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Resident Evil 7 à l’E3 : Audacieuse innovation ou perte d’identité d’une saga culte ?

Une vue à la première personne, une maison abandonnée et une ambiance glauque au possible, telle fut le contenu de la mystérieuse bande annonce que Sony envoya au visage du public présent durant l’E3 2016, un court teaser qui se termina sur un très surprenant : Resident Evil VII. Surfant sur le succès que fut le fameux Playable Teaser de Hideo Kojima qui était censé s’occuper du prochain épisode de la saga Silent Hill, Capcom a bel et bien décidé de surprendre en prenant un virage extrême pour sa série phare et en annonçant une démo jouable le soir même ainsi qu’une date de sortie fixée au 24 janvier 2017.

Star Wars Battlefront (bêta), nos premières impressions galactiques

Quelle chance que de voir arriver une bêta ouverte d’un jeu comme le prochain Star Wars Battlefront, dont la date de sortie est fixée au 19 novembre 2015. Attendu comme le messie par les passionnés de la guerre des étoiles ainsi que des deux premiers opus de cette série, cette session de test a pu dévoiler un peu plus ce que sera ce titre à tous ces amoureux intergalactiques. J’ai pu m’y essayer quelques heures en bon fan de l’univers qu’a créé Lucas que je suis. Mais alors, est-ce que cette bêta a su montrer un aperçu convaincant et surtout de bon augure pour la suite ?

The Order 1886, analyse d’un échec

Comme l’indique le titre, The Order 1886 est un exemple. C’est un exemple pour les futures créations, montrant tout ce qu’il ne faut pas faire. Ce jeu est l’archétype du pétard mouillé et est l’un de ces titres qui poussent le média vers le bas. Pourtant, il n’a pas que de mauvais points, mais les bons côtés ne sont pas assez importants face au reste, nous laissant un goût amer lorsque le générique de fin s’achève. Pour comprendre pourquoi la production de Ready at Dawn et Santa Monica Studio est un échec, il faut remonter en février 2015, mois de la sortie du titre.

Chronique Indie 01 : survivre en toute indépendance

Lorsqu’on évoque les jeux de survie, l’image qui nous vient à l’esprit est souvent celle d’une horde de zombies (ou infectés pour ceux qui n’osent pas reprendre le concept vaudou de la zombification) à laquelle on essaye d’échapper en se barricadant dans une place forte et en partant à la quête de vivres et de survivants, mais surtout en essayant de gérer au mieux des ressources qui s’amenuisent à une vitesse plus qu’effrayante.

Freedom Wars, nos courtes impressions

Freedom Wars, ce titre ne vous dit sûrement rien car il n’est sorti actuellement qu’au Japon, mais nous sommes là pour corriger cela. J’ai pu en effet mettre les mains sur une démo du jeu en version japonaise et suis donc capable de vous donner mes impressions sur ce Action RPG signé Sony Japan Studio en attendant un test complet.

Imaginez une cité à l’ère PT102014 entièrement régie par une politique dictatoriale où les technologies prennent une place prépondérante. Le transhumanisme y est pratiqué et permet aux humains de devenir de puissants soldats capables de combattre face à des machines gargantuesques. Plus étonnant encore, les habitants de cette cité ont pour particularité de vivre sous le poids d’un fardeau qui s’affiche au dessus de leur tête : un nombre qui semble déterminer leur temps de pénitence (si on peut appeler ça comme ça) et que certains individus peuvent voir. D’ailleurs, chaque nouveau né se voit attribuer le nombre « 10,000,000 » par défaut à la naissance. Une condamnation inévitable qui va devenir un axe principal de gameplay pour le prix de la liberté.

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Cette peine pourra effectivement être influencée selon nos actions. Notre personnage sera disposé à accomplir des missions diverses (élimination, sauvetage, …) depuis le menu en appuyant sur start qui feront baisser le nombre affiché sur sa tête si, bien sûr, celles-ci sont correctement accomplies. Néanmoins, il n’y a pas que du bon car de mauvaises actions augmenteront ce nombre. Et ça, c’est déjà très intéressant.

Du côté des phases de combat, l’approche est déjà bien plus familière. Ceux qui connaissent la licence God Eater prendront rapidement leurs marques même si cela reste relativement très simple à prendre en main pour un néophyte. Nous déplaçons notre personnage sur la carte à la recherche de l’objectif et attaquons lorsque les ennemis apparaissent. A ce moment-là, Nous avons donc la possibilité de frapper un coup moyen avec la touche carré et un coup fort avec triangle tandis que la touche croix permettra d’effectuer une roulade afin d’esquiver mais qui accélère la course du personnage une fois enfoncée, et la touche rond servira à utiliser un objet. Bien évidemment, il est possible de cibler un ennemi par le biais de la gâchette droite tandis que la gâchette gauche sert à utiliser un grappin, utile pour atteindre des ennemis ou plate-formes en hauteurs et placer un combo, mais qui nécessite tout de même que votre barre d’utilisation soit un minimum chargée. D’ailleurs, le choix de votre arme, interchangeable grâce aux touches directionnelles, influencera énormément les combos d’attaques car une arme blanche telle que l’épée sera plus propice aux combos à la différence des armes à feu qui restent assez rudimentaires dans leur utilisation. La touche triangle enfoncée permet d’ailleurs de charger une aura dans la main, si équipée d’une épée, entraînant une attaque puissante une fois la touche relâchée. Par ailleurs, le jeu nous permet de jouer à plusieurs et d’y incarner notre personnage personnalisé.

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Oui, la personnalisation des personnages est belle et bien disponible. Pas très poussée aux premiers abords, celle-ci demeure tout de même efficace. Plusieurs choix prédéfinis s’offrent à nous suivant la partie du corps choisie et il suffit de sélectionner la coiffure, la teinture, les yeux, la voix et les autres traits du visage désirés. Par la suite, une personnalisation vestimentaire nous est finalement introduite mais la démonstration ne permettait pas de jouir pleinement de ce point-là. Normal, c’est le principe de cette version. Néanmoins, le tutoriel montre bien que la customisation du personnage est plutôt bien aboutie et satisfaisante. D’autant plus que graphiquement, le jeu flatte gentiment la rétine.

Je dois avouer que parmi les jeux PlayStation Vita, Freedom Wars exploite excellemment bien les capacités de la console. Bien entendu, cette observation ne concerne que la physique des personnages, des deux types d’ennemis rencontrés ainsi que du peu de jeux de lumières que j’ai pu rencontré, et qui reste franchement très limité pour se faire une réelle idée du potentiel du jeu. Mais quand bien même, l’esthétique globale du jeu n’est pas sans rappeler la licence Gravity Rush et ce n’est pas une coïncidence puisque le studio qui la développe est le même. Le rendu graphique est très fin, voire plus fin que God Eater 2 qui se rapproche sensiblement de l’aspect général de Freedom Wars. Le design des personnages ainsi que les jeux de couleurs sont emprunts à l’univers de l’animation japonaise, et plus particulièrement de type shounen. Ce qui n’est pas déplaisant, au contraire (les Tales of le font très bien par exemple). Malheureusement, j’ai trouvé les ennemis bien trop pauvres lors des missions tutoriels proposées et ne me permet pas de donner un avis concret sur la chose quoiqu’un mini-boss a vaincre avait l’air plutôt sympa pour un début de jeu. Malgré le fait que ce soit une démonstration, le but est quand même d’attirer l’œil. Cette pauvreté ne se fait toutefois pas ressentir dans les décors qui ont l’air déjà plus riches et ancrés dans l’univers du jeu. Malgré tout, de nombreuses images de l’univers et des boss ont pu être aperçue dans des magazines japonais, et le résultat a quand même l’air d’être plaisant. Néanmoins, ce ne sera qu’une fois le jeu complet en main que l’on pourra se faire une réelle idée.

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Finalement, je vais terminer sur une note musicale. A vrai dire, peu de musiques étaient présentes car cela tenait plus des sons qu’autre chose. En se tenant à ce que j’ai pu entendre, la bande-son risque d’être vraiment bonne. Celle-ci a l’air de bien rythmer les combats et de s’harmoniser avec l’ambiance cybernétique globale mêlée à des sonorités un peu mystérieuses. De plus, les doublages sont vraiment très bons et j’ai été surpris de voir qu’en entrant le nom de notre personnage, celui-ci était reconnu et répété par une voix robotique semblable à celle de Glados. Cette fonctionnalité sera-t-elle disponible dans la version européenne ? Espérons car ce sont des détails toujours sympas et intéressants.

Disponible depuis le 6 juin 2014 au Japon, Freedom Wars est un jeu auquel nous ne manquerons pas de vous donner des nouvelles prochainement. Ce jeu dispose de nombreux atouts qui devraient lui valoir un beau succès auprès des joueurs, si tentés d’y jouer et d’y trouver son intérêt. Au programme, nous donc un scénario atypique et vraiment intéressant sur la durée, un game design chatoyant emprunté à l’animation japonaise, un gameplay dynamique et simple à prendre en main et bien sûr, la possibilité de personnaliser notre personnage ainsi que de jouer les missions à plusieurs. Plus d’informations dans une prochaine critique.

Trailer Analysis – The Evil Within : Tango, vous me recevez ?

Ça y est, nous le savons déjà plus d’un an, Shinji Mikami a signé son grand retour sur la scène du survival-horror aux côtés du studio « Tango Gameworks ». Le papa de la série Resident Evil, un des piliers du genre, sort de l’ombre déterminé à revenir aux sources d’un genre qui perd à peu de son intérêt et qui se fait de plus en plus oublier de la grande industrie. Son nouveau projet se nomme froidement « The Evil Within ». Un titre qui en dit long sur un jeu qui se veut fédérateur du survival-horror sur les générations de consoles actuelles.

Rappelons-le, au cours de l’année précédente, deux trailers du jeu avaient été dévoilés par son éditeur « Bethesda Softworks » (The Elder Scroll, Fallout, Rage, Dishonored, …) qui eurent suscité une énorme attention autour de ce projet. Ces deux dernières bande-annonces ont pu nous apporter quelques informations, notamment en termes de gameplay et de graphismes, mais pas de quoi nourrir notre appétit –simplement notre curiosité-.

Mais voilà que l’éditeur du jeu décide d’en montrer, aujourd’hui, un peu plus sur l’intrigue du jeu et l’ambiance qui y gravite et surtout d’annoncer une date de sortie pour le jeu. Ce trailer rentre, à présent, totalement dans une démarche commerciale puisque la date de sortie et la façon dont la vidéo a été créée montre bel et bien que le jeu n’en est plus à ses balbutiements mais dans sa phase terminale. Qu’en est-il donc ?

 

Le premier gros point remarquable de ce trailer, c’est que The Evil Within ne jurera pas par les prouesses graphiques. Prévu sur toutes consoles de salon confondues, à l’exception de celles de Nintendo, le jeu de Tango Gameworks semble ne pas vouloir exploiter la puissance de chaque génération de consoles. La modélisation des personnages semble en effet excellente mais ne fait toutefois pas honneur aux consoles en fin de cycle de vie, ni aux nouvelles arrivées sur le marché depuis bientôt cinq mois. La finition des textures et certains autres détails pâtiront forcément des faiblesses graphiques du jeu, et c’est bien dommage pour un jeu aussi ambitieux.
Néanmoins, ce dernier trailer nous prouve bien que, malgré les défauts d’ordre graphique présentés ci-dessus, le jeu semble déjà jouir d’une mise en scène tout bonnement excellente accompagnée par des personnages uniques ou tirant clairement leur inspiration de la série Resident Evil (le boucher du précédent trailer qui ressemble au tronçonneur de Resident Evil 4). On peut y apercevoir , une nouvelle fois, le principal protagoniste : « Sebastian » ; et exclusivement un individu scarifié et totalement pipé qui pourrait s’apparenter à l’antagoniste principal de l’histoire, en plus de ses faux airs d’Albert Wesker. Une histoire qui a l’air plutôt bien rythmée, pleine de rebondissements et prête à plonger dans l’horreur absolue.

On peut d’ailleurs remarquer de nombreux clins d’œil sont empruntés à la série Resident Evil et d’autres licences dès les première minutes de la bande-annonce comme le zombie qui retourne sa tête (scène culte du premier Resident Evil), le camion en flamme (scène culte d’intro de Resident Evil 2), le médecin qui opère un « zombie » (scène inspirée de Siren New Translation avec le docteur Saigo Saiga dans l’hopital) et la scène du bûcher humain culte de Resident Evil 4, son dernier enfant. Shinji Mikami semble encore bien attaché à son bébé historique et le fait bien remarquer grâce à de nombreux détails dont la direction artistique et l’ambiance.

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Dans la vidéo, on voit Sebastian s’aventurer dans plusieurs endroits différents. A un moment donné, celui-ci pénètre un manoir très mystérieux en pleine nuit orageuse qui n’est pas sans rappeler une nouvelle fois Resident Evil, premier du nom. Le jeu semble alterner entre lieux très sombres, froids et oppressants agrémentés parfois de quelques filets de brouillard, et d’autres un peu plus lumineux mais qui restent encore mystérieux. En visualisant certains passages de la vidéo, on peut clairement penser que le studio « Tango Gameworks » s’est inspiré des grands classiques du genre tels que Forbidden Siren, Resident Evil, Silent Hill et Alone in the Dark pour construire une atmosphère bien particulière ainsi que de la diversité tant pour le « bestiaire » (humains retournés qui marchent à quatre pattes tirés de Siren par exemple) que pour certains endroits, scènes de jeu, ou encore l’intrigue. Les titres précédemment nommés sont des piliers du genre et restent aujourd’hui encore des œuvres cultes, et cela montre encore que les développeurs de The Evil Within tiennent à faire de ce jeu un futur classique qui pourra redorer le blason du genre. Et ce, sous la tutelle de Shinji Mikami qui, par expérience, connaît très bien l’horloge de l’horreur et ses engrenages.

Nous approchons peu à peu de la date de sortie de The Evil Within et la hâte ne fait que grandir devant ce trailer montrant les ambitions du jeu et certains aspects que nous pourrons goûter, voire déguster bien tranquillement (pas si tranquillement en fait) avec le jeu complet. Au final, The Evil Within fait partie de ces jeux qui préfère délaisser le graphisme au profit de la qualité de jeu.
Effectivement, ce ne sera indéniablement pas à la hauteur des spectacles graphiques que sont les derniers jeux sortis sur la nouvelle génération de consoles, au même titre que Dark Souls (mais là, c’est un peu plus beau) mais le plaisir de jouer à un vrai survival-horror sera bel et bien présent. Ce titre édité par Bethesda s’annonce définitivement horrifique de par son ambiance, son atmosphère et son bestiaire, rythmée et bouleversant grâce à sa mise en scène, ses mécaniques de jeu et son scénario, mais aussi nostalgique en faisant référence aux grands classiques et en revenant aux sources de ce genre qui s’est un peu perdu dans la masse depuis quelques années.

En espérant que notre optimisme sera honoré par ce jeu, nous nous donnons rendez-vous le 29 août prochain, à mon retour du japon, pour sa sortie officielle avec une critique. Et n’hésitez pas à pré-commander le jeu ici car n’oubliez pas qu’acheter un jeu en particulier est un message destiné à remercier les développeurs et à montrer que nous voulons des jeux comme ceux-ci face à des productions annuelles pompées l’une sur l’autre (cela ne s’applique pas qu’à ce jeu en particulier mais à tous les autres).