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Tomb Raider – Renaissance d’une licence emblématique

 Qui n’a jamais touché à un TOMB RAIDER dans sa vie ? Sûrement personne, ou alors tu es très jeune, cher lecteur. De toute façon, ce n’est pas une raison valable, il faut se mettre à la page. Cette licence phare du jeu vidéo a longtemps été considérée comme l’une des meilleures de son époque, et tient son succès d’une réalisation soignée, d’un gameplay bien huilé, et d’une excellente maîtrise de la technologie 3D. Néanmoins, depuis quelques années, la licence s’engageait dans un déjà-vu lassant et douloureux pour elle-même. Mais c’était sans compter l’arrivée de TOMB RAIDER, l’épisode ambitieux destiné à redorer le blason de la série. Cette nouvelle mouture, sortie en février 2013, fut développée par les équipes du studio « Crystal Dynamics », et éditée par Square Enix.

Cette île me file la chaire de poule, brrr !

     Petite piqûre de rappel : Lara Croft, alors âgée de 21 ans, s’engage dans une expédition à la recherche d’une intrigante île japonaise, en compagnie de quelques amis et connaissances à elle. L’île en question : Yamatai, qui , selon les légendes, fut jadis sous le règne de la Reine Solaire, Himiko . Convaincue que cette île se trouvait dans le « Triangle du Dragon », ou aussi connu sous le nom de Mer du diable (plus d’informations, ici), qui a la réputation d’être une zone de phénomènes climatiques impressionnants, à l’instar du triangle des Bermudes. Levant le cap vers cette fameuse zone, le navire de la compagnie, nommé Espérance, est entraîné dans une puissante tempête qui fait échouer toute l’équipe sur l‘île du Yamatai. Ainsi commence l’histoire de TOMB RAIDER, mais aussi la première aventure de Lara.

Des sacrifices pour un rituel sectaire ? Lara est dans de beaux draps…

Et que dire de cette première aventure, si ce n’est qu’elle est tout simplement merveilleuse. Cet épisode, faisant guise de retour en arrière, nous transporte dans un voyage, à la fois douloureux, intense et captivant au travers des yeux de Lara. Une Lara Croft jeune, belle et fragile. Une fragilité attirante qui tend à rapprocher le joueur de la jeune demoiselle. Cette même fragilité qui la mettra à nue (je te vois arriver, petit pervers) et construira ce qu’elle est devenue pendant tout son périple au cœur de cette île japonaise.

Le Japon, comme pour bon nombre de personnes ici, je suppose, est un pays que j’affectionne énormément pour son histoire et sa culture, pour y être déjà allé (et prochainement y vivre). Et le fait que le jeu se base sur un mythe japonais a permis de renforcer cette proximité entre le jeune personnage qu’est Lara et moi, de par son âge mais surtout cette impression de découvrir un nouvel élément de cette culture. Un point important qui rend l’expérience déjà bien plus personnelle qu’elle n’aurait pu l’être. Outre cette petite parenthèse me concernant, tout joueur trouvera son compte dans le jeu. Le scénario est introduit de manière intelligente, en partie grâce à de nombreux éléments scénaristiques, mais aussi secondaires à récupérer sur l’île, comme les lettres et autres documents écrits par les collègues de Lara. Ces éléments permettront généralement d’en connaître un peu plus sur le fond de l’affaire, ainsi que sur les relations entre les personnages durant le périple. De plus, d’autres objets apportent une quantité non-négligeable d’informations complémentaires concernant le mythe sur lequel se base le scénario du jeu.

TOMB RAIDER jouit d’un scénario palpitant qui vous tiendra en haleine, vous attendrira pour la jeune Lara et vous fera découvrir ses débuts éprouvants en tant qu’aventurière. Plus humaine, belle, attachante et moins siliconée que jamais, ce personnage, connu pour sa plastique exagérée, vous amènera avec lui dans un voyage périlleux au cœur d’un Japon méconnu, et paranormal.

J’ai faim, viens là ma biche !

Pour la première fois dans l’histoire de la licence Tomb Raider, le concept de la survie est introduit. Lara est humaine et, en effet, elle a besoin de se nourrir ou de réchauffer pour assurer sa survie. Le concept est simple, armé de votre arme, vous serez en mesure de tuer quelques mammifères, volatiles, ou encore crustacés et de les dépecer par la suite. Sur le papier, l’idée est forte sympathique et tend à renforcer le parti pris assumé de la survie. Cependant, on regrettera que le concept soit mal exploité et tient plutôt de l’anecdote que de la réelle survie. Tuer et dépecer des animaux n’a pas de grand intérêt en soit, si ce n’est de gagner quelques misérables points d’expérience, et un trophée. La chasse se révèle amusante au début de l’aventure grâce à la curiosité qu’elle suscite, mais perd de son intérêt au fur et à mesure. Une idée que l’on peut toutefois saluée pour son mérite. Fort heureusement, les autres aspects du gameplay rattrapent le coup, et veille à donner à ce nouvel épisode une nouvelle dimension personnelle et unique.

Tout commence à s’écrouler… Sauves qui peut !

Grandement inspiré par la série des Uncharted de Naughty Dog, Crystal Dynamics a réussi à apporter de réelles sensations d’aventure. Moins limitée dans ses actions, la nouvelle Lara Croft se voit offrir de nouvelles libertés. Fini les grands sauts et double salto dans les airs (sans élan), la nouvelle palette d’actions est plus naturelle et large. Maintenant, la jeune aventurière a la possibilité de grimper sur les façade rocheuse grâce à une pioche, atteindre des zones compliquées et éloignées, voire tirer des éléments du décorer vers soi, à l’aide des flèches-grappins, récupérer des armes et les crafter, et bien d’autres apportant une approche stratégique, certes minime mais présente, au jeu et qui le rapproche du jeu phare exclusif à Sony.

Tant d’éléments qui trouvent tous leur intérêt dans l’aventure et qui la rendent encore plus plaisante. D’autant plus que la difficulté et la maniabilité sont très bien équilibrées, et que le jeu s’étend environ 8 à 9 heures, sans compter les nombreuses morts qui vous seront affligées (des morts vraiment originales que je vous laisse le plaisir de découvrir), et le mode multijoueur. Un mode multijoueur fun qui souffre, néanmoins, d’un gameplay plus limité, et d’une certaine répétitivité qui lasse à la longue. Sans pour autant être décevants, les modes de jeux sont en grande partie banals et n’apporte aucune originalité au soft mais qui reste un bonus agréable en complément du mode solo. On pourra signaler quelques bugs mineurs qui n’entachent pas forcément le plaisir de jeu. Autres points négatifs à souligner pour l’aventure solo, la difficulté des énigmes se trouve bien trop faible, et l’intelligence artificielle est vraiment dans les choux par moment. Les mercenaires qui se cachent derrière une feuille, c’est pas forcément très malin, et on aurait préféré en être dispensé.