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KINGDOM HEARTS HD 1.5 REMIX – Le maître de la clé sauvera les mondes  

Kingdom Hearts est une série qui me tient particulièrement à cœur, je suis donc heureux de faire mon premier article sur ce jeu. Sortie en septembre 2013 exclusivement sur PlayStation 3, Kingdom  Hearts 1.5 HD ReMix est une série d’A-RPG qui mélange les univers de Final Fantasy et Disney. Kingdom Hearts HD 1.5 Remix est une compilation remastérisée des trois premiers jeux de la série, enfin deux jeux et demi puisque l’épisode NDS n’est pas jouable. Ce qu’il faut savoir sur ce jeu, pour nous français, c’est que ce n’est pas seulement une remasterisation. En effet, c’est également la possibilité de jouer à la version Final Mix du premier opus et une version entièrement refaite graphiquement de Kingdom Hearts Chain of Memories (sortie seulement sur GBA). Les deux opus étaient encore à ce jour exclusif au Japon.

Une remastérisation des plus magnifiques…

« C’est bien beau de faire une compilation HD mais qu’est-ce que ça m’apporte de plus que mes anciens jeux ? »

Premièrement, parlons des nouveautés présentes dans Kingdom Hearts : Final Mix. Parmi celles-ci, on relève un nouveau mode de difficulté expert, la compétence Zéro XP qui permettra, comme son nom l’indique, de ne gagner aucune expérience (pour les joueurs un peu sportifs c’est vraiment génial) ainsi que la possibilité de passer les cinématiques depuis le menu pause. Par la même occasion, on peut signaler aussi l’ajout de trophées qui rendront heureux les chasseurs de platines (il y a pas mal de trophées en bronze pour vaincre des ennemis tels que Séphiroth et même l’Inconnu ce qui fait un peu mal). Mais aussi, de toutes nouvelles cutscenes qui nous en apprennent un peu plus sur ce qui est arrivé à Riku après son départ de l’île, la fin secrète « Deep Dive » qui est rallongée ou encore le combat entre Cloud et Séphiroth, et bien d’autres.

Du côté de l’équipement, de nouvelles armes ont été intégrées. Nous avons donc la possibilité d’obtenir de nouvelles Keyblades que sont la » One Winged Angel (Monoptéryx en français) » et la « Diamond Dust (Gemme de Glace en français) » obtenues en battant les Boss Séphiroth et le titan de glace, de nouveaux Sceptres comme « Frappe Météore «  et «  Fantasista « ainsi que de nouveaux boucliers nommés « l’Ecu Vaillant » et «  Sept Eléments « .

 

Mais ce n’est pas tout car parmi toutes ces nouveautés, de nouvelles compétences ont aussi  été ajoutées (Dôme d’impact, Rapprocheur, Zantetsuken et Pétale garde, ect..), de nouveaux Sans-Cœurs sont de la partie (les Crypto-Ombres découverts dans la Fin secrète, Agaric Rose, ect..) et  pour finir, un nouveau Boss nommé «  Inconnu « (je vous laisse la surprise de ce boss plutôt badass «  voir image ci-dessous «). Même si cela reste plutôt minime en soit, ces quelques ajouts permettent de rebooster le jeu et d’apporter de l’intérêt à cette remastérisation. Seul bémol pour les fans, et bien malgré les menus et sous-titres en français, les voix, elles, sont en anglais.

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Mon cœur restera auprès de mes amis. Il ne mourra jamais !

Le character design de Kingdom Hearts a été produit par Tetsuya Nomura (directeur de la série Kingdom Hearts chez Square Enix et surtout connu pour être le chara-designer des personnages de Final Fantasy) et son équipe, ceci annonce donc la couleur pour nos héros. La modélisation des mondes Disney reste énormément fidèle à leurs films respectifs, tout comme leurs personnages, très bien modélisés en 3D. On peut dire de Kingdom Hearts : Final Mix qu’il a le mérite d’une réelle refonte HD contrairement à beaucoup d’autres compilations HD. Une qualité haute définition est effectivement à l’ordre du jour et nous passons donc enfin à une résolution en 16:9. S’ajoute à cela une remise à niveau des textures devenues bien plus nettes et un lifting des personnages au poil (avis aux fans, vous pourrez voir une grande différence au niveau des yeux des protagonistes qui n’ont plus l’effet «  vitreux « d’autrefois). Les décors et les éléments du jeu ont également été retravaillés. Les couleurs sont plus vives et plus propres, un vrai régal pour les yeux. Le titre a été littéralement refaçonné de fond en comble et ça se voit. Pour un jeu sorti en 2002, on ne peut nier qu’il a très bien vieilli.

Parlons maintenant de l’OST, produit à l’époque par les compositrices Yoko Shimomura et Kaoru Wada qui s’occupait d’arranger les chansons d’Utada Hikaru dans une version orchestrale, les musiques de Kingdom Hearts ont un réel pouvoir à mes yeux. Je dirai qu’elles sont envoûtantes, prenantes et voire même émouvantes. Par ailleurs, chacun des mondes de Disney a ses propres thèmes musicaux respectifs en zone neutre et en combat, tous tirés de leurs films (on retrouve donc des titres comme « This is Halloween «  pour le monde de Jack Skellington ou «  Sous l’océan «  pour La Petite Sirène). Mais ce n’est pas tout car chaque musique convient parfaitement à la situation, que ce soit de la joie, de la tristesse, de la panique ou de l’engouement tout a été calculé pour être parfait (honnêtement je ne suis pas le genre de personnes qui va être chamboulé par une musique mais ce jeu m’a vraiment donné des frissons). En bonus pour cette compilation, notre chère compositrice a réussi à réarranger tout l’OST, déjà superbe, qui procure à nouveau l’envie de l’écouter.

Côté gameplay, on notera qu’un ajout a été fait sur la caméra. Avant, nous pouvions tourner la caméra grâce aux boutons L2 et R2, désormais elle est contrôlée par le joystick droit, ce qui est bien plus pratique mais tout de même assez capricieux par moments. Autre surprise, la touche Triangle de Kingdom Hearts II fait son apparition. Non, ne vous attendez pas à des QTEs mais à la place, fini de voyager dans le menu pour ouvrir un coffre (il faut avouer que c’était vraiment chiant d’ouvrir un coffre) ou choisir une compétence, tout ça est réglé grâce à cet ajout.

« Si nos compétence n’apparaisse plus dans le menu, qu’est-ce qu’il peut y avoir à la place ? »

Eh bien à la place, les invocations disparaissent de l’onglet Magie rendant la maniabilité bien plus évidente. Par la même occasion, les vaisseaux Gummi sont encore bel et bien présents (malheureusement) mais maintenant accompagnés de missions à remplir par nombre de 3 par monde (vous allez passer de longs, de TRES longs moments). Personnellement, je n’aime pas les voyages en vaisseau. Ce n’est pas maniable, c’est dur (si quelqu’un passe la mission 3 de Hollow Bastion je veux voir une vidéo je vous en supplie !), c’est un vrai calvaire…

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Kingdom hearts re : chain of memories : une mémoire un peu joueuse…

Kingdom Hearts Re : Chain of Memories se situe entre les épisodes 1 et 2 de la série. Il était à l’origine en 2D (GBA oblige), c’est donc avec un très grand plaisir que le passage en 3D se fait pour l’adaptation sur PS2. Cet opus est très important pour comprendre les événements qui se déroulent dans Kingdom Hearts II, on y comprend entre autres comment Sora et ses amis, Donald et Dingo, se retrouvent endormis plus d’un an dans des capsules.

Kingdom Hearts Re : Chain of Memories était originalement sorti avec Kingdom Hearts : Final Mix + sur PS2 au Japon mais arrive pour la toute première fois chez nous dans cette compilation, c’est pourquoi il est important de vous faire part des améliorations graphiques apportées au titre. Parmi elles, la plus grosse nouveauté réside dans la 3D, même si le système reste sensiblement le même, la 3D change vraiment la donne. En plus de cela, de nouvelles cartes sont disponibles, la plupart sont des cartes Attaques (Éclat dissident, Éclipse totale, Hurlement de minuit et Deux pour un), le reste étant les cartes Malus de l’Organisation XIII au complet. Toutes celles-ci seront déblocables après avoir regardé l’ensemble des vidéos de Kingdom Hearts 358/2 Days.

L’histoire nous entraine donc peu de temps après les évènements du premier opus, on y retrouve nos héros à la recherche de Riku et du Roi Mickey. Sur son chemin, Sora se retrouve nez à nez avec un individu encapuchonné qui l’invite à le suivre. Plus loin, Donald, Dingo et lui arrivent devant un manoir, le Manoir Oblivion. Ils décident d’explorer ce manoir en quête de retrouver Riku et Mickey mais dans celui-ci, gagner c’est perdre et perdre c’est gagner. Effectivement, plus ils avanceront dans le manoir et plus nos héros auront leur mémoire chamboulée. C’est donc dans ce manoir que nous découvrirons les membres de l’Organisation XIII disparus du second volet.

L’image ci dessous vous permettra de vous faire une idée du travail apporté à l’œuvre originale.

Sans titre 1

Kingdom Hearts Re : Chain of Memories est un opus très particulier de la série qui se joue avec des cartes. En effet, plutôt que d’avoir notre bon vieux menu Attaque, Magies, Objets, Invocations, nous avons maintenant un menu déroulant rempli de cartes du même type que le menu précédemment cité auquel s’ajoutent des cartes dîtes « Malus » qui sont (contrairement à leurs noms) des bonus obtenues en abattant des Sans-Cœurs et les Boss. Pour pouvoir combattre, nous devrons donc construire des decks de cartes suffisamment travaillés pour espérer réussir à s’en sortir contre les ennemis les plus coriaces. On peut facilement entendre par là que Re : Chain of Memories est un vrai jeu de stratégie. Le gameplay est assez dynamique mais demeure néanmoins vraiment redondant. Tous les combats contre les Sans-Cœurs se ressemblent et cela devient rapidement lourd mais contrairement aux Sans-Cœurs, chacun des Boss a sa façon de combattre et c’est un régal manette en mains. Concernant les mondes, chacun d’entre eux sont sectionnés par blocs accessibles par l’utilisation de cartes lieux, elles même disposées en plusieurs catégories :

– Les Rouges correspondent aux zones de combats, plus ou moins remplis de Sans-Cœurs selon la carte choisie.

– Les Vertes correspondent aux zones de combats, les Sans-Cœurs seront relativement faibles ou fort de la même façon selon la carte choisie.

– Les Bleues, elles, sont des zones de sécurités, on peut par exemple y sauvegarder notre avancement ou encore aller au marché des Mogs.

– Les Dorées servent par contre à accéder aux évènements liés à l’histoire.

Je vous souhaite particulièrement du courage pour toujours avoir les cartes utiles à l’ouverture des portes.

« Merci, tes encouragements nous touchent vraiment ! «

Le petit plus génialissime de ce jeu, c’estsa rejouabilité. Vous pourrez toujours continuer en jouant Riku qui a sa propre histoire dans le Manoir Oblivion. Ici pas de modification du deck, les cartes changent selon les mondes visités et peuvent être augmentées en montant de niveau. Toutefois, Riku a la possibilité de se transformer en utilisant le pouvoir des ténèbres changeant de nouveau la façon d’aborder les combats (c’est vraiment jouissif de jouer avec Riku).

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Dans Kingdom Hearts 358/2 Days, nous suivons l’histoire de Roxas, Xion et Axel. Seul épisode non jouable de la compilation, c’est dans une version « film « de 2 heures 53 que le jeu originalement sortie sur NDS en 2009 nous est montré. Toutes les cinématiques ont été réalisées et doublées spécialement pour cet épisode, elles ont d’ailleurs été réalisées pour là plupart à partir des dialogues du jeu original.

L’histoire se situe cette fois entre la fin des épisodes 1 et 2, et parallèlement à Chain of Memories. On retrouve Roxas à sa « naissance », découvert et enrôlé par Xemnas dans L’Organisation XIII en tant que 13ème membre. Alors qu’il n’est qu’une coquille vide pendant ses premiers jours, il apprend à vivre une vie en étant envoyé en missions pour récolter des cœurs dans les mondes en duo avec Axel. Peu à peu, Roxas et lui deviennent amis malgré le fait qu’étant des Similis, ils n’ont pas de cœur. Un jour, une nouvelle membre du nom de « Xion » se joint à eux et elle a la particularité de pouvoir manier une Keyblable tout comme Roxas, envoyés en missions ensemble, tous les trois  deviennent très vite les meilleurs amis. Mais tout n’est pas rose et nos amis vont avoir des problèmes avec un homme usurpant leur identité.

Kingdom Hearts 358/2 Days est un opus fort en émotions, loin d’être de la même catégorie que ses prédécesseurs, c’est un épisode plutôt sombre et triste qui m’a profondément ému et que je conseille de regarder avec attention.

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CONCRÈTEMENT, QU’EST-CE QUE CA VAUT ?

96
Magnifique

Vous l’aurez probablement compris, Kingdom Hearts HD Remix 1.5 est une excellente compilation que je conseille personnellement à tout le monde. Grands comme petits et jeunes comme vieux, vous risquez de lâcher des petites larmichettes (même vous, les plus coriaces). Cependant, les puristes de la série avoueront que les voix anglaises sont beaucoup trop dur à accepter et passeront leur chemin. Malgré tout, le titre reste clairement magnifique. La durée de vie s’étend sur un bon total de 50 heures de jeu en jouant normalement, tandis que les chasseurs de trophées pourront atteindre facilement les 200 heures. Au final, quelques défauts sont notables par-ci, par-là mais ne changent en rien le fait que ce soit la meilleure compilation HD sortie à ce jour.

NieR, serez-vous prêt à tout ?

Il y a des jeux, parfois, qui sortent un peu de nul part, des jeux desquels vous n’attendez pas grand chose, mais qui au final réussissent à vous surprendre et à vous toucher à vif. Pour moi, NieR a fait parti de ce genre de jeux. Dernier titre développé par l’équipe du studio Cavia, célèbre pour avoir donnée naissance à la série des Drakengard, et édité par Square Enix en Avril 2010, laissez moi vous embarquer dans la découverte de ce jeu unique en son genre, disponible sur XB360 et PS3.

Attention, jeu non identifié et unique en approche

Le soft de Cavia nous plonge dans un futur lointain, où l’humanité est revenue à une technologie presque moyenâgeuse. Nous sommes envoyé dans ce monde, plongé dans la peau d’un père obsédé par la santé en décroît de sa fille, touchée par une maladie signant la fin des êtres humains : la nécrose runique. Ce scénario est très basique, un père voulant sauver sa fille alors que la fin du monde est proche, capable de tout pour cette quête patriarcale ô combien courageuse et louable, qui va croiser des personnages uniques en leur genre et qui va massacrer des tas d’ennemis, des ombres en l’occurrence qui forment un bestiaire relativement peu varié, pour arriver à ses fins. Bref, rien qui nous ferait crier au génie et à l’originalité, mais cette impression va très vite évoluer en quelque chose de beaucoup plus positif.NieR 4
En effet, Nier, personnage éponyme, va, comme nous le disions un peu plus haut, rencontrer des personnages très différents et pour le moins atypiques. Un bouquin, qui parle, complètement égocentrique et sarcastique, une femme mystérieuse à la vulgarité sans limite, un enfant portant un bandeau sur les yeux pour dissimuler un pouvoir occulte et dangereux. Avec ces personnages, le jeu grimpe déjà quelques barreaux sur l’échelle de l’originalité, encore plus si nous plaçons le titre dans son contexte. Indeed (rien n’est trop beau pour éviter une répétition de l’expression «en effet »… ) n’oublions pas que NieR est un A-RPG nippon et il faut bien voir en celui-ci un ovni dans le monde du jeu de rôle japonais. Dans ce style, nous sommes plus habitués à voir des personnages qui se basent plus ou moins sur les mêmes critères. Nous pouvons prendre l’exemple du soldat surpuissant, sombre et énigmatique ou encore de la jeune demoiselle, assez naïve, à la voix suraiguë et aux sous vêtements fortement mis en évidence, deux genres de personnage se retrouvant dans la plus grande majorité des J-RPG. Ce qui est intéressant, avec les protagonistes de NieR, c’est qu’ils sont complètement différents de ce que vous avez déjà pu voir dans un jeu et que chacun d’entre eux possède une histoire passionnante et recherchée, que vous découvrirez avec plaisir et souvent mélancolie en faisant le jeu. Aussi, il est intéressant d’ajouter que le jeu est sorti dans deux versions différentes, l’une préparée à une sauce rentrant beaucoup plus dans les cases de ce qu’on pourrait attendre d’un RPG japonais plus commun. NieR RepliCant voit donc le jour au Japon le même mois de la même année, exclusivement sur Playstation 3. Cette version met en scène un personnage principal beaucoup plus jeune, qui souhaitera sauver sa sœur et non sa fille.NieR 3
Pour continuer sur le scénario, malgré le manque d’originalité qu’on aurait pu craindre en voyant le résumé du titre dans ses grandes lignes, il arrive à devenir exceptionnel au fur et à mesure que vous avancerez dans l’aventure, en particulier grâce à des rebondissements formidables qu’on ne peut voir arriver et à une histoire qui s’étoffe de plus en plus jusqu’à arriver à un final incroyablement touchant, quelque soit la fin sur laquelle vous aboutirez.
NieR a beau être un jeu d’une tristesse, d’une mélancolie, d’une noirceur et d’une maturité formidable, il n’oublie pas de faire appel à l’humour et parfois même à la joie, en particulier grâce aux dialogues dont l’écriture est clairement admirable. Ainsi le jeu se rapproche de manière réaliste et poétique à l’existence humaine qui est parsemée de bons et de mauvais moments, de tristesses et de joies, de rires et de larmes. NieR s’avère être un jeu profondément humain, faisant appel à toutes les émotions et les passions du joueur pour l’immerger dans une histoire et dans un univers magique.

NieR, un hybride aux faces nuancées et diverses

Ovni de par ses personnages et son histoire, NieR l’est tout autant de par son gameplay, très divers et qui rend hommage à d’autres titres phares du jeu vidéo. Alors que de nombreux jeux se cantonnent à un seul type de gameplay, ce qui n’est pas fatalement une mauvaise chose, les développeurs du studio Cavia ont pioché ici et là afin de mettre en place un système de jeu très varié. Ainsi nous retrouvons nous devant un Beat them all pur et dur où le héros devra défourailler tout ce qui se trouve sur son passage, grâce à un système de combat qui aurait par ailleurs mérité d’être plus recherché au niveau des combos disponibles, jusqu’à traverser des phases de Shoot’em up, où mille et une boulettes de couleurs viendront vous assaillir, pour ensuite passer par un peu de plate-forme, rendant hommage aux piliers du jeu vidéo 2D pour revirer vers une vue de dessus, clin d’œil au style du Hack’n’slash.
Vous l’aurez compris, NieR est un véritable hybride qui mélange une ribambelle de genres à sa sauce, nous faisant oublier la répétitivité des combats standards grâce à des phases très différentes dans leurs mécaniques. L’originalité prend donc aussi place dans ce système de jeu qui s’avère être fichtrement efficace. Mais NieR est aussi et surtout un A-RPG. Vous aurez donc la possibilité de choisir vos pouvoirs et vos armes, de les améliorer à loisir grâce à des composants que vous trouverez sur votre chemin ou au détour d’une des nombreuses quêtes annexes que propose le jeu. Soit dit en passant, ces quêtes annexes sont sans grand intérêt. Tuer tant d’ennemis, retrouver tels objets perdus pour les ramener à leurs propriétaires respectifs, rien de bien palpitant. Si quelques quêtes secondaires s’avèrent être intéressantes et apportent vraiment quelque chose au scénario, force est de constater que ces dernières ne sont pas légion face à la grande majorité de quêtes superficielles et répétitives au possible. Malheureusement, il est essentiel de les faire si vous souhaitez acquérir les armes les plus puissantes et ainsi obtenir l’une des fins du jeu. Tout ceci fait grimper la durée de vie du soft de manière considérable, qui passera d’une quinzaine d’heures si vous le faites rapidement à quelques quatre-vingt heures de jeu si vous faites toutes les quêtes secondaires et si vous voulez toutes les armes augmentées au maximum.Nier 2
Puisque nous avons vu quelques défauts du jeu à savoir la répétitivité des combats et les inintéressantes mais nombreuses quêtes annexes, enchaînons donc avec les graphismes qui sont, pour un jeu de 2010, assez laids sur le plan technique. Cavia semble être abonné au fait d’être complètement dépassé sur la technique graphique, comme nous pouvons le remarquer avec les Drakengard, et NieR n’échappe malheureusement pas à la règle. Beaucoup de décors sont vides, très vides, trop vides. Le côté artistique vient tout de même sauver, en partie, ce défaut en proposant des décors plutôt variés et recherchés. Malgré tout, même si les environnements sont plutôt jolis niveau artistique, ils ne le sont pas au point que le joueur ait forcément envie de les parcourir plusieurs fois. Mais envie ou pas, il y sera contraint. En effet, les donjons devront être faits deux fois durant l’aventure, des allers-retours dont nous aurions clairement pu nous passer.

Quand la musique est bonne

Maintenant que nous avons évoqué les défauts du titre, il est temps de passer à sa plus grande qualité : son OST.
Dès lors que nous lançons NieR, nous sommes plongés dans un univers musical d’une magnificence rarement égalée dans un jeu vidéo. Signée Keiichi Okabe, notamment connu pour ses travaux sur la série Tekken et accompagnée de la délicieuse chanteuse anglaise Emi Evans, la musique de NieR atteint des sommets, la perfection même, l’apogée de la jouissance auditive.
Au niveau des paroles, elles ont été écrites par la chanteuse, qui créé ici une langue qui se veut être l’interprétation imaginative de ce que pourraient donner nos langues actuelles dans un futur de quelques centaines d’années. Elle s’inspire donc de différents dialectes, à savoir l’italien, l’espagnol, le japonais, le français, l’anglais et le gaélique. Ceci donne un mélange enchanteur aux milles et une couleurs qui ravira votre ouïe et qui vous emportera dans l’ambiance très particulière du jeu.
Comme nous avons pu le voir au niveau du gameplay et du scénario, les développeurs de chez Cavia ont mis un point d’honneur sur la diversité que propose leur création et la musique n’échappe pas à la règle. En effet, presque aucune piste ne ressemble à une autre. Keiichi Okabe et Emi Evans ont fait preuve d’une créativité de maître, faisant passer la musique du jeu à de douces mélodies au piano accompagnées d’un chant cristallin à des musiques beaucoup plus rythmées jusqu’à d’épiques chants de chœurs agrémentés de percussions. Cette musique est un voyage. Un voyage de par les différents styles sonores qu’elle aborde, mais aussi un voyage émotionnel. Elle donne effectivement au joueur tantôt une impression de gaieté, de joie pleine de candeur, tantôt de la mélancolie, de la tristesse.NieR 5
Le jeu est excellent en lui même, dans ses idées de gameplay et de scénario, mais la musique apporte quelque chose en plus. Elle n’est pas au service du jeu vidéo et le jeu n’est pas non plus à son service. Elle n’est pas non plus superficielle et n’est pas là pour combler un manque de son. Non, dans NieR, c’est un tout homogène qui est formé et la musique s’avère être une composante majeure du jeu de Cavia. Prenons par exemple la première musique du jeu Snow in Summer. Cette chanson se divise en plusieurs parties. Elle commence tranquillement avec un choeur féminin, emportant le joueur dans l’atmosphère unique du soft dès ses premières secondes. Le joueur est contemplatif, non face au paysage qui n’a rien d’exceptionnel, en particulier sur le plan technique, mais face à cette musique si envoûtante et intrigante. Le jeu implique donc très clairement, dès sa première scène, que l’aspect musical est l’un des plus importants du jeu, puisque c’est cette musique qui introduit tout le reste. Après cette introduction musicale, une scène d’action est subtilement amenée. Au début, il n’y a pas de musique, rien, le néant. Puis le choeur féminin reprend, petit à petit. Arrivent ensuite timidement les quelques notes d’un orchestre symphonique alors que le joueur continue à se battre contre des hordes d’ennemis. Les percussions viennent ensuite épicer le tout en rendant l’action encore plus épique, et là… nous y sommes. L’immersion est totale grâce à la subtilité poétique de cette divine bande son et cet aspect va être filé tout le long du jeu afin de le sublimer.
Je tire donc mon chapeau à Keiichi Okabe et à Emi Evans qui nous servent avec NieR l’une des OST les plus marquantes du jeu vidéo jamais réalisées.

89

Culte

CONCRÈTEMENT, QU’EST-CE QUE CA VAUT ?

NieR n’est pas un jeu exempt de défauts : les graphismes, la répétitivité, les allers-retours, les quêtes annexes inutiles… Mais malgré tout cela, nous ne pouvons nier ses qualités qui font de ce titre une expérience magnifique à ne surtout pas manquer. Mettant la part belle aux émotions du joueur et à la diversité, NieR est un jeu qui ose à une époque où le jeu vidéo reste assez timide sur ces capacités artistiques. A titre personnel, NieR est une œuvre qui m’a profondément touchée et que je n’oublierai pas de sitôt, je ne peux que fortement vous le conseiller car, même s’il ne réjouira pas vos pupilles, il saura vous marquer grâce à ses autres vertus.

Trailer Analysis – The Evil Within, le retour en force du Survival-horror

On entend beaucoup dire, depuis quelques années, que le genre du survival horror, c’est fini. Les joueurs sont las de voir l’action prendre le dessus dans des séries qui se voulaient à la base totalement horrifiques. Mais Shinji Mikami, créateur de la célèbre série Resident Evil, entre autres, semble bien déterminé pour changer la donne avec son prochain jeu : The Evil Within, ou Psychobreak au Japon. Un titre qui semble, d’après ce que nous avons pu voir dans les quelques bande annonces présentées lors du TGS et de l’E3 2013, revenir aux bases d’un style pour le moins vacillant.

Quelques mots tout d’abord sur Shinji Mikami. Il est considéré comme le père du Survival-horror grâce à la série des Resident Evil, mais il a bien entendu créé d’autres titres phares comme Devil May Cry chez Capcom ou encore Vanquish chez Platinum Games. Malgré le fait qu’il souhaite, avec The Evil Within, rendre sa gloire d’antan au Survival-horror, il ne faut pas oublié qu’il a donné une impulsion à la présence d’action pure et dure dans les jeux d’horreur avec son titre Resident Evil 4 qui fut un véritable tournant dans la série, engendrant le cinquième et le sixième opus, beaucoup plus axés sur l’action. Shinji Mikami n’a d’ailleurs travaillé sur aucun de ces deux épisodes. En voulant redonner de la valeur au style qu’il a lui même en partie créé, on sent qu’il veut écouter les joueurs et accéder à leurs souhaits de retrouver des jeux qui font réellement peur.

Car oui, d’après ce que nous avons pu voir dans la longue bande annonce de gameplay, The Evil Within apportera de grands moments d’horreur. Première chose que nous pouvons noter, le jeu est extrêmement sombre et l’ambiance glauque au possible, ce qui ne sera pas sans rappeler l’atmosphère régnante dans la série des Silent Hill.

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Tout est soigné de telle façon que l’immersion est totale dès les premières minutes qui furent présentées. La bande son ajoute beaucoup à l’ambiance générale. Alors que le personnage principal, Sebastian, est pendu par les pieds dans une salle crasseuse, entouré de cadavres dans la même position et en proie à une sorte de bourreau masqué, nous pouvons entendre les mouches virevolter dans cette pièce macabre, suivi de l’affreux son d’un homme se faisant découper et de ses derniers cris de douleurs. Tout ceci accompagné du cliquetis que provoquent les gouttes sang s’écrasant contre le sol et d’un air de Jean Sébastien Bach émanant de l’endroit où se trouve le monstre. Charmant n’est-ce pas ?

Autre élément d’une importance capitale pour un titre voulant redorer le blason d’un genre tout entier : le personnage que le joueur contrôle est réellement en danger. En effet, Sebastian, après être tombé en se détachant du piège sordide qui le tenait à quelques centimètres du sol, se met à boiter, ce qui le rend lent et beaucoup plus fragile. Aussi doit-il s’enfuir de la salle sans alerter la créature. Shinji Mikami et les développeurs de chez Tango Gameworks Studio ne se moquent pas des joueurs réclamant du pur Survival-Horror, car dans ce style, l’important est de sentir que le protagoniste du jeu est en danger, ce qui implique un sentiment de survie, sentiment renforcé par le fait que Sebastian soit désarmé dans la première partie de la bande annonce. Nous nous retrouvons donc avec un humain, impuissant, qui est obligé de fuir face à un danger qui le dépasse. Nous avons la chance, pour une fois, de ne pas nous retrouver à contrôler un soldat surarmé aux muscles sur-développés qui pourrait tout détruire sur son passage. Non, ici, comme nous pouvons le voir dans la partie « prologue » du trailer, le héros s’en prend plein la face, et c’est tant mieux, voilà encore une fois un point qui amplifie l’immersion.

zyekjsbdnfkuabsndtgibal (4)Dans la deuxième partie de la bande annonce, nous avons pu en voir un peu plus au niveau du gameplay. La caméra est placée derrière le personnage et est plutôt proche, à la manière d’un Resident evil 4, et la vie est affichée sous la forme d’une ligne rouge et blanche, le blanc représentant la vie de Sebastian et le rouge les dégâts qu’il a subi. Bien qu’elle se place en bas de l’écran et qu’elle soit très fine, cette barre entache quelque peu l’immersion, en plus d’être assez contestable esthétiquement parlant. Elle semble malgré tout être pratique mais il est dommage que ce système pour voir la vie qu’il nous reste ne soit pas plus original comme il l’est dans nombreux autres jeux comme Dead Space où cette barre est intégrée de manière subtil sur la combinaison du personnage. Nous pouvons aussi noter que la maniabilité paraît un tant soit peu rigide, Sebastian est lent et a parfois un peu de mal à tourner, mais est-ce réellement un défaut ? Cette question aurait concerné un autre style de jeu, j’aurais répondu oui sans hésitation, mais dans un survival-horror, pas forcément. Le fait que ce ne soit pas fluide renforce l’impression de danger et rappelle les anciens jeux phares du genre, ce qui n’est pas pour déplaire.
Cette deuxième partie nous montre aussi le système de combat, qui est en tous points comparable à celui de Resident Evil 4. Les dégâts sont localisés, si vous tirez dans la jambe d’un ennemi, il tombe , si vous tirez dans la tête, vous ferez plus de dégâts. De plus, nous pouvons voir que Sebastian n’a pas énormément de munitions, ce qui est un bon point pour renforcer l’impuissance de ce dernier et le danger qui le menace.

Vous l’aurez compris, The Evil Within est très prometteur et nous sommes face à un véritable Survival-horror. Mais, d’après ce que nous avons pu voir, il y a tout de même quelques défauts non négligeables. Tout d’abord, les expressions faciales ne sont pas assez bien faites. On a l’impression que Sebastian est juste un peu embêté par la situation, mais sinon, rien. Nous pouvons quand même espérer que ce défaut sera remanié avant la sortie du jeu en 2014. Un autre défaut est qu’il y a une réelle impressionde déjà vu.

The-Evil-Within-Gameplay

En effet, dans la première partie de la bande annonce le personnage principal se fait attaquer par une créature tenant une tronçonneuse, ce qui rappelle les montres masqués de Resident Evil 4. Dans la deuxième partie, le personnage est bloqué dans une sorte de cabane assaillie par de nombreux ennemis. Il y a la même scène dans Resident Evil 4. Ce constat est inquiétant quant au reste du jeu, nous ne pouvons qu’espérer à nouveau que les ressemblances avec l’autre titre phare de Shinji Mikami n’iront pas trop loin, car en douze minutes de gameplay, ça fait déjà beaucoup. Nous pouvons aussi évoquer les graphismes qui, pour un jeu next gen, ne sont pas grandioses, mais ce défaut semble être rattrapé par la direction artistique du jeu et par l’atmosphère qui s’en dégage.

Pour conclure, malgré quelques défauts et dans la limite de ce que nous avons vu, le jeu semble avoir les cartes en main pour redorer le blason du genre du Survival-horror et avec un homme comme Shinji Mikami aux commandes, on ne peut qu’être enthousiaste à l’attente de la sortie du titre qui sortira en 2014, développé par Tango Gameworks et édité par Bethesda, sur Xbox 360, PS3, Xbox One et PS4 .