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Pantagrame : Quand la bande dessinée en ligne et le jeu vidéo flash font bon ménage

C’est sur une page internet quelque peu obscure, tintée de rouge, de blanc et de noir, aux allures brouillonnes, marquée par quelques gribouillis et surchargée d’informations que se trouve le berceau du projet Pantagrame. Pantagrame, c’est une aventure créée par l’autrice* Raphaël Lafarge, qui avait déjà co-écrit le roman Teliam Vore en 2011, une œuvre ancrée dans un monde fantaisiste d’une noirceur abyssale.

Until Dawn, la peur au ventre

Il était une montagne qui avait enseveli en son sein un passé mystérieux. Une famille en proie à un dégénéré, une fête d’adolescents à la limite de la débilité qui se finit sur la mort de deux jeunes jumelles, et une neige sans fin qui recouvre la silhouette de macabres événements, c’est dans cette atmosphère que nous plonge Until Dawn, le dernier né de Supermassive Games. Empruntant des ingrédients dans le chaudron des méandres de l’horreur cinématographique, puisant son essence dans des œuvres telles que Evil Dead, The Descent, Halloween ou la Cabane dans les bois, cette expérience vidéo-ludique fut pour moi une véritable surprise.

Bloodborne, fly me to Yharnam

From Software fait fi de l’armure, du glaive et du bouclier. Le tournoiement presque dansant autour des ennemis, lent et observateur, pour ne pas dire délicat, n’est plus vraiment de la partie. S’en est fini de la déstabilisatrice parade millimétrée. En lisant ceci et pour peu que vous ayez fait un Souls dans votre vie, je suppose que vous vous êtes évanoui, la larme à l’œil et le regard maudissant les pauvres développeurs nippons. J’ai beaucoup lu, sur les forums et sur certains sites, des avis, positifs ou négatifs, comparant Bloodborne avec Dark ou Demon’s Souls.
Certains sont insatisfaits, d’autres font remarquer ce que le titre a à offrir de plus que ses prédécesseurs. Mais voyons, chers amis, ne savez-vous point lire ? N’avez-vous pas vu que les lettres ne forment pas un Souls mais un Bloodborne ? Ne soyons pas réducteurs envers ce nouveau-né, ne le voyons pas comme le « fils de … », mais plutôt comme un être entier, une œuvre unique. Certes, elle garde des points héréditaires, mais elle n’a pas que ceci pour elle et c’est ce que je vais tenter de vous expliquer dans les prochaines lignes, chers lecteurs au sens critique aguerri.

bloodborneLa noirceur du titre n’a d’égal que la pâleur des brumes lunaires.

Je me balade dans les sombres rues de Yharnam, au style gothique et sombre, Londonien, Victorien. Aux pavés jonchés de crasse et de sang, que la brume a pris comme amant. La lune fait pâlir les zones sombres que la lumière des torches et des feux n’a pas encore prises sous son aile. Personne n’est là pour accueillir l’étranger que je suis. Les portes en bois, que des lanternes rouges illuminent, sont fermées. On me dit qu’on ne m’ouvrira pas. Car ce soir, les rues ne sont pas sûres. Ce soir, c’est nuit de chasse. Alors ma route continue, j’erre au milieu des carrosses trébuchants et des cadavres de bestiaux que moult insectes infestent et dévorent comme s’il s’agissait de leur dernier repas. Je ne sais pas ce qui m’attend, le mystère a enveloppé tout mon être. Je ne suis pas en mesure de reculer, et je ne le souhaite pas. Je suis attiré par cette ville que je ne connais pas, attiré par sa noirceur et par l’odeur du sang. Attiré par ses petites ruelles, ses forêts et ses cathédrales. J’en oublie presque le joystick avec lequel je contrôle mon avatar, car au bout de quelques minutes dans cet univers, l’immersion est totale.Vous l’aurez compris, l’ambiance et l’atmosphère qui se dégagent de Bloodborne sont fort séduisantes dès le premier flirt que vous entretenez avec lui. La ville de Yharnam vous happe en son être pour de nombreuses heures et vous aurez du mal à l’abandonner tant l’envie de découvrir encore plus de ses facettes sera intense. J’en jette la cause sur la direction artistique du jeu. La ville et ses environs fourmillent de détails, de contrastes et de jeux de lumière. From Software voulait faire un jeu sombre, c’est réussi. Les décors sont splendides, mais aussi inquiétants. Une forêt aux arbres immenses, cachant la pâle lumière de l’astre argenté, une cathédrale baignée dans l’ombre que seule votre torche pourra illuminer. Si l’aspect visuel s’avère être maîtrisé à la perfection, il en va de même pour la dimension sonore. De petits cris, des rires possédés, des voix étouffées viendront agrémenter votre aventure et alimenter la tension déjà palpable. Parfois, quelques violons émaneront du néant, éphémères aux notes formidables, avant d’y retourner.Puisque nous en sommes aux croches noires et blanches, je me dois de vous livrer quelques mots quant à la musique de ce Bloodborne, avant de passer à ce qui vous intéresse probablement le plus : le gameplay. Elle est d’une beauté incroyable et en adéquation totale avec l’ambiance visuelle. Toujours très sombres et aux sonorités mineures, parfois inquiétante, parfois épique. On observera une utilisation de la musique très similaire à celle que l’on peut entendre dans le cinéma d’horreur, où l’instrumentalisation sera principalement constituée de cordes et très souvent accompagnés de chœurs. Les développeurs nous avaient habitué à ne mettre de la musique, pratiquement que durant les combats face aux boss. Ici, la musique intervient de manière assez similaire, même si je l’ai trouvée un peu plus présente que dans les derniers titres du studio. Si vous n’avez pas l’intention de jouer à ce jeu, ou même si vous l’avez fini, je ne peux que vous conseiller d’écouter cette magnifique bande son sur Youtube, ou de vous la procurer -légalement bien entendu- lorsqu’elle sera sortie.

bloodborne4Mon tombeau sera votre tombeau

Nous y sommes enfin. Je vais vous donner mon avis sur le gameplay. Peut-être étiez-vous inquiets quant au fait que le jeu aurait pu être simplifié de par une rapidité et un dynamismes accrus, et bien il n’en est rien. Vous allez mourir, beaucoup mourir, énormément mourir. Vous êtes rapides -c’est une belle qualité et je vous en félicite- mais les ennemis le sont aussi, puis ils forment de petits groupes très agressifs. Les gangs de la banlieue de Yharnam sont dans la place et ils ne sont pas ravis de vous voir arriver en leur contrée.
Comme je le disais en introduction, s’en est terminé des parades au bouclier. D’ailleurs, s’en est terminé du bouclier tout court. Il fait place ici à une arme à feu qui servira de contre, pourvu que vous ayez des munitions dans votre poche, limitées au nombre de vingt. Quand votre torche sera rangée, c’est cette arme qui occupera votre main gauche, pendant que votre main droite sera crispée sur la garde d’une épée ou sur le manche d’une hache. Vous pourrez faire fi d’une deuxième arme pour transformer l’arme principale en une arme à deux mains, ce qui vous permettra de faire plus de dégâts et d’avoir une portée plus longue, mais qui vous fera perdre en rapidité. Il sera donc de bon ton de bien analyser vos ennemis pour savoir quelle méthode vous devrez appliquer et à quel moment vous pourrez les contrer avec une attaque faisant des dégâts dévastateurs. Vous pourrez aussi les étourdir en faisant un coup chargé dans leur dos avant de leur assainir le sort qu’ils méritent en leur déchirant littéralement les boyaux, ce qui aura comme conséquence de tâcher votre magnifique manteau en cuir ou en hermine -oui, le sang reste sur les vêtements du personnage, et ça, c’est cool- .
Quelques éléments vont aussi vous aider à récupérer des points de vie, comme des fioles de sang, limitée au même nombre que les munitions, ou encore des attaques lancées directement après avoir pris des dégâts. Vous pourriez penser que ceci facilite grandement le gameplay, mais que nenni, car c’est une technique risquée et il faudra prendre son courage à deux mains pour attaquer à nouveau la créature qui vous aura déjà bien amoché pour récupérer de précieux points de vie.

Finalement, le gameplay de ce Bloodborne n’a pour moi aucun défaut, si ce n’est une caméra parfois un peu hasardeuse. Il est parfaitement huilé, dynamique, juste et sans faille. Je me suis étonné à m’émerveiller devant ce que je faisais parfois après des heures d’entraînement, où je connaissais tellement bien les ennemis que j’avais l’impression de danser avec eux. Un pas en arrière alors qu’ils en faisaient un en avant, un contre bien placé laissant sa place à une course vers l’ennemi pour lui octroyer un fatal coup. Si le jeu joue avec nous de par sa difficulté, il nous donne aussi le plaisir de jouer avec lui lorsque nous avons réussi à le maîtriser. Et c’est ça, aussi, Bloodborne. La satisfaction liée au fait de devenir meilleur et de ne plus faire les mêmes erreurs que quand nous étions au premier niveau.

bloodborne2Invitation au voyage

Je vais conclure ici, en espérant ne pas vous avoir assommés avec ces nombreuses phrases. Mais il était important pour moi de bien détailler tout ce que j’ai aimé dans ce titre. Je me rends compte que je n’ai pas parlé du scénario, il y en a pourtant un, mais je ne vais rien dévoiler. Un conseil pour la route : Lisez les descriptions de tous les objets, sans quoi vous aurez l’impression d’avoir avancé sans avoir croisé une seule ligne de scénario.

CONCRÈTEMENT, QU’EST-CE QUE ÇA VAUT ?

95

EXCELLENT

Bloodborne, c’est une pépite beaucoup trop rare dans la culture vidéo-ludique, une œuvre exceptionnelle qui émerveille de par un gameplay parfaitement mené et par une direction artistique à toute épreuve. Bloodborne, c’est une œuvre plus noir que le jais qui illumine pourtant mes pupilles d’étoiles volatiles quand je repense aux quarante heures que j’ai passé là-bas, à Yharnam. Fly me to Yharnam…

J-STARS VICTORY VS, we are figthing stars (version japonaise)

Entre jeux vidéo et manga, il n’y a qu’un pas à faire pour franchir la frontière qui les sépare. Tous deux pleinement ancrés dans la culture populaire japonaise, il est arrivé à de nombreuses reprises que ces deux univers riches et très variés se rejoignent pour former des adaptations de jeux particuliers en mangas, et vice versa. Toutefois, rares sont ceux qui osent pénétrer l’antre du crossover. Ce terme anglais désigne en fait la jonction entre plusieurs séries. Ce phénomène est déjà bien présent sur le marché des mangas japonais, ainsi que sur le marché des comics américains (Justice League et The Avengers), mais les jeux vidéo osant les crossovers mangas demeurent pratiquement inexistants jusqu’à présent.

 

A vrai dire, très peu d’éditeurs tentent l’expérience. L’investissement n’en vaut peut-être

pas le coup, et la peur de ne pas avoir assez de licences populaires doit probablement les en dissuader, surtout face au concurrent d’envergure qu’est la Shueisha. Cet éditeur est effectivement connu pour le nombre conséquent de licences mainstream et ultra-populaires qu’il détient comme One Piece, Dragon Ball et Naruto qui ont déjà fait mondialement leurs preuves. D’ailleurs, l’éditeur en question est vraisemblablement celui qui cumule aujourd’hui le plus d’adaptations de crossovers avec des jeux tels que Battle Stadium D.O.N qui était fun sans pourtant être exceptionnel, et il réitère l’expérience en 2014 avec l’ambitieux J-Stars Victory VS sur PlayStation 3, Vita et bientôt sur PlayStation 4 pour nous, chers européens. Cette critique a ceci dit été écrite à partir de la version japonaise.

KINGDOM HEARTS HD 1.5 REMIX – Le maître de la clé sauvera les mondes  

Kingdom Hearts est une série qui me tient particulièrement à cœur, je suis donc heureux de faire mon premier article sur ce jeu. Sortie en septembre 2013 exclusivement sur PlayStation 3, Kingdom  Hearts 1.5 HD ReMix est une série d’A-RPG qui mélange les univers de Final Fantasy et Disney. Kingdom Hearts HD 1.5 Remix est une compilation remastérisée des trois premiers jeux de la série, enfin deux jeux et demi puisque l’épisode NDS n’est pas jouable. Ce qu’il faut savoir sur ce jeu, pour nous français, c’est que ce n’est pas seulement une remasterisation. En effet, c’est également la possibilité de jouer à la version Final Mix du premier opus et une version entièrement refaite graphiquement de Kingdom Hearts Chain of Memories (sortie seulement sur GBA). Les deux opus étaient encore à ce jour exclusif au Japon.

Une remastérisation des plus magnifiques…

« C’est bien beau de faire une compilation HD mais qu’est-ce que ça m’apporte de plus que mes anciens jeux ? »

Premièrement, parlons des nouveautés présentes dans Kingdom Hearts : Final Mix. Parmi celles-ci, on relève un nouveau mode de difficulté expert, la compétence Zéro XP qui permettra, comme son nom l’indique, de ne gagner aucune expérience (pour les joueurs un peu sportifs c’est vraiment génial) ainsi que la possibilité de passer les cinématiques depuis le menu pause. Par la même occasion, on peut signaler aussi l’ajout de trophées qui rendront heureux les chasseurs de platines (il y a pas mal de trophées en bronze pour vaincre des ennemis tels que Séphiroth et même l’Inconnu ce qui fait un peu mal). Mais aussi, de toutes nouvelles cutscenes qui nous en apprennent un peu plus sur ce qui est arrivé à Riku après son départ de l’île, la fin secrète « Deep Dive » qui est rallongée ou encore le combat entre Cloud et Séphiroth, et bien d’autres.

Du côté de l’équipement, de nouvelles armes ont été intégrées. Nous avons donc la possibilité d’obtenir de nouvelles Keyblades que sont la » One Winged Angel (Monoptéryx en français) » et la « Diamond Dust (Gemme de Glace en français) » obtenues en battant les Boss Séphiroth et le titan de glace, de nouveaux Sceptres comme « Frappe Météore «  et «  Fantasista « ainsi que de nouveaux boucliers nommés « l’Ecu Vaillant » et «  Sept Eléments « .

 

Mais ce n’est pas tout car parmi toutes ces nouveautés, de nouvelles compétences ont aussi  été ajoutées (Dôme d’impact, Rapprocheur, Zantetsuken et Pétale garde, ect..), de nouveaux Sans-Cœurs sont de la partie (les Crypto-Ombres découverts dans la Fin secrète, Agaric Rose, ect..) et  pour finir, un nouveau Boss nommé «  Inconnu « (je vous laisse la surprise de ce boss plutôt badass «  voir image ci-dessous «). Même si cela reste plutôt minime en soit, ces quelques ajouts permettent de rebooster le jeu et d’apporter de l’intérêt à cette remastérisation. Seul bémol pour les fans, et bien malgré les menus et sous-titres en français, les voix, elles, sont en anglais.

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Mon cœur restera auprès de mes amis. Il ne mourra jamais !

Le character design de Kingdom Hearts a été produit par Tetsuya Nomura (directeur de la série Kingdom Hearts chez Square Enix et surtout connu pour être le chara-designer des personnages de Final Fantasy) et son équipe, ceci annonce donc la couleur pour nos héros. La modélisation des mondes Disney reste énormément fidèle à leurs films respectifs, tout comme leurs personnages, très bien modélisés en 3D. On peut dire de Kingdom Hearts : Final Mix qu’il a le mérite d’une réelle refonte HD contrairement à beaucoup d’autres compilations HD. Une qualité haute définition est effectivement à l’ordre du jour et nous passons donc enfin à une résolution en 16:9. S’ajoute à cela une remise à niveau des textures devenues bien plus nettes et un lifting des personnages au poil (avis aux fans, vous pourrez voir une grande différence au niveau des yeux des protagonistes qui n’ont plus l’effet «  vitreux « d’autrefois). Les décors et les éléments du jeu ont également été retravaillés. Les couleurs sont plus vives et plus propres, un vrai régal pour les yeux. Le titre a été littéralement refaçonné de fond en comble et ça se voit. Pour un jeu sorti en 2002, on ne peut nier qu’il a très bien vieilli.

Parlons maintenant de l’OST, produit à l’époque par les compositrices Yoko Shimomura et Kaoru Wada qui s’occupait d’arranger les chansons d’Utada Hikaru dans une version orchestrale, les musiques de Kingdom Hearts ont un réel pouvoir à mes yeux. Je dirai qu’elles sont envoûtantes, prenantes et voire même émouvantes. Par ailleurs, chacun des mondes de Disney a ses propres thèmes musicaux respectifs en zone neutre et en combat, tous tirés de leurs films (on retrouve donc des titres comme « This is Halloween «  pour le monde de Jack Skellington ou «  Sous l’océan «  pour La Petite Sirène). Mais ce n’est pas tout car chaque musique convient parfaitement à la situation, que ce soit de la joie, de la tristesse, de la panique ou de l’engouement tout a été calculé pour être parfait (honnêtement je ne suis pas le genre de personnes qui va être chamboulé par une musique mais ce jeu m’a vraiment donné des frissons). En bonus pour cette compilation, notre chère compositrice a réussi à réarranger tout l’OST, déjà superbe, qui procure à nouveau l’envie de l’écouter.

Côté gameplay, on notera qu’un ajout a été fait sur la caméra. Avant, nous pouvions tourner la caméra grâce aux boutons L2 et R2, désormais elle est contrôlée par le joystick droit, ce qui est bien plus pratique mais tout de même assez capricieux par moments. Autre surprise, la touche Triangle de Kingdom Hearts II fait son apparition. Non, ne vous attendez pas à des QTEs mais à la place, fini de voyager dans le menu pour ouvrir un coffre (il faut avouer que c’était vraiment chiant d’ouvrir un coffre) ou choisir une compétence, tout ça est réglé grâce à cet ajout.

« Si nos compétence n’apparaisse plus dans le menu, qu’est-ce qu’il peut y avoir à la place ? »

Eh bien à la place, les invocations disparaissent de l’onglet Magie rendant la maniabilité bien plus évidente. Par la même occasion, les vaisseaux Gummi sont encore bel et bien présents (malheureusement) mais maintenant accompagnés de missions à remplir par nombre de 3 par monde (vous allez passer de longs, de TRES longs moments). Personnellement, je n’aime pas les voyages en vaisseau. Ce n’est pas maniable, c’est dur (si quelqu’un passe la mission 3 de Hollow Bastion je veux voir une vidéo je vous en supplie !), c’est un vrai calvaire…

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Kingdom hearts re : chain of memories : une mémoire un peu joueuse…

Kingdom Hearts Re : Chain of Memories se situe entre les épisodes 1 et 2 de la série. Il était à l’origine en 2D (GBA oblige), c’est donc avec un très grand plaisir que le passage en 3D se fait pour l’adaptation sur PS2. Cet opus est très important pour comprendre les événements qui se déroulent dans Kingdom Hearts II, on y comprend entre autres comment Sora et ses amis, Donald et Dingo, se retrouvent endormis plus d’un an dans des capsules.

Kingdom Hearts Re : Chain of Memories était originalement sorti avec Kingdom Hearts : Final Mix + sur PS2 au Japon mais arrive pour la toute première fois chez nous dans cette compilation, c’est pourquoi il est important de vous faire part des améliorations graphiques apportées au titre. Parmi elles, la plus grosse nouveauté réside dans la 3D, même si le système reste sensiblement le même, la 3D change vraiment la donne. En plus de cela, de nouvelles cartes sont disponibles, la plupart sont des cartes Attaques (Éclat dissident, Éclipse totale, Hurlement de minuit et Deux pour un), le reste étant les cartes Malus de l’Organisation XIII au complet. Toutes celles-ci seront déblocables après avoir regardé l’ensemble des vidéos de Kingdom Hearts 358/2 Days.

L’histoire nous entraine donc peu de temps après les évènements du premier opus, on y retrouve nos héros à la recherche de Riku et du Roi Mickey. Sur son chemin, Sora se retrouve nez à nez avec un individu encapuchonné qui l’invite à le suivre. Plus loin, Donald, Dingo et lui arrivent devant un manoir, le Manoir Oblivion. Ils décident d’explorer ce manoir en quête de retrouver Riku et Mickey mais dans celui-ci, gagner c’est perdre et perdre c’est gagner. Effectivement, plus ils avanceront dans le manoir et plus nos héros auront leur mémoire chamboulée. C’est donc dans ce manoir que nous découvrirons les membres de l’Organisation XIII disparus du second volet.

L’image ci dessous vous permettra de vous faire une idée du travail apporté à l’œuvre originale.

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Kingdom Hearts Re : Chain of Memories est un opus très particulier de la série qui se joue avec des cartes. En effet, plutôt que d’avoir notre bon vieux menu Attaque, Magies, Objets, Invocations, nous avons maintenant un menu déroulant rempli de cartes du même type que le menu précédemment cité auquel s’ajoutent des cartes dîtes « Malus » qui sont (contrairement à leurs noms) des bonus obtenues en abattant des Sans-Cœurs et les Boss. Pour pouvoir combattre, nous devrons donc construire des decks de cartes suffisamment travaillés pour espérer réussir à s’en sortir contre les ennemis les plus coriaces. On peut facilement entendre par là que Re : Chain of Memories est un vrai jeu de stratégie. Le gameplay est assez dynamique mais demeure néanmoins vraiment redondant. Tous les combats contre les Sans-Cœurs se ressemblent et cela devient rapidement lourd mais contrairement aux Sans-Cœurs, chacun des Boss a sa façon de combattre et c’est un régal manette en mains. Concernant les mondes, chacun d’entre eux sont sectionnés par blocs accessibles par l’utilisation de cartes lieux, elles même disposées en plusieurs catégories :

– Les Rouges correspondent aux zones de combats, plus ou moins remplis de Sans-Cœurs selon la carte choisie.

– Les Vertes correspondent aux zones de combats, les Sans-Cœurs seront relativement faibles ou fort de la même façon selon la carte choisie.

– Les Bleues, elles, sont des zones de sécurités, on peut par exemple y sauvegarder notre avancement ou encore aller au marché des Mogs.

– Les Dorées servent par contre à accéder aux évènements liés à l’histoire.

Je vous souhaite particulièrement du courage pour toujours avoir les cartes utiles à l’ouverture des portes.

« Merci, tes encouragements nous touchent vraiment ! «

Le petit plus génialissime de ce jeu, c’estsa rejouabilité. Vous pourrez toujours continuer en jouant Riku qui a sa propre histoire dans le Manoir Oblivion. Ici pas de modification du deck, les cartes changent selon les mondes visités et peuvent être augmentées en montant de niveau. Toutefois, Riku a la possibilité de se transformer en utilisant le pouvoir des ténèbres changeant de nouveau la façon d’aborder les combats (c’est vraiment jouissif de jouer avec Riku).

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Dans Kingdom Hearts 358/2 Days, nous suivons l’histoire de Roxas, Xion et Axel. Seul épisode non jouable de la compilation, c’est dans une version « film « de 2 heures 53 que le jeu originalement sortie sur NDS en 2009 nous est montré. Toutes les cinématiques ont été réalisées et doublées spécialement pour cet épisode, elles ont d’ailleurs été réalisées pour là plupart à partir des dialogues du jeu original.

L’histoire se situe cette fois entre la fin des épisodes 1 et 2, et parallèlement à Chain of Memories. On retrouve Roxas à sa « naissance », découvert et enrôlé par Xemnas dans L’Organisation XIII en tant que 13ème membre. Alors qu’il n’est qu’une coquille vide pendant ses premiers jours, il apprend à vivre une vie en étant envoyé en missions pour récolter des cœurs dans les mondes en duo avec Axel. Peu à peu, Roxas et lui deviennent amis malgré le fait qu’étant des Similis, ils n’ont pas de cœur. Un jour, une nouvelle membre du nom de « Xion » se joint à eux et elle a la particularité de pouvoir manier une Keyblable tout comme Roxas, envoyés en missions ensemble, tous les trois  deviennent très vite les meilleurs amis. Mais tout n’est pas rose et nos amis vont avoir des problèmes avec un homme usurpant leur identité.

Kingdom Hearts 358/2 Days est un opus fort en émotions, loin d’être de la même catégorie que ses prédécesseurs, c’est un épisode plutôt sombre et triste qui m’a profondément ému et que je conseille de regarder avec attention.

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CONCRÈTEMENT, QU’EST-CE QUE CA VAUT ?

96
Magnifique

Vous l’aurez probablement compris, Kingdom Hearts HD Remix 1.5 est une excellente compilation que je conseille personnellement à tout le monde. Grands comme petits et jeunes comme vieux, vous risquez de lâcher des petites larmichettes (même vous, les plus coriaces). Cependant, les puristes de la série avoueront que les voix anglaises sont beaucoup trop dur à accepter et passeront leur chemin. Malgré tout, le titre reste clairement magnifique. La durée de vie s’étend sur un bon total de 50 heures de jeu en jouant normalement, tandis que les chasseurs de trophées pourront atteindre facilement les 200 heures. Au final, quelques défauts sont notables par-ci, par-là mais ne changent en rien le fait que ce soit la meilleure compilation HD sortie à ce jour.