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Shingeki no Kyojin – L’anime incontournable de l’année

Shingeki no Kyojin, ou L’attaque des titans en français, est à l’origine un manga de l’auteur Hajime Isayama qui fut publié pour la première fois dans Bessatsu Shonen Magazine en 2009 et qui est toujours en cours d’écriture. La série reçut à sa sortie un immense succès au Japon et se retrouva très vite bien placé dans les meilleures ventes de mangas. Quelques années après sa sortie, en 2013, l’adaptation en anime vit le jour. Cet anime, comme pour le manga original, reçut un succès fulgurant, les coffrets DVD et Blu-ray se plaçant premiers dans les ventes dès la première semaine de commercialisation. Une sortie française est même déjà annoncée sous ces formats pour mi-2014.

Une histoire originale et touchante

Shingeki no Kyojin - 05 - Large 26L’histoire de Shingeki no Kyojin prend place dans un univers post-apocalyptique, où l’humanité a été massacrée dans sa plus grande partie par des titans, véritables cauchemars ambulants dénués d’intelligence et de pitié. Suite aux attaques de ces derniers, les survivants se replièrent derrière des murs de cinquante mètres qui les protégeront durant cent ans avant qu’un immense titan, le titan colossal, vienne briser l’un de ces murs afin de laisser entrer un nombre conséquent de titans dans la ville. C’est dans ce contexte que l’histoire prend place. Le personnage principal se nomme Eren Jaeger, c’est un enfant qui rêve de voir le monde et de rejoindre les bataillons d’exploration, groupe de soldats se battant en dehors des murs pour comprendre d’où viennent les titans et pour rendre sa gloire d’antan à l’humanité. Un souhait contesté par sa sœur adoptive Mikasa qui, comme sa mère, tentera de l’en dissuader. A ce duo s’ajoutera un troisième personnage principal : Armin, doté d’une intelligence plus élevée que la moyenne et d’une touchante timidité. Nous retrouvons dans cet anime le schéma d’un groupes de personnages plutôt classique, que nous pouvons retrouver dans bon nombre de Shonen. Il y a en effet Eren, le jeune homme ambitieux à la volonté de fer, Mikasa, mystérieuse et terriblement forte et Armin, le petit timide de la bande, plutôt faible sur le plan physique mais à l’intelligence remarquable. L’originalité ne se retrouve donc pas dans l’aspect très banal de ce trio. Et pourtant, l’anime ne donne pas un sentiment de déjà-vu, les personnages sont vraiment attachants, mais nous reviendrons sur ce point plus tard.
Pour revenir sur l’histoire, alors que les titans sèment la terreur et la désolation dans la ville, Eren verra sa mère se faire dévorer par l’un d’eux. Cet événement tristement marquant rendra le jeune héros fou de rage au point qu’il se fera la promesse sincère d’exterminer tous les titans jusqu’au dernier. Il décidera donc de s’engager dans les forces militaires, accompagné de Mikasa et d’Armin. Nous suivrons ainsi l’entraînement des ces trois protagonistes auxquels s’ajouteront des personnages secondaires attachants et ayant chacun leur propre personnalité. Car oui, malgré le fait que le trio principal ne sorte pas vraiment des sentiers battus dans sa configuration, les personnages de l’anime sont chacun dotés d’une psychologie loin d’être bâclée. Chacun aura son point de vue sur les choses, ses ambitions, ses émotions, sa personnalité et c’est une des grandes forces de Shingeki no Kyojin.

Intensité, maître mot de cet anime

Shingeki.no.Kyojin.full.1434524L’intensité qui se dégage de Shingeki no Kyojin est exceptionnelle, que ce soit au niveau du scénario, qui est ponctué de nombreux rebondissements tous aussi incroyables les uns que les autres et qui vous donneront envie de voir la suite le plus rapidement possible, ou au niveau de l’action. En effet, les combats sont ultra-dynamiques et dotés d’une mise en scène à couper le souffle grâce à l’originalité débordante des combats et de l’armement des humains. Ici, pas de supers pouvoirs ni d’armes dévastatrices, non. Les humains ont développés des systèmes ingénieux pour faire face aux titans, ils se projettent avec du gaz et se déplacent rapidement à l’aide de câbles qu’ils accrochent à différentes parois, ou aux titans, comme des grappins. Pour se battre, ils utilises de simples lames d’acier qui sont très facilement cassables. Toutes ces originalités donnent lieu à des scènes spectaculaires, épiques, jouissives et je me passe de continuer dans le style de l’énumération tant il y a d’adjectifs pour qualifier l’action de l’anime.
L’intensité se retrouve aussi et surtout dans l’émotion que procure l’anime. Sans trop vous en dévoiler, je peux tout de même vous dire que les larmes ont failli me venir à plusieurs reprises devant certaines scènes. Peut être que certaines morts sont un peu trop mises en scène, les rendant peu crédibles et grand-guignolesque, mais fichtre, ça marche du tonnerre. Vous serez pris de pitié pour les hommes qui seront impuissants et désemparés face aux titans, dont les origines ne vous seront pas servis sur un plateau, l’histoire laissant place à l’imagination du spectateur, du moins, pour cette première saison.

Un style artistique presque parfaitement mené

Shingeki no Kyojin - 05 - Large 22Le dessin de Shingeki no Kyojin est très bien réalisé. On sent qu’il y a de la recherche pour le design de certains lieux qui font tout simplement rêver et aussi pour les personnages qui sont réellement charismatiques sans êtres cachés derrière trop d’artifices. Les émotions sur le visage de ces derniers sont bien rendus et ne sont que très rarement exagérées. On peut tout de même reprocher un trait de crayon parfois un peu trop noir au niveau des personnages, qui contrastent de manière peu gracieuse avec le paysage. Quant aux titans, ces créatures sont affreuses. Elles ne sont pas mal réalisées, bien au contraire, mais leurs sourires malsains, leurs corps nus et leur immensité en font des monstres qui font réellement peur et leur apparence renforce la tension qui règne en maîtresse dans l’anime. De plus, nous parlions d’intensité dans la précédente partie, je ne pouvais m’abstenir d’aborder le point de l’ost, qui participe définitivement à l’ambiance intense de l’anime. Les compositions sont tout bonnement épiques et magnifiques.

Pour conclure, Shingeki no Kyojin est l’anime de 2013, il serait dommage que vous passiez à côté tant il apporte du neuf dans un domaine qui a tendance à se répéter quelque peu. En espérant qu’une deuxième saison voit le jour, ce qui serait légitime vu que cette première saison n’est l’adaptation que des huit premiers tomes et qu’il y en a à ce jour onze. Je ne peux que vous le conseiller, c’est un véritable chef-d’œuvre.

Trailer Analysis – Final Fantasy XV, que nous réserve Nomura ?

Présenté lors de l’E3 2013, Final Fantasy XV a énormément fait parler de lui sur tous les sites traitant de jeux vidéo. Anciennement connu sous le nom de Final Fantasy Versus XIII, épisode s’inspirant de la Fabula Nova Crystallis, le jeu se vit assigner le titre d’arlésienne à cause d’une communication inexistante et de nombreuses rumeurs à propos d’un développement compromis et catastrophique, au même titre que le tant attendu The Last Guardian. Hélas, ce n’est pas le cas. Square Enix voit en l’E3, le meilleur moment de s’expliquer et dévoiler son nouvel opus de la saga Final Fantasy qui change de nom après sept ans passés sous le titre de Final Fantasy Versus XIII, par le biais d’un trailer dévoilant un projet autrefois tué dans l’œuf par les joueurs, et qui tire aujourd’hui profit de la puissance de la PlayStation 4 et Xbox One pour apporter un renouveau à la série.

C’est ça, forces-toi à manger pendant que ton père fait le clown, petit Noctis !

Square Enix a toujours été une firme qui aime à éblouir et sublimer ses productions en utilisant des moteurs graphiques toujours très développés tenant de la véritable prouesse et du spectacle graphique, notamment en ce qui concerne les projets dirigés de près ou de loin par Tetsuya Nomura.
Une bande-annonce, comme son nom l’indique, est destinée à annoncer un projet en le rendant le plus attractif possible et ce, par tous les moyens. Une technique commerciale de plus en plus utilisée sur le marché du jeu vidéo pour créer un véritable engouement chez le consommateur potentiel, voire le grand public. Et celle de Final Fantasy XV n’échappe pas à cette règle.

En ayant présenté, pour la première fois, la démonstration de son nouveau moteur « Luminous Engine » (développé par Julien Merceron, ancien directeur technique de Square Enix, et son équipe) avec Agni’s Philosophy lors de l’E3 2012, Square Enix avait déjà tapé fort dans l’œil de la sphère médiatique du jeu vidéo. Les prouesses du moteur étaient mises en avant et le rendu était réellement impressionnant à l’heure où les consoles de nouvelle génération n’étaient réduites qu’à l’état de simples rumeurs.

Le jeu introduit un gameplay totalement frais et dynamique. Du jamais vu dans un Final Fantasy !

Le Luminous, pour les intimes, a été principalement conçu pour Final Fantasy XV alors qu’il existait encore sous l’appellation de Versus XIII, et était donc destiné à être développé pour tourner sur PlayStation 3 car, n’oubliez pas, ce Final Fantasy fut initialement prévu pour le monolithe noir de Sony Computer Entertainment (présentation lors de la réunion de organisée par les équipes de Square Enix en 2011). Qu’est-il donc arrivé à ce moteur durant ces trois dernières années ? Beaucoup de choses, il faut dire. Le Luminous Engine a été sublimé, et la physique grandement améliorée. Ce moteur est donc prévu pour être le pilier de l’avenir des futurs productions de la firme japonaise. Un solide pilier censé soutenir un projet tout aussi ambitieux que la création de ce moteur. En effet, Final Fantasy XV est une production aux ambitions immenses à laquelle Tetsuya Nomura semble tenir à cœur et pour qui il semble exiger un degré d’exigences très élevé. Partant de là, le trailer présenté lors de cet E3 est la preuve même que l’équipe n’a pas chômé lors de ces six dernières années et a donc travaillé d’arrache-pied pour offrir un jeu d’une qualité unique. Il serait d’ailleurs de mauvaise foi de nier que les équipes opérant sur les différents épisodes de la licence Final Fantasy ont toujours fait partie des meilleures équipes de développement de l’industrie. Mais venons en aux impressions.

 

Journey, un voyage initiatique jusqu’au Nirvana

Le jeu vidéo est-il un art ? C’est une question qui suscite beaucoup de débats dans la sphère des joueurs, et je suis de ceux qui pensent que le jeu vidéo en est un. Pour moi, le jeu vidéo est un ensemble d’art qui en font un art plus entier que les autres, au même titre que le cinéma, et c’est ce qui le rend si riche et profond. L’un des jeux qui me conforte dans cette idée est Journey. Un petit jeu indépendant développé par Jenova Chen et son studio « ThatGameCompany » qui n’a pas la prétention d’être considéré comme un blockbuster mais plutôt comme une poésie vidéo-ludique. Et c’est véritablement le cas car Journey est une pépite, une expérience unique et surtout un jeu profond, intelligent et d’une beauté transcendante qui mène le joueur à raisonner sur la vie et la mort.

Deus Ex: Human Revolution – Transhumanisme et renaissance

Deus Ex : Human Revolution est un jeu qui fut développé par le studio Eidos Montréal et édité par Square Enix en 2011 sur consoles de salon et sur pc. Ce jeu est un mélange intéressant entre jeu de tir à la première personne et jeu de rôle. Troisième opus de la série des Deus Ex, successeur d’un deuxième épisode ayant déçu les joueurs et la presse spécialisée au plus haut point, Deus Ex : Human Revolution se veut être le réconciliateur entre les joueurs et la série. Mais parvient-il à honorer cette mission ? Les développeurs de chez Eidos Montréal ont-ils réussi à faire un jeu digne du premier opus qui avait été adoré et adulé par les foules ? C’est ce que nous allons voir dans cette chronique.

Kingdom Hearts – Un rêve qui ressemble à un souvenir lointain

Rares sont les joueurs n’ayant jamais entendu parler de Kingdom Hearts, et pourtant, c’est bien ce jeu que je vais vous présenter pour mon premier article sur ce site. Je vous embarque avec moi pour un petit voyage vers le monde fantastique de Donald, de Mikey, de Dingo, mais aussi celui de Squall, Cloud, Sephiroth ou encore Tidus. Mais avant de trop en dire, une petite présentation du soft s’impose.

Ce A-RPG, sorti en 2002 sur la deuxième console de Sony et signé Squaresoft fit grand bruit à sa sortie grâce au mélange ambitieux et plutôt inattendu de deux univers totalement opposés : celui de Final Fantasy et celui de Disney. On aurait pu croire à une farce et pourtant non, Kingdom Hearts est bien un cross-over de ces deux mondes si différents. Et vous savez quoi ? La formule fonctionna à merveille, en particulier auprès des joueurs, la critique spécialisée étant tout de même un peu plus réservée au niveau des notes attribuées au jeu. Le succès du jeu fut immédiat, entraînant par la suite neuf autres opus ( dont un en préparation ) . Mais au final, ce succès est-il réellement mérité ? Je vais tenter de répondre à cette question dans cet article qui sera largement plus subjectif qu’objectif, je préfère vous prévenir.