’EST-CE QUE CA VAUT ?

Malgré la constante pression, exercée par le temps restant affiché sur l’écran, qui réduit significativement la durée de vie, Lightning Returns : Final Fantasy XIII se démarque grâce à son système de combat dynamique, son scénario intéressant, un ensemble peu linéaire et une bande-sonore d’excellente qualité. Pleins de nouveautés et d’idées intéressantes qui permettent à Lightning Returns : Final Fantasy de mettre enfin un terme à la Trilogie XIII et ce, avec brio. En effet, ce dernier épisode de la trilogie est un bel au revoir à la génération actuelle de consoles mais aussi un bon présage pour l’avenir de la série, malgré ce que peuvent dire les mauvaises langues.

Pour plus de détails sur les mécanismes de gameplay, veuillez lire cet article: Final Fantasy XIII – La fin d’une trilogie

Final Fantasy X HD Remaster – La réaventure vers Zanarkand

Ce jeu a été testé à partir d’une version japonaise sortie le 26 décembre 2013.

A en écouter les vieux fans, Final Fantasy X est le dernier bon épisode de la série. C’est, d’ailleurs, celui qui a marqué la fin de l’ère Square Soft, ayant fusionné avec son principal concurrent : Enix, studio qui développait la série Dragon Quest à l’époque. Le dernier épisode portant l’étendard « Square Soft » est donc premièrement sorti dans son pays d’origine, le Japon, en 2001, puis en Europe au deuxième trimestre de 2002.
Un peu plus de dix années plus tard, Square Enix décide de redonner une nouvelle jeunesse à ce dixième épisode. C’est, en effet, lors du Tokyo Game Show 2011 que la firme japonaise annonce que l’épisode sous le chiffre romain « X » aura droit à un passage vers la haute-définition sur les consoles Sony, à savoir PlayStation 3 et Vita.
Et c’est en décembre 2013 que le projet de SQEX rejoint les établissements de ventes en jeux vidéo au pays du soleil levant. De ce fait, moi, Kefka, ai pu obtenir cette fameuse, et tant attendue, remasterisation du jeu, dignement nommée :  « Final Fantasy X HD Remaster ».

T’as d’beaux yeux, tu sais ?

La particularité de cette version HD Remaster tient avant-tout de la partie graphique. C’est la raison pour laquelle, je décide d’aborder ce sujet en toute premièreté (oui, ça ne veut rien dire). Square Enix avait beaucoup insisté sur le fait que le travail opéré sur ce portage HD fut particulièrement long. Il leur en a pris deux ans pour pouvoir obtenir le rendu désiré pour cette compilation « X & X-2 HD Remaster ». Soit, mais est-ce la seule raison ? Peut-être pas, en effet. Square Enix l’a avoué récemment : le projet n’a pas été développé par la compagnie japonaise, mais il fut attribué au studio chinois, Virtuos. Cela expliquerait ceci et cela. Mais fermons cette petite parenthèse relevant de l’anecdote, ou de l’information -à vous de voir-.

Une remastérisation de qualité magré ses défauts…

Concrètement, Final Fantasy X HD Remaster est beau. Le jeu jouit d’un lissage haute-définition bien foutu, voire très bien foutu, qui se remarque tout au long du jeu. Le rendu est, effectivement, soigné, plus lisse et clairement plus net. Un travail honorable de ce côté-là qui n’équivaut sûrement pas celui dédié à la remodélisation graphique et physionomique des protagonistes, mais aussi des antagonistes, du soft. Certains détails, qui passaient inaperçus autrefois, ont été mis en évidence, certains visages ont perdu en matière graisseuse et parfois, certaines coiffures ont été revues –celle de Tidus à priori-. Les yeux du blondinet et Yuna ont gagné en vivacité grâce à des couleurs plus claires, contrastés et des détails plus nets qui se distinguent bien mieux. D’ailleurs, le rendu général se rapproche bien plus de Kingdom Hearts qu’auparavant tout en gardant cette maturité, dans la patte graphique, propre à la série Final Fantasy. Toutefois, le jeu n’est pas exempt de défauts qui viennent ternir le rendu global et nous laisse un peu sur notre faim.

Des visages de PNJ toujours aussi plats…

Bien souvent, le jeu souffre d’inégalités d’ordre graphique qui cassent un peu l’ambiance haute-définition présente, et bien malgré le lissage effectué. La transition post-cinématique se fait toujours aussi fortement ressentir, les visages façon bouillie de pixels plats de certains personnages secondaires restent encore présents (assez drôle d’ailleurs) et se confondent avec les visages nouvellement modélisés, et pour finir les décors n’ont pas changé pour un poil, si ce n’est en gain de couleurs et contraste. Dernier point, et cela tient de mon avis personnel, les visage remodélisés de Tidus et Yuna ont clairement perdu en humanité dans leurs expressions faciales (assez robotiques pour le coup), ce qui est véritablement dommage tant le travail de modélisation et de netteté est réussi.

Outre ces défauts, Final Fantasy X HD Remaster jouit de cinématiques qui n’ont rien perdu de leur beauté, et qui conservent leur magie, au même titre que les décors malgré le manque de travail accordé à ce niveau-là. Ce qui nous laisse face à un portage HD graphiquement en demi-teinte mais si l’on fait abstraction de ces légers détails qui brisent l’immersion, la refonte graphique proposée pour cet épisode réédité demeure tout à fait honorable, voire d’une certaine excellence comparé à des titres HD qui n’apportent pas vraiment grand-chose (ZOE, DmC, Dragon Ball Z Budokai, …).

Brasier X, à ton tour. Overdrive !

Si le jeu a fait l’objet de nombreuses améliorations graphiques, pas grand-chose n’a été fait en ce qui concerne le gameplay. C’est donc avec une once de nostalgie fortement ancrée dans mon esprit que je vais revenir sur ce aspect si important du jeu qui peut parfois être délégué au premier plan, au détriment du spectacle graphique. Mais ce genre de tendance se fait de plus en plus rare.

Le sphérier expert est clairement le plus complet…

La particularité de Final Fantasy X, c’est bel et bien son système d’évolution des personnages appelé sphérier. Se déclinant en deux types bien distincts : d’un côté se positionne le sphérier standard, et de l’autre, le sphérier expert. Chacun des deux propose une vision, une stratégie et un degré de difficulté différents. Bien évidemment, le choix entre l’un de ces sphérier n’influe en rien sur la puissance des ennemis si ce n’est que l’évolution des personnages ne sera clairement pas la même. De ce fait, il est fortement recommander de veiller à bien entraîner ses personnages dans chaque zone visitée car Final Fantasy X propose un gameplay linéaire qui n’offrira de liberté qu’à la fin du jeu. Une linéarité qui peut en énerver certains mais qui pioche sa cohérence et ses arguments dans son scénario.

Globalement, rien n’a réellement changé par rapport à la version originale. Le combat au tour par tour , la possibilité de switcher en les personnages, les overdrives se déroulent toujours de la même manière qu’autrefois. Seule une option a vu le jour mais ne casse pas trop pattes à un canard. Celle permet, effectivement, de pouvoir récupérer en points de vie et magie depuis le jeu sans passer par le menu. Pourtant, le gameplay de Final Fantasy, malgré ses onze ans, conserve toujours son efficacité, ainsi il reste encore excellent, jeune et complet.

Une véritable épopée musicale au cœur de Spira
Des cinématiques d’une rare beauté et fortes…

To Zanarkand, Someday the dream will end, Suteki da ne et bien d’autres. Autant de musiques qui accompagnent ce jeu pour une véritable épopée musicale au cœur de Spira. La bande-son de Final Fantasy X vous fera frissonner, pleurer et aimer. Nobuo Uematsu, compositeur des musiques et sons du jeu, a travaillé d’arrache-pied pour embraser l’expérience Final Fantasy X. A défaut d’être une épopée musicale, c’est aussi un voyage au cœur des sens et des émotions dans lequel son travail nous transporte. Il est donc compréhensible que certains aient pu rester dubitatifs quand ils entendirent la nouvelle dévoilant une remastérisation de la bande originale. Le travail d’arrangement musical est, en effet, d’excellente facture et peut laisser certaines craintes s’envoler. Les sons paraissent plus clairs, bien plus audibles et donne, parfois, une nouvelle dimension à certains sons sans les dénaturer pour autant. Tout reste fidèlement dans la même lignée que la version originale. Après tout, ce n’est qu’un réarrangement. Et quel plaisir d’entendre une nouvelle fois tinter ces merveilleux sons et les laisser résonner jusqu’au fond de notre boite crânienne.

Un long et éprouvant pèlerinage mais aussi…
HA-HA-HA HA-HA !

Une critique de la religion. L’histoire de Final Fantasy X repose essentiellement sur les notions de vie et de mort sur fond religieux. Spira est, en effet, contrôlée par les hautes-instances religieuses et souffre implicitement de ses préceptes. La population qui y réside est complètement aveuglée face à ses devoirs religieux et cette sphère malsaine qui ne tient qu’à conserver son pouvoir, éviter les révoltes et manigancer dans l’ombre. Le mal est-il donc réellement représenté par Sin ? Peut-être pas finalement. Sin n’est qu’un prétexte, en plus d’être une malédiction. Il permet simplement aux Yevonistes de plonger les habitants de Spira dans une terrible torpeur en manipulant leurs peurs et leur espoir de paix. L’archétype de cette naïveté infantile et de cet espoir sincère n’est autre que l’Invokeur. Yuna est un personnage terriblement attachant car elle représente cet archétype manipulé par la secte Yevoniste, mais aussi l’espoir de tout un monde. Le fait qu’elle ne soit vue que comme un objet sacrificatoire rend le personnage d’une fragilité attachante, mais à la fois fort grâce à sa grande maturité, sa dévotion et l’acceptation de son destin. Quant à Tidus, il diffère drastiquement de ce qu’est Yuna. Téméraire, immature et sans cesse enfermer dans une bulle de confusion, il est clairement l’opposé de cette dernière. Mais les deux personnages vont finalement grandir psychologiquement et fatalement s’accorder pour former ce puissant amour qui les lie depuis leur première rencontre.

Petit rappel : Final Fantasy X nous plonge au cœur du périple de Tidus, star de Blitzball des Zanarkand Abes, emporté sur Spira suite à la dévastation de sa ville natale, Zanarkand, par Sin. Débarquant mille ans plus tard sur Spira, il y rencontre Wakka et les habitants du village de Besaid dont Kimahri, Lulu et Yuna. Avec eux, il s’engagera dans un long et rigoureux pèlerinage, en quête de l’ultime chimère, durant lequel il apprendra à connaître et construire son histoire, mais aussi accepter la fatalité de son destin.

Seymour, le vrai méchant de l’histoire…

Introduisant des protagonistes et antagonistes charismatiques, une histoire profonde, critique et émotionnellement forte, Final Fantasy X dispose d’un des meilleurs scénarios de la série. Le jeu nous fait vivre un long pèlerinage jalonné de rires et jonché d’obstacles qui baigne dans une ambiance asiatique prononcée: celui de Yuna, qui s’étendra sur des centaines d’heures pour les joueurs téméraires et désireux de finir le jeu complètement . De plus, des bonus audio et vidéo inédits apportent de nouvelles informations sur l’histoire comprenant les épisodes X et X-2, et laissent présager que l’épisode X-3 est bien sur le feu. Gageons toutefois qu’il soit à la hauteur !

92

Magique

CONCRÈTEMENT, QU’EST-CE QUE CA VAUT ?

« Listen to my story. This… may be our last chance ». En somme, Final Fantasy X HD Remaster est un portage haute-définition excellent qui ne s’arrête pas au simple lissage. La refonte graphique est honorable, le réarrangement musical est quasiment parfait, et quelques bonus audio/vidéo ont été ajoutés. Toutefois, il n’est pas exempt de défauts. Quelques petits détails auraient mérité d’être travaillés avec plus de soin afin de combler les inégalités constamment présentes dans le jeu. Malgré ça, le jeu n’a pas perdu de son intérêt et encore moins de sa magie. Un intérêt qui ne trouve pas totalement sa force dans la refonte graphique, mais plutôt dans la richesse de l’épisode, du contenu, du gameplay et de l’histoire proposés. Les anciens joueurs prendront énormément de plaisir à revivre l’aventure, tandis que les néophytes y trouveront pleinement leur bonheur dans cet univers pittoresque.

Les screenshots présents dans cet article ont été réalisés par le chroniqueur, soit Kefka – A Blog to the Past © 2014

Tomb Raider – Renaissance d’une licence emblématique

 Qui n’a jamais touché à un TOMB RAIDER dans sa vie ? Sûrement personne, ou alors tu es très jeune, cher lecteur. De toute façon, ce n’est pas une raison valable, il faut se mettre à la page. Cette licence phare du jeu vidéo a longtemps été considérée comme l’une des meilleures de son époque, et tient son succès d’une réalisation soignée, d’un gameplay bien huilé, et d’une excellente maîtrise de la technologie 3D. Néanmoins, depuis quelques années, la licence s’engageait dans un déjà-vu lassant et douloureux pour elle-même. Mais c’était sans compter l’arrivée de TOMB RAIDER, l’épisode ambitieux destiné à redorer le blason de la série. Cette nouvelle mouture, sortie en février 2013, fut développée par les équipes du studio « Crystal Dynamics », et éditée par Square Enix.

Cette île me file la chaire de poule, brrr !

     Petite piqûre de rappel : Lara Croft, alors âgée de 21 ans, s’engage dans une expédition à la recherche d’une intrigante île japonaise, en compagnie de quelques amis et connaissances à elle. L’île en question : Yamatai, qui , selon les légendes, fut jadis sous le règne de la Reine Solaire, Himiko . Convaincue que cette île se trouvait dans le « Triangle du Dragon », ou aussi connu sous le nom de Mer du diable (plus d’informations, ici), qui a la réputation d’être une zone de phénomènes climatiques impressionnants, à l’instar du triangle des Bermudes. Levant le cap vers cette fameuse zone, le navire de la compagnie, nommé Espérance, est entraîné dans une puissante tempête qui fait échouer toute l’équipe sur l‘île du Yamatai. Ainsi commence l’histoire de TOMB RAIDER, mais aussi la première aventure de Lara.

Des sacrifices pour un rituel sectaire ? Lara est dans de beaux draps…

Et que dire de cette première aventure, si ce n’est qu’elle est tout simplement merveilleuse. Cet épisode, faisant guise de retour en arrière, nous transporte dans un voyage, à la fois douloureux, intense et captivant au travers des yeux de Lara. Une Lara Croft jeune, belle et fragile. Une fragilité attirante qui tend à rapprocher le joueur de la jeune demoiselle. Cette même fragilité qui la mettra à nue (je te vois arriver, petit pervers) et construira ce qu’elle est devenue pendant tout son périple au cœur de cette île japonaise.

Le Japon, comme pour bon nombre de personnes ici, je suppose, est un pays que j’affectionne énormément pour son histoire et sa culture, pour y être déjà allé (et prochainement y vivre). Et le fait que le jeu se base sur un mythe japonais a permis de renforcer cette proximité entre le jeune personnage qu’est Lara et moi, de par son âge mais surtout cette impression de découvrir un nouvel élément de cette culture. Un point important qui rend l’expérience déjà bien plus personnelle qu’elle n’aurait pu l’être. Outre cette petite parenthèse me concernant, tout joueur trouvera son compte dans le jeu. Le scénario est introduit de manière intelligente, en partie grâce à de nombreux éléments scénaristiques, mais aussi secondaires à récupérer sur l’île, comme les lettres et autres documents écrits par les collègues de Lara. Ces éléments permettront généralement d’en connaître un peu plus sur le fond de l’affaire, ainsi que sur les relations entre les personnages durant le périple. De plus, d’autres objets apportent une quantité non-négligeable d’informations complémentaires concernant le mythe sur lequel se base le scénario du jeu.

TOMB RAIDER jouit d’un scénario palpitant qui vous tiendra en haleine, vous attendrira pour la jeune Lara et vous fera découvrir ses débuts éprouvants en tant qu’aventurière. Plus humaine, belle, attachante et moins siliconée que jamais, ce personnage, connu pour sa plastique exagérée, vous amènera avec lui dans un voyage périlleux au cœur d’un Japon méconnu, et paranormal.

J’ai faim, viens là ma biche !

Pour la première fois dans l’histoire de la licence Tomb Raider, le concept de la survie est introduit. Lara est humaine et, en effet, elle a besoin de se nourrir ou de réchauffer pour assurer sa survie. Le concept est simple, armé de votre arme, vous serez en mesure de tuer quelques mammifères, volatiles, ou encore crustacés et de les dépecer par la suite. Sur le papier, l’idée est forte sympathique et tend à renforcer le parti pris assumé de la survie. Cependant, on regrettera que le concept soit mal exploité et tient plutôt de l’anecdote que de la réelle survie. Tuer et dépecer des animaux n’a pas de grand intérêt en soit, si ce n’est de gagner quelques misérables points d’expérience, et un trophée. La chasse se révèle amusante au début de l’aventure grâce à la curiosité qu’elle suscite, mais perd de son intérêt au fur et à mesure. Une idée que l’on peut toutefois saluée pour son mérite. Fort heureusement, les autres aspects du gameplay rattrapent le coup, et veille à donner à ce nouvel épisode une nouvelle dimension personnelle et unique.

Tout commence à s’écrouler… Sauves qui peut !

Grandement inspiré par la série des Uncharted de Naughty Dog, Crystal Dynamics a réussi à apporter de réelles sensations d’aventure. Moins limitée dans ses actions, la nouvelle Lara Croft se voit offrir de nouvelles libertés. Fini les grands sauts et double salto dans les airs (sans élan), la nouvelle palette d’actions est plus naturelle et large. Maintenant, la jeune aventurière a la possibilité de grimper sur les façade rocheuse grâce à une pioche, atteindre des zones compliquées et éloignées, voire tirer des éléments du décorer vers soi, à l’aide des flèches-grappins, récupérer des armes et les crafter, et bien d’autres apportant une approche stratégique, certes minime mais présente, au jeu et qui le rapproche du jeu phare exclusif à Sony.

Tant d’éléments qui trouvent tous leur intérêt dans l’aventure et qui la rendent encore plus plaisante. D’autant plus que la difficulté et la maniabilité sont très bien équilibrées, et que le jeu s’étend environ 8 à 9 heures, sans compter les nombreuses morts qui vous seront affligées (des morts vraiment originales que je vous laisse le plaisir de découvrir), et le mode multijoueur. Un mode multijoueur fun qui souffre, néanmoins, d’un gameplay plus limité, et d’une certaine répétitivité qui lasse à la longue. Sans pour autant être décevants, les modes de jeux sont en grande partie banals et n’apporte aucune originalité au soft mais qui reste un bonus agréable en complément du mode solo. On pourra signaler quelques bugs mineurs qui n’entachent pas forcément le plaisir de jeu. Autres points négatifs à souligner pour l’aventure solo, la difficulté des énigmes se trouve bien trop faible, et l’intelligence artificielle est vraiment dans les choux par moment. Les mercenaires qui se cachent derrière une feuille, c’est pas forcément très malin, et on aurait préféré en être dispensé.