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J-STARS VICTORY VS, we are figthing stars (version japonaise)

Entre jeux vidéo et manga, il n’y a qu’un pas à faire pour franchir la frontière qui les sépare. Tous deux pleinement ancrés dans la culture populaire japonaise, il est arrivé à de nombreuses reprises que ces deux univers riches et très variés se rejoignent pour former des adaptations de jeux particuliers en mangas, et vice versa. Toutefois, rares sont ceux qui osent pénétrer l’antre du crossover. Ce terme anglais désigne en fait la jonction entre plusieurs séries. Ce phénomène est déjà bien présent sur le marché des mangas japonais, ainsi que sur le marché des comics américains (Justice League et The Avengers), mais les jeux vidéo osant les crossovers mangas demeurent pratiquement inexistants jusqu’à présent.

 

A vrai dire, très peu d’éditeurs tentent l’expérience. L’investissement n’en vaut peut-être

pas le coup, et la peur de ne pas avoir assez de licences populaires doit probablement les en dissuader, surtout face au concurrent d’envergure qu’est la Shueisha. Cet éditeur est effectivement connu pour le nombre conséquent de licences mainstream et ultra-populaires qu’il détient comme One Piece, Dragon Ball et Naruto qui ont déjà fait mondialement leurs preuves. D’ailleurs, l’éditeur en question est vraisemblablement celui qui cumule aujourd’hui le plus d’adaptations de crossovers avec des jeux tels que Battle Stadium D.O.N qui était fun sans pourtant être exceptionnel, et il réitère l’expérience en 2014 avec l’ambitieux J-Stars Victory VS sur PlayStation 3, Vita et bientôt sur PlayStation 4 pour nous, chers européens. Cette critique a ceci dit été écrite à partir de la version japonaise.

KINGDOM HEARTS HD 1.5 REMIX – Le maître de la clé sauvera les mondes  

Kingdom Hearts est une série qui me tient particulièrement à cœur, je suis donc heureux de faire mon premier article sur ce jeu. Sortie en septembre 2013 exclusivement sur PlayStation 3, Kingdom  Hearts 1.5 HD ReMix est une série d’A-RPG qui mélange les univers de Final Fantasy et Disney. Kingdom Hearts HD 1.5 Remix est une compilation remastérisée des trois premiers jeux de la série, enfin deux jeux et demi puisque l’épisode NDS n’est pas jouable. Ce qu’il faut savoir sur ce jeu, pour nous français, c’est que ce n’est pas seulement une remasterisation. En effet, c’est également la possibilité de jouer à la version Final Mix du premier opus et une version entièrement refaite graphiquement de Kingdom Hearts Chain of Memories (sortie seulement sur GBA). Les deux opus étaient encore à ce jour exclusif au Japon.

Une remastérisation des plus magnifiques…

« C’est bien beau de faire une compilation HD mais qu’est-ce que ça m’apporte de plus que mes anciens jeux ? »

Premièrement, parlons des nouveautés présentes dans Kingdom Hearts : Final Mix. Parmi celles-ci, on relève un nouveau mode de difficulté expert, la compétence Zéro XP qui permettra, comme son nom l’indique, de ne gagner aucune expérience (pour les joueurs un peu sportifs c’est vraiment génial) ainsi que la possibilité de passer les cinématiques depuis le menu pause. Par la même occasion, on peut signaler aussi l’ajout de trophées qui rendront heureux les chasseurs de platines (il y a pas mal de trophées en bronze pour vaincre des ennemis tels que Séphiroth et même l’Inconnu ce qui fait un peu mal). Mais aussi, de toutes nouvelles cutscenes qui nous en apprennent un peu plus sur ce qui est arrivé à Riku après son départ de l’île, la fin secrète « Deep Dive » qui est rallongée ou encore le combat entre Cloud et Séphiroth, et bien d’autres.

Du côté de l’équipement, de nouvelles armes ont été intégrées. Nous avons donc la possibilité d’obtenir de nouvelles Keyblades que sont la » One Winged Angel (Monoptéryx en français) » et la « Diamond Dust (Gemme de Glace en français) » obtenues en battant les Boss Séphiroth et le titan de glace, de nouveaux Sceptres comme « Frappe Météore «  et «  Fantasista « ainsi que de nouveaux boucliers nommés « l’Ecu Vaillant » et «  Sept Eléments « .

 

Mais ce n’est pas tout car parmi toutes ces nouveautés, de nouvelles compétences ont aussi  été ajoutées (Dôme d’impact, Rapprocheur, Zantetsuken et Pétale garde, ect..), de nouveaux Sans-Cœurs sont de la partie (les Crypto-Ombres découverts dans la Fin secrète, Agaric Rose, ect..) et  pour finir, un nouveau Boss nommé «  Inconnu « (je vous laisse la surprise de ce boss plutôt badass «  voir image ci-dessous «). Même si cela reste plutôt minime en soit, ces quelques ajouts permettent de rebooster le jeu et d’apporter de l’intérêt à cette remastérisation. Seul bémol pour les fans, et bien malgré les menus et sous-titres en français, les voix, elles, sont en anglais.

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Mon cœur restera auprès de mes amis. Il ne mourra jamais !

Le character design de Kingdom Hearts a été produit par Tetsuya Nomura (directeur de la série Kingdom Hearts chez Square Enix et surtout connu pour être le chara-designer des personnages de Final Fantasy) et son équipe, ceci annonce donc la couleur pour nos héros. La modélisation des mondes Disney reste énormément fidèle à leurs films respectifs, tout comme leurs personnages, très bien modélisés en 3D. On peut dire de Kingdom Hearts : Final Mix qu’il a le mérite d’une réelle refonte HD contrairement à beaucoup d’autres compilations HD. Une qualité haute définition est effectivement à l’ordre du jour et nous passons donc enfin à une résolution en 16:9. S’ajoute à cela une remise à niveau des textures devenues bien plus nettes et un lifting des personnages au poil (avis aux fans, vous pourrez voir une grande différence au niveau des yeux des protagonistes qui n’ont plus l’effet «  vitreux « d’autrefois). Les décors et les éléments du jeu ont également été retravaillés. Les couleurs sont plus vives et plus propres, un vrai régal pour les yeux. Le titre a été littéralement refaçonné de fond en comble et ça se voit. Pour un jeu sorti en 2002, on ne peut nier qu’il a très bien vieilli.

Parlons maintenant de l’OST, produit à l’époque par les compositrices Yoko Shimomura et Kaoru Wada qui s’occupait d’arranger les chansons d’Utada Hikaru dans une version orchestrale, les musiques de Kingdom Hearts ont un réel pouvoir à mes yeux. Je dirai qu’elles sont envoûtantes, prenantes et voire même émouvantes. Par ailleurs, chacun des mondes de Disney a ses propres thèmes musicaux respectifs en zone neutre et en combat, tous tirés de leurs films (on retrouve donc des titres comme « This is Halloween «  pour le monde de Jack Skellington ou «  Sous l’océan «  pour La Petite Sirène). Mais ce n’est pas tout car chaque musique convient parfaitement à la situation, que ce soit de la joie, de la tristesse, de la panique ou de l’engouement tout a été calculé pour être parfait (honnêtement je ne suis pas le genre de personnes qui va être chamboulé par une musique mais ce jeu m’a vraiment donné des frissons). En bonus pour cette compilation, notre chère compositrice a réussi à réarranger tout l’OST, déjà superbe, qui procure à nouveau l’envie de l’écouter.

Côté gameplay, on notera qu’un ajout a été fait sur la caméra. Avant, nous pouvions tourner la caméra grâce aux boutons L2 et R2, désormais elle est contrôlée par le joystick droit, ce qui est bien plus pratique mais tout de même assez capricieux par moments. Autre surprise, la touche Triangle de Kingdom Hearts II fait son apparition. Non, ne vous attendez pas à des QTEs mais à la place, fini de voyager dans le menu pour ouvrir un coffre (il faut avouer que c’était vraiment chiant d’ouvrir un coffre) ou choisir une compétence, tout ça est réglé grâce à cet ajout.

« Si nos compétence n’apparaisse plus dans le menu, qu’est-ce qu’il peut y avoir à la place ? »

Eh bien à la place, les invocations disparaissent de l’onglet Magie rendant la maniabilité bien plus évidente. Par la même occasion, les vaisseaux Gummi sont encore bel et bien présents (malheureusement) mais maintenant accompagnés de missions à remplir par nombre de 3 par monde (vous allez passer de longs, de TRES longs moments). Personnellement, je n’aime pas les voyages en vaisseau. Ce n’est pas maniable, c’est dur (si quelqu’un passe la mission 3 de Hollow Bastion je veux voir une vidéo je vous en supplie !), c’est un vrai calvaire…

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Kingdom hearts re : chain of memories : une mémoire un peu joueuse…

Kingdom Hearts Re : Chain of Memories se situe entre les épisodes 1 et 2 de la série. Il était à l’origine en 2D (GBA oblige), c’est donc avec un très grand plaisir que le passage en 3D se fait pour l’adaptation sur PS2. Cet opus est très important pour comprendre les événements qui se déroulent dans Kingdom Hearts II, on y comprend entre autres comment Sora et ses amis, Donald et Dingo, se retrouvent endormis plus d’un an dans des capsules.

Kingdom Hearts Re : Chain of Memories était originalement sorti avec Kingdom Hearts : Final Mix + sur PS2 au Japon mais arrive pour la toute première fois chez nous dans cette compilation, c’est pourquoi il est important de vous faire part des améliorations graphiques apportées au titre. Parmi elles, la plus grosse nouveauté réside dans la 3D, même si le système reste sensiblement le même, la 3D change vraiment la donne. En plus de cela, de nouvelles cartes sont disponibles, la plupart sont des cartes Attaques (Éclat dissident, Éclipse totale, Hurlement de minuit et Deux pour un), le reste étant les cartes Malus de l’Organisation XIII au complet. Toutes celles-ci seront déblocables après avoir regardé l’ensemble des vidéos de Kingdom Hearts 358/2 Days.

L’histoire nous entraine donc peu de temps après les évènements du premier opus, on y retrouve nos héros à la recherche de Riku et du Roi Mickey. Sur son chemin, Sora se retrouve nez à nez avec un individu encapuchonné qui l’invite à le suivre. Plus loin, Donald, Dingo et lui arrivent devant un manoir, le Manoir Oblivion. Ils décident d’explorer ce manoir en quête de retrouver Riku et Mickey mais dans celui-ci, gagner c’est perdre et perdre c’est gagner. Effectivement, plus ils avanceront dans le manoir et plus nos héros auront leur mémoire chamboulée. C’est donc dans ce manoir que nous découvrirons les membres de l’Organisation XIII disparus du second volet.

L’image ci dessous vous permettra de vous faire une idée du travail apporté à l’œuvre originale.

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Kingdom Hearts Re : Chain of Memories est un opus très particulier de la série qui se joue avec des cartes. En effet, plutôt que d’avoir notre bon vieux menu Attaque, Magies, Objets, Invocations, nous avons maintenant un menu déroulant rempli de cartes du même type que le menu précédemment cité auquel s’ajoutent des cartes dîtes « Malus » qui sont (contrairement à leurs noms) des bonus obtenues en abattant des Sans-Cœurs et les Boss. Pour pouvoir combattre, nous devrons donc construire des decks de cartes suffisamment travaillés pour espérer réussir à s’en sortir contre les ennemis les plus coriaces. On peut facilement entendre par là que Re : Chain of Memories est un vrai jeu de stratégie. Le gameplay est assez dynamique mais demeure néanmoins vraiment redondant. Tous les combats contre les Sans-Cœurs se ressemblent et cela devient rapidement lourd mais contrairement aux Sans-Cœurs, chacun des Boss a sa façon de combattre et c’est un régal manette en mains. Concernant les mondes, chacun d’entre eux sont sectionnés par blocs accessibles par l’utilisation de cartes lieux, elles même disposées en plusieurs catégories :

– Les Rouges correspondent aux zones de combats, plus ou moins remplis de Sans-Cœurs selon la carte choisie.

– Les Vertes correspondent aux zones de combats, les Sans-Cœurs seront relativement faibles ou fort de la même façon selon la carte choisie.

– Les Bleues, elles, sont des zones de sécurités, on peut par exemple y sauvegarder notre avancement ou encore aller au marché des Mogs.

– Les Dorées servent par contre à accéder aux évènements liés à l’histoire.

Je vous souhaite particulièrement du courage pour toujours avoir les cartes utiles à l’ouverture des portes.

« Merci, tes encouragements nous touchent vraiment ! «

Le petit plus génialissime de ce jeu, c’estsa rejouabilité. Vous pourrez toujours continuer en jouant Riku qui a sa propre histoire dans le Manoir Oblivion. Ici pas de modification du deck, les cartes changent selon les mondes visités et peuvent être augmentées en montant de niveau. Toutefois, Riku a la possibilité de se transformer en utilisant le pouvoir des ténèbres changeant de nouveau la façon d’aborder les combats (c’est vraiment jouissif de jouer avec Riku).

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Dans Kingdom Hearts 358/2 Days, nous suivons l’histoire de Roxas, Xion et Axel. Seul épisode non jouable de la compilation, c’est dans une version « film « de 2 heures 53 que le jeu originalement sortie sur NDS en 2009 nous est montré. Toutes les cinématiques ont été réalisées et doublées spécialement pour cet épisode, elles ont d’ailleurs été réalisées pour là plupart à partir des dialogues du jeu original.

L’histoire se situe cette fois entre la fin des épisodes 1 et 2, et parallèlement à Chain of Memories. On retrouve Roxas à sa « naissance », découvert et enrôlé par Xemnas dans L’Organisation XIII en tant que 13ème membre. Alors qu’il n’est qu’une coquille vide pendant ses premiers jours, il apprend à vivre une vie en étant envoyé en missions pour récolter des cœurs dans les mondes en duo avec Axel. Peu à peu, Roxas et lui deviennent amis malgré le fait qu’étant des Similis, ils n’ont pas de cœur. Un jour, une nouvelle membre du nom de « Xion » se joint à eux et elle a la particularité de pouvoir manier une Keyblable tout comme Roxas, envoyés en missions ensemble, tous les trois  deviennent très vite les meilleurs amis. Mais tout n’est pas rose et nos amis vont avoir des problèmes avec un homme usurpant leur identité.

Kingdom Hearts 358/2 Days est un opus fort en émotions, loin d’être de la même catégorie que ses prédécesseurs, c’est un épisode plutôt sombre et triste qui m’a profondément ému et que je conseille de regarder avec attention.

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CONCRÈTEMENT, QU’EST-CE QUE CA VAUT ?

96
Magnifique

Vous l’aurez probablement compris, Kingdom Hearts HD Remix 1.5 est une excellente compilation que je conseille personnellement à tout le monde. Grands comme petits et jeunes comme vieux, vous risquez de lâcher des petites larmichettes (même vous, les plus coriaces). Cependant, les puristes de la série avoueront que les voix anglaises sont beaucoup trop dur à accepter et passeront leur chemin. Malgré tout, le titre reste clairement magnifique. La durée de vie s’étend sur un bon total de 50 heures de jeu en jouant normalement, tandis que les chasseurs de trophées pourront atteindre facilement les 200 heures. Au final, quelques défauts sont notables par-ci, par-là mais ne changent en rien le fait que ce soit la meilleure compilation HD sortie à ce jour.

Murdered Soul Suspect (PS4) – Les presque experts à Salem

Comme vous l’aurez remarqué, malgré l’arrivée des nouvelles consoles de salon, pléthores de jeux dits « cross generation » arrivent sur le marché. Un phénomène qui ne date pas d’aujourd’hui mais qui se comprend. Murdered Soul Suspect fait partie de cette catégorie de jeux,
et nous avons pu jouer à sa version PS4. Une petite piqûre de rappel s’impose au passage : ce jeu d’aventure, sorti le 06 juin 2014, a été développé par le studio Airtight Games et édité par ceux qu’on ne présente plus, Square Enix. C’est parti pour notre critique.

Ô Salem, dévoiles moi tous tes secrets

Élucider un mystère n’a jamais été très facile, n’est-ce pas ? Les enquêtes sont parfois très longues, les évènements peuvent prendre des dimensions assez particulières et trouver les preuves s’avère bien souvent peu évident. Cependant, qu’en serait-il si vous étiez devenu le principal enquêteur de votre propre meurtre ? D’une certaine manière, suivre le récit de Ronan O’Connor vous permettra de vous faire une petite idée de ce que cela pourrait donner. Détective avant d’être abattu, notre héros se retrouve au cœur de ce qui sera sa dernière enquête.
Celle-ci prend d’ailleurs principalement place au cœur de la ville de Salem et débute sur le lieu du crime. Ronan vient d’être tué mais bizarrement, son âme demeure encore sur terre et il devient par conséquent un errant. C’est donc sous cette forme fantomatique qu’il est amené à enquêter sur le crime dont il a été victime mais peut-être pas de la manière dont vous l’imaginez.

 

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Enquêter est en effet un bien grand mot car il n’est pas question de prendre part à la résolution d’énigmes à difficulté croissante. L’avancée dans Murdered Soul Suspect se base plutôt sur l’analyse de l’environnement et la pioche aux indices. Nous sommes bien souvent menés à passer au peigne fin des espaces limités tels que la rue ou l’immeuble où tout a eu lieu. Bien évidemment, la forme spectrale de Ronan lui procure quelques pouvoirs qui lui facilitent la tâche (ouais, c’est pas drôle sinon). Sachez toutefois que cette apparence ne vous permet pas de vous balader en toute liberté, par exemple certains murs ne peuvent être traverser. Ainsi, il est en mesure de pouvoir pénétrer le corps de certains individus et contrôler leur esprit. Ceci lui permettra donc de poser des questions qui nous mèneront sur de futures pistes et indices qui nous permettront d’achever les missions si toutefois nous choisissons les plus pertinents. Sinon ? C’est la fin de la partie.

De plus, les développeurs ont tenu à apporter un peu de diversité au gameplay de leur jeu en y apportant une touche d’infiltration. Passer du monde réel au monde spirituel n’est pas une chose très facile à encaisser mais ça l’est encore moins lorsque l’on apprend que des démons sont aussi de la partie et ont de la gueule. Ces esprits, aux allures de détraqueurs touts droits sortis d’Azkaban, sont là pour vous faire littéralement chier et ils vous le font clairement comprendre. Il va donc falloir user de la plus grande discrétion pour pouvoir les éliminer, auquel cas ils vous repéreront et vous traqueront pendant un long moment. Un très long moment, caché dans les corps des différentes âmes errantes de ce monde, qui deviendra très rapidement agaçant avant qu’ils ne vous lâchent la grappe. Cela apporte bien entendu toujours un peu plus de challenge au soft car Murdered Soul Suspect n’est pas un jeu très difficile sur le fond. Les game over ne sont que très peu punitifs au final. Si vous perdez au jeu des indices, ceux qui étaient les moins pertinents seront grisés et vous pourrez facilement venir à bout des mission. Non, la réelle difficulté du jeu réside dans la forme car, bien que les enquêtes peuvent parfois être intéressantes, elles sont bien souvent pénibles. Faute à une caméra capricieuse, la collecte d’indices devient difficile et frustrante lorsqu’il est question d’analyser certains d’une pièce. Et ce n’est pas sans compter la présence de quelques bugs qui viennent ternir l’ensemble technique du jeu.

mss02On tenait quelque chose…

Comme je l’ai mentionné au début de cette critique, Murdered Soul Suspect est un jeu cross-gen qui fut développé pour un maximum de plate-formes (PS3, X360, PC, XONE et PS4) et je ne vais pas vous cacher que la version PlayStation 4 souffre d’une certaine faiblesse graphique. Le rendu général est plutôt correct mais l’industrie, et notamment Square Enix, nous a habitué à bien mieux car même si cette version ne rend pas honneur à la PS4, elle ne fait pas non plus le poids face à des jeux de l’ancienne génération comme THE LAST OF US, Metal Gear Solid 4 ou encore le TOMB RAIDER de Crystal Dynamics. Toutefois, Salem dégage un certain charme. Un vrai travail sur l’ambiance et la direction artistique est notable et rend notre environnement réellement intéressant et favorise sa découverte. Cela tient peut-être du détail mais s’avère être efficace, et on en oublie parfois la faiblesse technique du soft car outre ses quelques défauts, Murdered Soul Suspect cache aussi quelques qualités qui permettent d’apprécier son authenticité à sa juste valeur.

Malgré un début peu entraînant, le scénario du jeu gagne petit à petit de l’intérêt jusqu’à en devenir vraiment plaisant. La rencontre avec Joy, une demoiselle aux dons de médium, permettra d’apporter de la fraîcheur à l’histoire. Ainsi plus on avance dans le jeu, plus l’envie d’arriver au moment fatidique se fait ressentir. Le jeu propose d’ailleurs quelques quêtes secondaires que nous pouvons récupérer auprès des âmes défuntes errants à Salem. Rien de bien transcendant mais tout de même intéressant et louable lorsqu’on évalue la durée de vie du jeu à une moyenne de 8 à 9 heures pour l’histoire principale. Notez cependant qu’une fois la dernière mission entamée, il n’est plus possible de poursuivre les quêtes annexes. Un choix regrettable qui laisse un goût amer en bouche dès lors que nous ne sommes pas prévenu de ce vice.

 

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CONCRÈTEMENT, QU’EST-CE QUE CA VAUT ?

62
Correct

Finalement, Murdered Soul Suspect n’est pas un mauvais jeu. Bien au contraire, il jouit d’idées particulièrement intéressantes mais trop mal exploitées, d’une ambiance enivrante, d’un scénario original et sympathique ainsi que d’une direction artistique réussie. Malheureusement, les faiblesses techniques et le manque de travail sur le fond ternissent ce qui aurait pu donner un excellent jeu au concept indéniablement intéressant.

Freedom Wars, nos courtes impressions

Freedom Wars, ce titre ne vous dit sûrement rien car il n’est sorti actuellement qu’au Japon, mais nous sommes là pour corriger cela. J’ai pu en effet mettre les mains sur une démo du jeu en version japonaise et suis donc capable de vous donner mes impressions sur ce Action RPG signé Sony Japan Studio en attendant un test complet.

Imaginez une cité à l’ère PT102014 entièrement régie par une politique dictatoriale où les technologies prennent une place prépondérante. Le transhumanisme y est pratiqué et permet aux humains de devenir de puissants soldats capables de combattre face à des machines gargantuesques. Plus étonnant encore, les habitants de cette cité ont pour particularité de vivre sous le poids d’un fardeau qui s’affiche au dessus de leur tête : un nombre qui semble déterminer leur temps de pénitence (si on peut appeler ça comme ça) et que certains individus peuvent voir. D’ailleurs, chaque nouveau né se voit attribuer le nombre « 10,000,000 » par défaut à la naissance. Une condamnation inévitable qui va devenir un axe principal de gameplay pour le prix de la liberté.

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Cette peine pourra effectivement être influencée selon nos actions. Notre personnage sera disposé à accomplir des missions diverses (élimination, sauvetage, …) depuis le menu en appuyant sur start qui feront baisser le nombre affiché sur sa tête si, bien sûr, celles-ci sont correctement accomplies. Néanmoins, il n’y a pas que du bon car de mauvaises actions augmenteront ce nombre. Et ça, c’est déjà très intéressant.

Du côté des phases de combat, l’approche est déjà bien plus familière. Ceux qui connaissent la licence God Eater prendront rapidement leurs marques même si cela reste relativement très simple à prendre en main pour un néophyte. Nous déplaçons notre personnage sur la carte à la recherche de l’objectif et attaquons lorsque les ennemis apparaissent. A ce moment-là, Nous avons donc la possibilité de frapper un coup moyen avec la touche carré et un coup fort avec triangle tandis que la touche croix permettra d’effectuer une roulade afin d’esquiver mais qui accélère la course du personnage une fois enfoncée, et la touche rond servira à utiliser un objet. Bien évidemment, il est possible de cibler un ennemi par le biais de la gâchette droite tandis que la gâchette gauche sert à utiliser un grappin, utile pour atteindre des ennemis ou plate-formes en hauteurs et placer un combo, mais qui nécessite tout de même que votre barre d’utilisation soit un minimum chargée. D’ailleurs, le choix de votre arme, interchangeable grâce aux touches directionnelles, influencera énormément les combos d’attaques car une arme blanche telle que l’épée sera plus propice aux combos à la différence des armes à feu qui restent assez rudimentaires dans leur utilisation. La touche triangle enfoncée permet d’ailleurs de charger une aura dans la main, si équipée d’une épée, entraînant une attaque puissante une fois la touche relâchée. Par ailleurs, le jeu nous permet de jouer à plusieurs et d’y incarner notre personnage personnalisé.

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Oui, la personnalisation des personnages est belle et bien disponible. Pas très poussée aux premiers abords, celle-ci demeure tout de même efficace. Plusieurs choix prédéfinis s’offrent à nous suivant la partie du corps choisie et il suffit de sélectionner la coiffure, la teinture, les yeux, la voix et les autres traits du visage désirés. Par la suite, une personnalisation vestimentaire nous est finalement introduite mais la démonstration ne permettait pas de jouir pleinement de ce point-là. Normal, c’est le principe de cette version. Néanmoins, le tutoriel montre bien que la customisation du personnage est plutôt bien aboutie et satisfaisante. D’autant plus que graphiquement, le jeu flatte gentiment la rétine.

Je dois avouer que parmi les jeux PlayStation Vita, Freedom Wars exploite excellemment bien les capacités de la console. Bien entendu, cette observation ne concerne que la physique des personnages, des deux types d’ennemis rencontrés ainsi que du peu de jeux de lumières que j’ai pu rencontré, et qui reste franchement très limité pour se faire une réelle idée du potentiel du jeu. Mais quand bien même, l’esthétique globale du jeu n’est pas sans rappeler la licence Gravity Rush et ce n’est pas une coïncidence puisque le studio qui la développe est le même. Le rendu graphique est très fin, voire plus fin que God Eater 2 qui se rapproche sensiblement de l’aspect général de Freedom Wars. Le design des personnages ainsi que les jeux de couleurs sont emprunts à l’univers de l’animation japonaise, et plus particulièrement de type shounen. Ce qui n’est pas déplaisant, au contraire (les Tales of le font très bien par exemple). Malheureusement, j’ai trouvé les ennemis bien trop pauvres lors des missions tutoriels proposées et ne me permet pas de donner un avis concret sur la chose quoiqu’un mini-boss a vaincre avait l’air plutôt sympa pour un début de jeu. Malgré le fait que ce soit une démonstration, le but est quand même d’attirer l’œil. Cette pauvreté ne se fait toutefois pas ressentir dans les décors qui ont l’air déjà plus riches et ancrés dans l’univers du jeu. Malgré tout, de nombreuses images de l’univers et des boss ont pu être aperçue dans des magazines japonais, et le résultat a quand même l’air d’être plaisant. Néanmoins, ce ne sera qu’une fois le jeu complet en main que l’on pourra se faire une réelle idée.

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Finalement, je vais terminer sur une note musicale. A vrai dire, peu de musiques étaient présentes car cela tenait plus des sons qu’autre chose. En se tenant à ce que j’ai pu entendre, la bande-son risque d’être vraiment bonne. Celle-ci a l’air de bien rythmer les combats et de s’harmoniser avec l’ambiance cybernétique globale mêlée à des sonorités un peu mystérieuses. De plus, les doublages sont vraiment très bons et j’ai été surpris de voir qu’en entrant le nom de notre personnage, celui-ci était reconnu et répété par une voix robotique semblable à celle de Glados. Cette fonctionnalité sera-t-elle disponible dans la version européenne ? Espérons car ce sont des détails toujours sympas et intéressants.

Disponible depuis le 6 juin 2014 au Japon, Freedom Wars est un jeu auquel nous ne manquerons pas de vous donner des nouvelles prochainement. Ce jeu dispose de nombreux atouts qui devraient lui valoir un beau succès auprès des joueurs, si tentés d’y jouer et d’y trouver son intérêt. Au programme, nous donc un scénario atypique et vraiment intéressant sur la durée, un game design chatoyant emprunté à l’animation japonaise, un gameplay dynamique et simple à prendre en main et bien sûr, la possibilité de personnaliser notre personnage ainsi que de jouer les missions à plusieurs. Plus d’informations dans une prochaine critique.

Cytus Lambda, du rythme à la sauce diablement japonaise

Malgré la forte présence des smartphones sur le marché du jeu vidéo, il est vrai que nous les laissons un peu de côté. A vrai dire, je ne suis pas un grand fan des jeux smartphones malgré l’originalité mécanique de certains. Pourtant, il m’arrive parfois de tomber sur des perles que je ne puis éviter. Et aujourd’hui, je vais donc vous parler d’un jeu de rythme disponible sur le PlayStation Store Mobile sur lequel je suis tombé totalement par hasard (aux toilettes -ceci est une plaisanterie-).Les jeux de rythme ont toujours été destinés aux bornes d’arcades ou aux consoles portables avant d’être adaptés aux consoles, voire parfois développés spécialement pour celles-ci (PC compris). Bien évidemment, les smartphones en possèdent quelques uns comme « Osu ! » et « Taiko » mais la ludothèque reste sensiblement vide. Un fait regrettable pour une plate-forme de jeu à part entière qui disposent de fonctionnalités proprement adaptées à ce genre de jeux vidéos. Néanmoins, pour le peu qui soit disponible, le bilan n’est pas catastrophique, (très) loin de là. Cytus Lambda en est la preuve.Ce jeu de rythme a été développé par le studio indépendant Rayark Games, situé à Taiwan, et est sorti premièrement sur iOS en janvier 2012, puis sur Android en décembre et fut enfin porté sur PlayStation Vita bien plus tard. Malgré ses origines taïwanaises, son ambiance et son esprit demeurent toutefois très ancrés dans la pop culture japonaise. Les fans de j-pop et autres otaku seront probablement très en phase avec la bibliothèque musicale large et variée que propose l’application et dont les chansons peuvent parfois rappeler les mélodies électroniques de vocaloid. D’ailleurs, sans être un grand fan de j-pop, j’ai trouvé les musiques plutôt agréables à écouter et à jouer. Le rythme y est et les mélodies sont souvent bien jolies. Toutefois, je conçois le fait que les non-habitués à ce genre de musiques soient réticents à l’idée de devoir jouer sur quelque chose qui leur soit accablant, mais je vous conseille de tenter le coup et de laisser sa chance à ce jeu en vous faisant votre propre avis car il jouit d’un gameplay simple et efficace qui peut risquer de vous plaire.selectsongEn effet, c’est ce que j’en retiens : simple et efficace. Le jeu n’est pas difficile à prendre en main et un tutoriel est là pour vous aider. Le but est très trivial : toucher des bulles. Ces bulles sont soit bleues à reflets violets, soit vertes à reflets jaunes et correspondent à des notes. En touchant celles-ci lorsque la barre noire passe dessus, le score de notre partie augmente et se multiplie selon le nombre de combos réussis (une mention « bad » ou « miss » annulera un combo). Cependant, même si la mécanique est simple sur le principe, la difficulté d’exécution ne l’est pas du tout et demande un certain temps d’adaptation (même en easy). Selon le rythme d’une chanson à une autre, la vitesse d’exécution et le nombre de bulles augmentent, ainsi une bonne dextérité et de bons réflexes seront nécessaires pour effectuer correctement des combos. De quoi s’entraîner pendant de longues heures et voir le fruit de cet entraînement payer.
Malheureusement, si le jeu est plutôt intéressant et riche, il ne parvient pas à se hisser à la hauteur de gros titres tel que les « Project Diva » de Sega. Cytus Lambda est effectivement moins complet, moins approfondi et moins propre que ces derniers mais conserve toutefois une empreinte et un univers bien personnels qui ne demandent qu’à être développés.Tout en sachant que ce soit un jeu indépendant, l’équipe derrière ce projet mérite un grand respect pour cette production honorable.

 

71

Très bon

CONCRÈTEMENT, QU’EST-CE QUE CA VAUT ?

Globalement, Cytius Lambda est un jeu de rythme sur mobiles très prometteur qui demande plus de finesse technique et graphique mais qui conserve subtilement un univers bien à lui. Celui-ci jouit d’une bonne médiathèque musicale, d’un gameplay plutôt soigné, de très jolis artworks et d’une difficulté qui en fera baver plus d’un. Un bon moyen de passer le temps à jouer tout en écoutant de la musique.